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Charles Alexandre Chedaille, chanoine (1843-1914)


jeudi 1er décembre 2005, par Jacques Chedaille

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Né dans une famille modeste, d’un père bourrelier et d’une mère fileuse, second enfant d’une famille qui en a compté huit, Charles Alexandre CHEDAILLE est l’exemple même du bénéficiaire de l’ascenseur social dont ont profité, avant la guerre de 1870, les jeunes gens remarqués par l’Eglise de France.

C’est la période de la naissance du socialisme, des premiers pas de la presse écrite, avec la remise en cause du pouvoir religieux qui conduira à la séparation de l’Eglise de l’Etat en 1905.

Enlevé à sa famille dès l’âge de 11 ans et totalement pris en charge par l’évêché, le jeune séminariste, après un séjour au petit séminaire de Soissons, sera envoyé au séminaire parisien de Saint Sulpice. Il y révèlera très rapidement son goût pour les lettres et recevra une formation littéraire dans la meilleure école parisienne de l’époque, l’Ecole des Carmes, pour se retrouver précepteur dans une célèbre famille noble bruxelloise, celle du comte de MEEUS, à l’origine de la Société générale de Belgique, qui lui offrira son premier voyage en Terre sainte, alors qu’il n’a que 25 ans.

Appelé comme vicaire à la basilique de Saint-Quentin, il y retrouve un collègue de Saint-Sulpice, Euxède Isidore MIGNOT, avec qui il noue une amitié de longue durée. Les deux amis effectuent un voyage en Terre sainte dans le sens contraire de celui adopté par les pèlerins de l’époque.

MIGNOT progresse dans la hiérarchie catholique. Il est nommé évêque de Fréjus. Intelligent et honnête, il se pose des questions sur certains dogmes de l’Eglise catholique.

En tant que Directeur de la Semaine religieuse de l’évêché de Soissons, CHEDAILLE use de son influence locale pour diffuser les remises en question de MIGNOT.

A chaque disparition d’un évêque en France, les deux compères intriguent pour faire nommer CHEDAILLE à la place du défunt. Les nominations dépendent, à l’époque, du gouvernement français, en la personne du Ministre des Cultes. CHEDAILLE est tellement dévoré par son ambition qu’il commet des maladresses irréparables lui barrant toute progression hiérarchique.

Il devra se contenter des cures de Chauny et Saint-Gobain. Il s’y installe avec un certain confort, parmi une bourgeoisie locale qui doit beaucoup à la présence de la Compagnie de Saint-Gobain exploitant des usines dans ces deux paroisses.

Les archives révèlent de nombreuses informations sur ces deux personnages et leur époque : leurs visions personnelles des évènements s’expriment à travers des échanges épistolaires nombreux, leurs positions publiques à travers prêches, discours et publications officielles.

On découvre que, comme dans le monde professionnel de la société civile, la société religieuse a ses intrigants, ses ambitieux, ses courageux, ses lâches. Il ne peut en être autrement puisqu’elle est aussi constituée d’hommes avec leurs qualités et leurs défauts, ces derniers ne disparaissant pas automatiquement lors de la prononciation des vœux par les jeunes prêtres.

Octobre 1865 : inauguration d’une chapelle à Chauny

La Compagnie de Saint-Gobain, qui dispose d’usines à Saint-Gobain et Chauny et finance les écoles libres de Chauny, décide de faire construire une chapelle sur le terrain de son usine de Chauny.
A l’occasion de la bénédiction de cette chapelle, le 21 octobre 1865, le Prince de BROGLIE, Vice-président de la Compagnie, prononce un discours en présence de Monseigneur DOURS, évêque de Soissons. Un exemple du paternalisme de l’époque.

Monseigneur,

Vous voyez réunis autour de vous les Administrateurs, les Directeurs, les Contremaîtres, les Ouvriers de l’Usine de Chauny ; nous venons tous vous demander d’appeler sur nous, au moment où le service divin va être inauguré dans cette chapelle, la bénédiction céleste. La Religion, Monseigneur, n’est pas une étrangère au milieu de nous. Il n’est pas un de ceux qui se pressent ici, qui ne la voit tous les jours intimement mêlée aux deux choses dont l’une est la loi et l’honneur l’autre la joie et la consolation de leur vie : le travail et la famille.

