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D’où venait Théodore Bloch, arrière-arrière grand-père de mon mari ?


jeudi 26 septembre 2019, par Marie-Christine Potard

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Je suis à la recherche de l’arrière-arrière grand-père de mon mari : Théodore BLOCH. Théodore BLOCH et Marie Françoise Claudine SEBIN ne sont pas mariés. Ils ont un fils Charles BLOCH, son arrière grand-père, né le 16 avril 1839 à Paris ancien 6e et baptisé le 24 juin 1839 à St Nicolas des Champs. Ils habitent 3 rue Frépillon.

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Naissance de Charles Bloch

Au baptême de Charles, son parrain est Théodore Bloch son frère, que je ne retrouve pas non plus. Sa marraine est Pulchérie Louise Anquetin, dont j’ai retrouvé la généalogie. Ses parents sont de La Feuillie (76) et il s’agit apparemment simplement d’une voisine. Elle a 11 ans. Père et frère signent.

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Baptême de Charles Bloch

Théodore BLOCH et Marie Françoise Claudine SEBIN, toujours pas mariés, ont aussi une fille : Rosalie Marguerite BLOCH née le 30 novembre 1844 à Paris ancien 6e.

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Naissance de Rosalie

Elle est baptisée elle aussi à St Nicolas des Champs le 2 décembre 1844. Son parrain est son grand-père Pierre Sebin, sa marraine sa tante Marguerite Sebin. Le père signe.

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Baptême de Rosalie

Au mariage de Rosalie le 5 juin 1875 Paris 19e, il est indiqué que son père est décédé à Paris en février 1855 et qu’elle n’a pas connaissance d’autres ascendants ni où son père pourrait être enterré. Charles est témoin du mariage et je n’ai pas trouvé d’autres précisions.

Rien n’est indiqué sur l’acte de mariage de Charles le 4 juillet 1891, Paris 20e.

J’ai retrouvé la généalogie de Françoise Claudine Sebin, née à Paris le 25 novembre 1820 de Pierre Sebin et Rosalie Suzanne Bard. En 1860 elle est en couple avec Auguste Jorand dont elle a des jumeaux qui décèdent peu après. Elle meurt en 1872.

Toutes mes recherches généalogiques sont sur Geneanet.

Pour les deux Théodore BLOCH père et fils, je n’ai aucune piste malgré toutes mes recherches. Impossible de retracer leur parcours. Les seuls Bloch que j’ai pisté sont juifs, donc peu à même d’être parrain à l’église catholique, et les recherches sur Paris sont difficiles car peu d’état civil et pas de recensement avant 1860.

Quelqu’un pourrait m’aider à les retrouver ? Merci d’avance...

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71 Messages

  • Bonjour,
    Une piste incertaine mais qui mérite d’être creusée puisque vous savez que Théodore est décédé à Paris en 1855 : les archives de l’APHP. Avec de la chance, on peut trouver trace de lui si jamais il est passé dans un hôpital parisien consulter avant sa mort. Les archives de l’APHP étaient en ligne et toutes les recherches pouvaient se faire à distance. Hélas il y a eu un bug et ça fait maintenant plusieurs années qu’ils disent être en train de le réparer. Un nouveau site est annoncé, « on espère pour la rentrée » m’avait on dit en mai. Patience ! Sinon il est toujours possible d’aller consulter sur place aux archives de l’APHP à Paris.

    Autre piste, la série DQ8 des absences et successions à Paris, mais qui je crois est dispo sur Geneanet pour les abonnés donc vous auriez du trouver votre Théodore s’il y était présent.

    Bonnes recherches !

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    • Bonjour
      Merci de votre aide.
      En effet j’ai cherché dans les archives des APHP à l’époque où elles étaient disponibles en ligne, mais je n’ai rien trouvé. Et tous les hopitaux n’étaient pas accessibles. Quant à Geneanet, je suis bien abonnée Premium mais je ne vois pas comment accéder aux tables des absences et successions, et habitant Lyon, les archives de Paris sont un peu loin ...

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      • Pour les DQ8, il faut aller sur Geneanet dans : Rechercher / Relevés partenaires et choisir comme base partenaire « La France Généalogique (CEGF) » ; les résultats vous donneront les données de la série DQ8

        Hélas pas de Théodore Bloch :-(

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        • Merci pour les DQ8 et votre recherche. C’était une bonne idée. Je pourrai m’en servir pour d’autres recherches.

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          • Bonjour,
            J’avais pas mal travaillé sur les archives de l’APHP, parfois utiles pour tenter de pallier l’absence d’état civil parisien. En reprenant mes notes je vois qu’un certain Théodore Bloch a consulté l’hôtel Dieu en 1851. Hélas je n’ai pas noté les infos le concernant. En tout cas ça vaut le coup de creuser ! Registre : HOTELDIEU 1Q 2/214, numéro d’enregistrement : 3639, page 176.
            Vous pouvez contacter l’APHP pour leur demander copie du doc, je crois qu’ils traitent les demandes ponctuelles. Ca vous permettrait de connaître (a priori) son adresse, son âge et son lieu de naissance et donc de voir si c’est le vôtre ou pas. J’ai un mail de contact au besoin si jamais vous ne trouvez pas.

            Par ailleurs, il y a également un autre (ou le même ?) Théodore Bloch mais bien avant, qui a consulté l’Hôtel Dieu en 1825 (Registre HOTELDIEU 1Q 2/122, n°9672, page 136), célibataire âgé de 23 ans, commis, résident 2 rue Courtalon, originaire de Candal dans le Haut Rhin. Apparemment c’est le même individu qui repasse à l’Hôtel Dieu en 1829 pour « fièvre quarte » (Registre HOTELDIEU 1Q 2/139, n°11033, page 79). Célibataire âgé de 25 ans, colporteur, demeurant 3 rue Frépillon, originaire de Hirsingue dans le Haut Rhin.

            Aucun autre Théodore ou Isidore Bloch dans les archives de l’Hôtel Dieu, j’avais tout épluché (mais pas les autres hôpitaux).

            Bonnes recherches !

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  • Bonjour ,difficile d’en retrouver trace ,l’état-civil reconstitué De Paris n’est pas complet(des compléments existent en salle de lecture ),il a été effectué en grande partie avec les registres paroissiaux,alors s’ils ne sont pas passés par l’église,peu de chances de les retrouver :l’acte de naissance de Rosalie a été reconstitué à sa demande.Pour l’enfant parrain de Charles ,il ne peut être le fils de Marie Françoise Sebin car il devait avoir une dizaine d’années au baptême de Charles en 1839 ,ce qui devrait le faire naître aux alentours de 1829,Marie Françoise n’avait alors que 9 ans.
    Par contre ,elle a eu un autre enfant, Eugène Théodore Sebin ,décéde le 23 Février 1862 ,Paris X.

    Répondre à ce message

    • Bonjour
      J’ai retrouvé les actes de baptême directement dans les archives de l’église St Nicolas des Champs où ils ont eu la gentillesse de me laisser chercher. J’ai toujours pensé que le fils Théodore devait être celui d’un 1er mariage, peut-être non dissous puisque Théodore le père n’épouse pas Marie Françoise. Pour Eugène Théodore, il s’agit d’un des jumeaux qu’elle a eu avec Auguste Jorand en 1860.

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  • Bonjour,

    Juste un détail :
    Si Françoise Claudine est bien née en novembre 1820. Elle n’a donc que 18 ans et demi à la naissance de son fils Charles (°avril 1839).Il paraît étonnant qu’elle ait déjà un autre fils (Théodore) qui puisse être parrain de son frère Charles en 1839. Quel âge pouvait-il avoir ? Bizarre non ?

    Cordialement,
    Serge

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  • Bonjour,
    Je ne sais si cela pourra vous aider mais il y a des BLOCH dans la région de CREIL CHANTILLY dans l’Oise mais également des SEBIN dans la même région ; et ce n’est qu’a petite distance de Paris , il y a eut un ébéniste fabricant de meuble de ce nom dans la même région vers les 1945/50
    Espérant que ce soit une bonne piste , cordialement
    jo

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  • Avez-vous tenté votre chance sur le site « éclats de bois », qui recense énormément de personnes issues des métiers du bois, mais aussi de la construction, en général ?
    Une recherche sur Google vous permettra de trouver l’adresse exacte de ce site très bien documenté...