Vous le voyez assez et tout ce qui nous environne vous en averti éloquemment : l’enceinte où cette Chapelle est élevée est avant tout la demeure du travail. Le travail règne partout autour de nous ; il a marqué partout son empreinte ; c’est lui qui a élevé ces bâtiments gigantesques qui nous dominent ; c’est lui qui anime ces regards mâles et honnêtes qui sont fixés sur nous. Nous n’avons pas pensé que ce fût une raison pour que la demeure de la prière fût déplacée dans la même enceinte. Entre le travail et la prière, entre le travail et l’Evangile, il y a une affinité naturelle, une ancienne et familière habitude d’intimité. Si le travail, qui a toujours été la condition nécessaire de l’humanité, est devenu aujourd’hui son principal titre de gloire, s’il a été relevé d’injustes dédains ; si le travail - toute espèce de travail - le travail manuel, non pas plus mais autant qu’un autre - est aujourd’hui l’objet du respect légitime qui s’attache au devoir accompli et au service rendu, nous savons de qui date et à qui doit être rapportée cette heureuse révolution d’idées.

C’est le Dieu qui, pendant son rapide passage sur la terre, a voulu pratiquer le travail sous sa forme la plus humble et la plus rude, c’est le Dieu qui a choisi ses premiers envoyés parmi ceux qui gagnaient leur pain à la sueur de leur front, c’est celui-là qui a réhabilité le travail dans le monde. C’est vers lui que peuvent se lever avec confiance, chaque soir et chaque matin, les regards de ceux qui se courbent pendant la journée sous le noble fardeau du travail.

Nous bénissons aussi dans la Religion la puissance bienfaisante qui vient prendre part aux joies, aux peines, aux nombreux incidents de la vie de famille.

C’est elle qui a consacré l’origine de la famille, en bénissant le mariage ; c’est elle qui en reçoit les premiers gages, dans ses bras, en les marquant du sceau du baptême. Nous la reconnaissons aussi sous l’habit de ces saintes filles à qui elle seule a pu inspirer la pensée de se priver elles-mêmes des joies de la famille pour en tenir lieu à ceux qui n’en on pas.

C’est elle qui les amène lorsque, sous mille formes diverses, asile, école, ouvroir, leur charité ingénieuse et infatigable trouve moyen de veiller tour à tour sur le berceau de l’orphelin, sur le chevet des malades ; et, pendant les longues heures où l’atelier et la manufacture, enlevant les parents au toit domestique, laissent la maison sans feu et sans sourires, de faire retrouver à l’enfant soit le tendre baiser, soit la salutaire intuition de l’amour maternel.

Bientôt ici même, à côté de l’école des filles, que nous devons aux soins des sœurs de Saint-Vincent-de-Paul, une autre école s’élèvera, et vous en voyez d’ici les fondements qui sortent de terre. Celle-ci devra former des hommes qui serviront l’avenir, l’industrie et la France, des hommes dont les uns seront appelés à défendre par les armes le territoire de leur pays, dont les autres concourront par leur labeur à l’accroissement de sa civilisation et de sa richesse, des hommes qui peut-être s’élèveront par leur mérite aux rangs supérieurs de la société, comme le Directeur éminent que cette usine possédait naguère et qu’elle pleure aujourd’hui.

Nous ne négligerons rien pour former, chez ces hommes futurs, les vertus mâles, les connaissances élevées nécessaires à l’ouvrier de nos jours, soit pour rester au niveau de sa condition, soit pour monter au-dessus d’elle, si ses talents et sa destinée l’y appellent.

Mais toute virile, toute forte que soit l’éducation que nous voulons leur donner, nous ne trouverons pas qu’elle s’abaisse parce qu’on enseignera à nos enfants que la première des sciences est la science de Dieu et que le plus noble objet proposé à l’ambition des hommes est l’accomplissement de la loi divine.

D’autres projets sont encore en délibération dans notre Conseil tout comme venir en aide aux efforts légitimes que fait sous nos yeux l’ouvrier pour améliorer et élever sa condition. Ces desseins seront poursuivis avec une persévérance et une ardeur qui n’ont de limite que la mesure de nos réserves.

Quels qu’ils soient, nous vous prions d’avance, Monseigneur, d’appeler sur eux la protection du maître souverain, sans laquelle sont vains, précaires, et souvent funestes tous les efforts de l’homme, aussi bien les élans de son zèle que les découvertes de sa science et le développement de son industrie.

1868 : premier voyage en Terre sainte du chanoine

Il y accompagne un aristocrate belge, le comte de MEEUS, dont il est le précepteur des enfants.