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  • Bonjour
    Il y a quelque chose qui me surprend :
    Les enfants de ce couple portent le nom du père mais vous dites que les parents ne sont pas mariés. Les enfants nés hors mariage portaient, et c’est mon cas, systématiquement le nom de leur mère. Êtes vous vraiment sûr qu’ils n’étaient pas mariés ? Sur les actes de naissance, il est mis « fils de Théodore Bloch et de Marie Francoise Claudine Sebin ». Certes, il n’y est pas dit" son épouse" (ce n’était pas toujours indiqué) mais il n’est surtout pas stipulé « non mariés ». Tout cela m’amène à dire que vous devriez quand même rechercher le mariage

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    • Bonjour
      Sur son acte de mariage il est dit « fils majeur non reconnu » et je n’ai trouvé aucun acte reconstitué de ce mariage, mais peut-être avez-vous raison. Mais comment retrouver un acte non reconstitué à Paris ? S’ils se sont mariés à l’église c’est normalement à St Nicolas des Champs, et je n’ai rien trouvé non plus dans leurs archives ...

      Répondre à ce message

      • Désolée, ma réponse n’était pas claire, je rectifie "Sur l’acte de mariage de son fils Charles, il est dit « fils majeur non reconnu » et je n’ai trouvé aucun acte reconstitué du mariage de Théodore ..."

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      • Mais comment un enfant peut-il porter le nom de son père si ce dernier ne l’a pas reconnu ??? ça ne colle pas.
        Quant au mariage des parents, pourquoi obligatoirement à St Nicolas des Champs ? ils peuvent bien s’être mariés ailleurs. De plus, l’Etat Civil ayant été créé en 9/1792, ils se sont obligatoirement mariés civilement et ça, n’importe où ou presque. Normalement dans la ville (ou arronhdissement) d’origine de l’épouse mais pas obligatoirement.
        Donc, je maintiens que les parents se sont mariés et c’est bien pourquoi les enfants portent le nom du père. Pour un, on pourrait croire à une erreur mais plusieurs, non.

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        • Bonjour. Comme je l’ai écrit hier, c’est possible car j’ai ce cas. Un certain François Guibert déjà marié dans la Sarthe part en région parisienne où il se met en couple avec Angélique Lecourt. Leurs 4 premiers enfants nés à Paris et à Chartres seront déclarés sous le nom de Guibert. Le couple déménagera ensuite à Lille et les 3 enfants suivants seront déclarés à Lille sous le nom de Lecourt, peut-être du fait d’un officier d’état civil plus regardant.

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        • Si les parents sont mariés, les enfants sont reconnus de fait. S’ils ne sont pas mariés, à l’époque, ce n’est pas le cas. Pour mes Guibert, c’est lors du mariage des enfants que le pot-aux-roses a été découvert. D’enfants a priori légitimes ils sont devenus enfants naturels non reconnus, et pour certains, pas tous, déclarés sous le nom du père, Guibert, on leur a réattribué le nom de leur mère, Lecourt.
          Dans le cas présent, il se peut que pour le mariage de la fille, Rosalie, l’officier d’état civil n’ait pas été regardant et ait accepté un décès du père sans date ni lieu précis sur la déclaration des personnes présentes, ainsi qu’un acte de naissance succinct. Par contre, pour le fils, on s’est peut-être aperçu que ses parents n’étaient pas mariés d’où la mention de non reconnu.

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        • Bonjour
          Sur l’acte de décès de Marie Françoise Claudine SEBIN en 1872 il est indiqué qu’elle était célibataire, ce qui pouvait confirmer qu’elle n’a jamais été mariée à Théodore Bloch. Elle est décédée à l’hopital et ce sont des employés qui signalent son décès, en indiquant peut-être les informations qu’elle a fournies à son entrée.

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  • Bonjour.
    On trouve le mariage d’un Théodore Bloch avec une Eva Wormser le 24 juin 1824 à Liancourt dans l’Oise. La date pourrait correspondre à un premier mariage. À vérifier.

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    • cela pourrait convenir ,vous dites qu’il est bimbelotier donc marchand et celui qui se marie à Liancourt est commis marchand :il est originaire comme pratiquement tous le bloch d’ Alsace.
      A voir s’il demeure à Liancourt et s’il a des enfants.