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Au Caire (Egypte), vers 1868
Lors de son premier voyage en Terre sainte, avec le comte de Meeus.

Il en rapporte une attestation de célébration de messe à Jérusalem.

1871 : voyage à Rome

Après le Concile du Vatican de 1869, interrompu par le Pape, après l’entrée dans la ville sainte des troupes italiennes, en 1870, le chanoine se rend à Rome en septembre 1871. Il en rapporte une attestation de visite du 5 septembre 1871.

1870 : guerre contre la Prusse

Elle peut se résumer à l’aide des 3 documents ci-dessous :

  • Le 21 juillet, l’Empereur Napoléon III fait le fanfaron en proclamant qu’il se porte à la tête de la vaillante armée française,
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Proclamation de l’Empereur au peuple français
  • Le 7 août, il est fait prisonnier à Sedan avec l’armée de Mac-Mahon, l’Impératrice Eugénie, fait office de Régente et assure qu’elle va faire son devoir,
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Circulaire du 4 septembre
  • Le 4 septembre, le Conseil des Ministres assure qu’il prendra les mesures que comporte la gravité de la situation.
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Circulaire du 7 août

1874 : loi du 20 mai, instaurant les aumôniers militaires dans les villes de garnison

L’Eglise est encore sous l’autorité de l’Etat. Avant de proposer les noms des aumôniers, l’évêque de Soissons demande des précisions à son Ministre de tutelle : le Ministre des Cultes. Le chanoine CHEDAILLE sera nommé aumônier auxiliaire de la garnison de Saint-Quentin, vraisemblablement en raison de sa conduite exemplaire au secours des blessés, lors des combats contre les Prussiens, en cette ville, en 1870.

EVECHE de Soissons Aisne

Soissons le 5 septembre 1874

Monsieur le Ministre

Loi sur l’aumônerie militaire

Je ne crois pas avoir besoin de vous assurer mon concours
pour la mise à exécution de la loi du 20 mai 1874 par laquelle
L’Assemblée Nationale a établi dans l’Armée l’organisation
du service religieux. Les intérêts que cette loi a pour but de
sauvegarder sont d’un ordre trop élevé pour ne pas exciter le zèle de l’Episcopat.

Je comprends, Monsieur le Ministre, que les heureux résultats
que le Législateur s’est proposé d’atteindre dépendent surtout du
choix des Ecclésiastiques à qui sera confié la belle et importante
mission d’offrir à nos soldats les encouragements et les secours de
la Religion : mon dessein est d’apporter à ce choix la plus
grande attention. Mais avant d’arrêter les propositions que
j’aurai à faire à votre Excellence, J’ai besoin de savoir
quelles sont les localités où il devra être établi un aumônier
en titre et celle où il suffira d’un simple auxiliaire. J’attendrai
les renseignements officiels que l’Autorité Supérieure jugera
sans doute à propos de me faire parvenir sur l’effectif des
diverses garnisons établies dans mon diocèse.

C’est après la nomination et l’installation des aumôniers que l’on pourra s’occuper utilement de régler, suivant les diverses localités les détails qui concernent l’organisation de ce nouveau et important service. Il y aura sans doute dans les commencements quelques
tâtonnements, mais j’ai la confiance qu’avec le loyal et bienveillant concours de l’Autorité militaire les difficultés s’aplaniront et que nous n’aurons qu’à nous féliciter des heureux résultats de la mise à exécution de la nouvelle loi.

Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance du profond respect avec lequel j’ai l’honneur d’être,

De Votre Excellence,

Le très humble et très obligeant Serviteur.

L’Evêque de Soissons : + Jean, Jules Evêque de S. et Laon

1887 : la Société académique de Chauny (Aisne) rassemble l’intelligentsia de la région

Elle compte 10 abbés sur 94 membres. Il est de bon ton, pour un notable local, de figurer parmi ses membres. Le chanoine CHEDAILLE y a présenté, en 1884 et 1885, un cycle de trois conférences tirées de ses deux séjours au Moyen-Orient, dont les synthèses ont été reprises dans la Semaine religieuse de Soissons et le Journal de l’Aisne.

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A Chauny (Aisne), vers 1887
Directeur de l’Institution Saint-Charles

Octobre 1900 : l’archevêque d’Albi intervient en faveur de son ami

Paris est en pleine effervescence avec son Exposition universelle et internationale qui se tient du 15 avril au 12 novembre 1900.
L’évêque de Mende, Mgr BAPTIFOLIER vient de mourir.