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    • Ce Théodore Bloch est dit marchand donc peut-être bimbelotier. Il est juif visiblement vu la signature de sa mère et originaire d’Alsace. Ce qui me frappe c’est que sur son acte de mariage il signe Bloc et sur l’acte de baptême « votre » Théodore signe également Bloc avec visiblement un h rajouté ensuite.
      Bien que d’origine juive il aurait pu accepter de faire baptiser les enfants de sa deuxième union pour faire plaisir à son épouse. Par contre, le problème se pose de Théodore Bloch fils qui aurait effectivement eu du mal à être parrain, sauf si le prêtre était peu regardant ?

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      • Sur Geneanet, il y a plusieurs mariages à Paris de Bloc, enfants de Théodore Bloc et de Jeannette Wormmser ou Evast Worms Cerf... Bref les prénom et nom de la mère ont été transformés... Ces enfants dans le relevé d’acte de mariage sont dits originaires de l’Oise. Selon ce qui sera dit du père dans l’acte de mariage, vivant ou pas, on saura si c’est « votre » Théodore !

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        • En 1869, Théodore Bloc est toujours vivant, âgé de 74 ans et il vit à Paris avec son épouse Eva / Juliette Wormser. Peut-être malgré tout est-ce le même qui aurait eu deux familles. Dans ce cas, les enfants de la seconde famille ont préféré le dire décédé ? Il est étrange que pour leur mariage il n’y ait pas eu de recherches plus précises sur la date et le lieu de décès de leur père...

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          • Dans l’acte de mariage de Charles Bloch en 1891,il est dit enfant non reconnu de Théodore Bloch. Je pense qu’à Paris à cette époque l’état civil n’était pas trop regardant. J’ai moi-même un cas d’un couple où lui était déjà marié dans la Sarthe, ils ont eu plusieurs enfants à Paris, en Eure-et-Loir et dans le Nord déclarés comme légitimes alors que les parents n’étaient pas mariés.

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            • Le couple Théodore Bloc(h) x Eva ou Jeannette Wormmser marié en 1824 à Liancourt a au moins 6 enfants nés à partir de 1828 à Grandvilliers (Oise) dont aucun ne se prénomme a priori Théodore. Peut-être a-t-il eu d’autres enfants entre 1824 et 1828 ailleurs qu’à Grandvilliers ? Il faudrait rechercher dans les recensements de Grandvilliers.

              Répondre à ce message

      • Bonjour
        Il me semble peu probable que Théodore père soit juif car en plus de faire baptiser ses enfants, il est aussi témoin au mariage de sa belle-soeur Marie Suzanne Jeanne SEBIN avec PAULIN (sans nom, c’est un enfant abandonné) le 25 octobre 1843 à St Nicolas des Champs. Le prêtre serait vraiment accommodant ...

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        • Effectivement. Il peut être d’origine juive mais athée. Est-ce que les témoins de mariage devaient nécessairement être baptisés ?
          Je ne soutiens pas que ce Théodore Bloch soit celui que vous cherchez, mais les coïncidences sur l’âge, le métier et la signature sont troublantes. Même si j’ai du mal à imaginer que son fils aîné soit parrain d’un demi-frère alors que sa propre mère est toujours en vie. Mais j’ai quand même rencontré parfois des situations encore plus improbables.

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      • Votre remarque sur la signature avec le h séparé me fait aussi penser au Bloch breton qui s’écrit BLOC’H
        Peut-être une piste à creuser ...

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  • Bonsoir,
    Peut-être serait-il utile d’avoir l’état-civil complet correspondant à la fiche de l’état-civil reconstitué de Théodore Bloch né dans le 4 arrondissement le 30/08/1850.
    Cordialement,
    Martine

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  • Bonjour,

    Théodore Bloch est peut-être Breton d’origine.
    Le fait que cette piste n’ait pas été étudiée explique peut-être qu’on n’avance pas tellement dans cette recherche.

    Toutefois, s’il n’est pas d’origine bretonne (et donc catholique), alors il est forcément d’ascendance juive. Je ne connais pas de Bloch qui ne le soit pas : dans l’Est de la France (Alsace et Lorraine francique, incluant la Sarre actuelle) et même en Allemagne, tous les porteurs du nom le sont ou l’étaient en ces temps-là !
    Le nom de sa première épouse « Wormser » (qui signifie habitant de la ville de Worms ou Wormsois en français) fait pencher vers cette origine géographique, Worms étant une ville dans l’ouest de l’Allemagne.
    Il était en outre « bimbelotier » après avoir été apprenti-marchand, soit dans des activités traditionnellement permises ou dévolues aux Juifs, à cette époque, qu’étaient le commerce (y compris le prêt d’argent) et l’artisanat (incluant la chirurgie), mais à l’exclusion d’autres qui leur ont été longtemps interdites (l’agriculture, le service de l’Etat,..). Pas une preuve, mais un indice qui n’est pas contredit.

    Mon sentiment, c’est que Théodore Bloch était en rupture avec sa communauté. Une rupture plus ou mois bien assumée, puisque d’un côté, il signe « Bloc » (qui se prononce comme Bloch en français, alors que Bloch se prononce « blorr » en yiddish comme en alsacien, francique et allemand) une manière, donc, d’effacer le lien avec son terroir d’origine. Et en même temps, il fait orthographier le nom de son épouse Worms-Cerf, ce qui peut passer pour un patronyme juif (Cerf est un nom juif courant, parfois donné aussi comme prénom).
    En revanche Wormser ne peut pas passer pour un nom juif.

    Les Juifs, comme toute minorité ont toujours été très solidaires entre eux. Si tel-un avait besoin d’argent pour se lancer dans la vie, créer son activité (de bimbeloterie, par exemple), etc..., il pouvait toujours compter sur ses coreligionnaires pour l’encourager, le conseiller et le financer par prêts (pas par dons, il fallait rembourser). Théodore aurait-il failli dans ses remboursements et aurait-il quitté sa région natale pour cette raison ? C’est une éventualité ; mais pas la plus probable. Car la communauté restait soudée et on aurait effacé sa dette en lui ménageant un autre projet pour rebondir.

    La raison la plus probable pour laquelle il a quitté sa communauté, c’est incontestablement une « mésalliance » avec une personne qui n’en n’était pas de cette communauté, ce qui, encore au XXe siècle était une cause de disgrâce depuis les deux bords (juif d’un côté, comme catholique ou protestant de l’autre). C’est comme ça, il me semble, que Théodore et Eva (appelée opportunément Juliette), son partis sous d’autres cieux (et la grande ville et son anonymat), et c’est pour échapper à l’ostracisme qui leur était promis.
    Et c’est, par voie de conséquence, la raison pour laquelle vous ne pouvez pas remonter vers leurs origines, puisqu’ils ont coupé les ponts, voire semé de fausses pistes...!

    Enfin,une dernière hypothèse de travail, en évoquant le nom de Wormser et donc de la ville de Worms (puisqu’en toute probabilité une personne s’appelant Wormser a toutes les chances d’habiter à moins de 150 km de cet endroit), ville qui se trouvait au temps du Premier Empire dans la « Confédération germanique », alliée de la France, cela peut laisser penser que Théodore aurait pu être un fonctionnaire français (puisque le Code Napoléon a fait des Juifs des citoyens à part entière) qui aurait choisi de se replier en France après 1815. Ce n’est pas l’hypothèse que je privilégie, car elle est sans rapport avec une conversion au catholicisme. Mais, sait-on jamais...

    Bien à vous.

    Répondre à ce message

    • Votre commentaire est très éclairant .Dans la perspective d’une histoire juive cachée ,comme on remarque qu’il y a peu de Bloch prénommés Theodore ,on pourrait penser que ce prénom bien catholique remplace celui de Nathan ,très caractéristique de la religion juive :les deux signifiant don de Dieu ou Dieu a donné.
      Mais ce qui complique surtout la recherche ,c’est la disparition des registres parisiens pour cette époque.
      A suivre...

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      • En effet, le prénom Théodore (Theodor, dans les écritures germaniques) et assez intrigant pour un Juif.
        Néanmoins, il était très courant dans les pays germaniques jusqu’au milieu du XXe siècle. Bien plus qu’en France où il a toujours été extrêmement rare.

        Un prénom des plus banals donc pour un germanophone de naissance tel que Théodore Bloch, choisi peut-être justement pour ça et pour en couvrir un autre (tel que Nathan comme vous le suggérez) bien plus signifiant....

        Cordialement.

        Répondre à ce message

    • Je n’arrive pas à avoir accès aux archives de l’Oise sur mon smartphone... De mémoire, dans l’acte de mariage Bloch x Wormser consulté vendredi, l’épouse est dénommée Eva dite Juliette Wormser. Leurs enfants se marient apparemment pour certains d’entre eux au sein de la communauté juive, c’est en tout cas la conclusion que je tire au vu des noms et prénoms des conjoints et témoins. Ce Théodore Bloch n’était donc apparemment pas en rupture avec sa communauté, pas à cette époque en tout cas.
      A-t-il pu à une époque mener une double vie avec une famille dans l’Oise et une famille à Paris ? Sa profession de marchand aurait pu l’aider à justifier des absences dans ses deux foyers.
      Ou peut-être ces deux Théodore Bloch n’ont-ils rien à voir l’un avec l’autre.
      Il faudrait vérifier si lors des naissances de ses enfants à Grandvilliers il est déclarant ou absent.
      Une autre piste : de nombreux artisans parisiens ont été impliqués dans les émeutes de 1848 et 1851. J’ai ainsi trouvé un Isidore Bloch, fleuriste, mais pas de Théodore.

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      • J’ai vérifié un des actes de naissance des enfants de Théodore Bloch à Grandvilliers Oise ;il est bien présent en 1843 pour la naissance d’ Achille ,il signe de façon claire mais sa signature ne ressemble pas à celle de la paroisse parisienne .De plus il est dit marchand en drap,ce qui n’a rien à voir avec un bimbelotier.Je crois qu’il convient d’abandonner cette piste et pour le moment on n’en a pas d’autre .
        Martine

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    • Bonjour
      Je pense que la piste Bloch Wormser n’est pas la bonne puisqu’ils vivent chacun leur vie en parallèle, l’un dans l’Oise, l’autre à Paris. Mais votre idée de mésalliance, avec Claudine Sebin par exemple, expliquerait peut-être l’impossibilité de remonter la piste de mon Bloch ...

      Répondre à ce message

  • Bonjour ,Marie-Christine
    Grâce à Parus et ses recherches sur l’ hôtel-Dieu ,vous êtes très avancée .Je pense que votre Bloch est Dotter Bloch (dans les archives juives ,on trouve l’équivalence entre les prénoms Théodore et Dotter ,peut-être en fonction de la prononciation ).Il est né le 30 Novembre 1804 à Hirsingue (Haut-Rhin)dans une famille nombreuse dont le pére était Liebmann Bloch,un marchand et colporteur et la mère Sara Mayer.Cf arbre geneanet
    https://gw.geneanet.org/martindelor?n=bloch&oc=&p=dotter
    Pas de doute sur l’origine juive.
    Martine

    Répondre à ce message

  • Grâce à vous tous je tiens enfin mon Théodore :-))
    La piste de Dotter Bloch m’a ramenée sur l’état civil reconstitué où j’ai retrouvé les différents actes de son décès le 1er mars 1855 reconstitués à la demande de sa fille Rosalie en 1875.
    Sur ces actes il est mort à 50 ans, donc né vers 1805, à Hersinghen Haut-Rhin (cette ville n’existe pas mais les noms alsaciens sont peut-être difficiles à retenir par les proches) et il est d’une page à l’autre bottier, bimbottier puis bimblottier !!! En 1855 il habite 8 passage d’Isly (ancien 4e) et il est toujours célibataire alors que la reconstitution est demandée par sa fille !!
    Je vais continuer à chercher son fils Théodore ...
    Merci à vous tous.

    Répondre à ce message

    • Bonjour,Marie Christine,

      Théodore père ayant 35 ans à la naissance de Charles ,son précédent fils pourrait avoir 14/15(d’où la signature déjà affirmée) Théodore père a perdu sa mére très jeune ,son père qui s’était remarié est décédé alors qu’il avait 14 ans en 1817.Comme le suggérait Orson ,il a pu alors couper avec son milieu juif ,prendre la route mais le chemin est long entre l’Alsace et Paris où l’on sait qu’il est présent à 25 ans :d’où une periode d’incertitude d’une dizaine d’années pendant laquelle un Théodore fils a pu naître quelque part entre son village d’ origine et Paris.S’il est resté à Paris ,c’est l’étude des tables décennales de décès et de mariage qui pourrait peut-être nous permettre de retrouver sa date et son lieu de naissance.
      Sur le plan religieux ,Théodore père pouvait faire baptiser
      ses enfants sans être lui même baptisé , peut-être juste pour faire plaisir à sa compagne,qui ne semble pas être juive.
      Bon courage,
      Martine

      Répondre à ce message

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