Mgr Euxède MIGNOT, archevêque d’Albi et métropolitain de Mende qui dépende de sa juridiction ecclésiastique, intervient directement auprès du Président du Conseil en place, Pierre WALDECK-ROUSSEAU, pour recommander la candidature épiscopale de son ami, le chanoine Charles Alexandre CHEDAILLE.

Archevêché d’Albi

Albi, le 22 octobre 1900

Monsieur le Président du Conseil

Il n’est guère dans mes habitudes, vous le
savez de m’occuper des candidatures épiscopales
cependant il me semble que vous seriez étonné
si, à titre du métropolitain de Mende, je ne
venais vous confier mes pensées au sujet
de la nomination du successeur de Mgr Baptifolier.

La situation du diocèse de Mende est
extrêmement délicate, autant que j’en peux juger,
plusieurs incidents sur lesquels il n’y a pas lieu
de revenir ont contribué à tendre violemment
les rapports entre les deux pouvoirs. La nécessité
d’une détente s’impose évidemment. Le désir
que j’ai d’y aider et de maintenir la bonne harmonie
entre l’autorité civile et l’autorité religieuse me
donne la confiance de vous proposer pour
le siège de Mende un candidat qui par sa piété
continuerait à faire le bien dans ce diocèse profondé-
ment religieux en même temps qu’il y maintiendrait
l’ordre et la paix. Je veux parler de M. l’abbé
Chédaille actuellement curé de Notre Dame de
Chauny (Aisne). Son nom, que je sache, n’a jusqu’à
présent été mis en avant pour aucun siège épiscopale,
mais est-ce un si grand mal d’être resté en dehors
de toutes les compétitions !

Instruit, sagement libéral, charitable et bon
d’une parfaite intégrité de vie sacerdotale, il
ferait, je le répète, beaucoup de bine sans créer aux
pouvoirs civils la moindre difficulté sérieuse.
Ajouterai-je que je serais personnellement
heureux d’avoir pour collègue dans l’épiscopat
et pour suffragant d’Albi un ami de longue
date dont j’apprécie de plus en plus l’inaltérable
dévouement.

J’ai l’honneur, Monsieur le Président
Du Conseil de vous prier d’agréer l’assurance
De ma haute et respectueuse considération.

L’Archevêque d’Albi, E. I. Mignot

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A Saint-Gobain (Aisne), vers 1893
Chanoine honoraire de Soissons et d’Albi, curé de la paroisse.

Novembre 1901 : le préfet de l’Aisne n’est pas favorable à la promotion du chanoine

Jusqu’à la loi de 1905, aucune promotion religieuse en France ne pouvait se faire sans l’avis favorable du Ministre des Cultes, lequel, avant d’émettre un avis, demandait celui du préfet du département concerné.

Les archives tendent à montrer que l’opinion négative du préfet a été établie à partir d’informations recueillies auprès d’une autorité locale influente : M. HENRIVAUX, directeur de la Glacière de Saint Gobain, qui passait pour un ami du chanoine.

Laon, le 4 Novembre 1901

TRES CONFIDENTIELLE

Le Préfet du département de l’Aisne à Monsieur le Président du Conseil,
Ministre de l’Intérieur et des Cultes.

Vous m’avez fait l’honneur de me demander des renseignements sur M. Chédaille, curé de Chauny, qu’il serait question d’appeler à un évêché.

Ce prêtre a été Directeur d’une institution libre, dite de St Charles, établie à Chauny pendant de longues années et maintenant disparue. Puis il a été desservant à St Gobain avant d’être à Chauny où il dirige la Semaine religieuse du Diocèse.

Il est très connu dans ce pays et voici, d’après les opinions recueillies, ce que je puis dire sur son compte : M. Chédaille est très actif, très remuant, très au courant de toutes choses. Plein d’entregent, beau parleur, orateur goûté, il jouirait auprès des catholiques à Chauny d’un grand crédit si l’attrait qu’il exerce n’était mêlé d’une certaine défiance, si l’on croyait à la sincérité de son caractère, si on ne voyait très vite que ses qualités diverses s’emploient plus volontiers à rehausser sa situation personnelle que pour le bien des intérêts de son ministère.

Il a des sympathies, mais ses allures sont loin de plaire à tous les catholiques, et j’en connais qui sont en relations avec lui depuis longtemps, qui passent pour être de ses amis, et qui, concevant de l’épiscopat une idée particulière, s’étonneraient à l’y voir
appeler aussi tôt.

J’estime pour ma part que si ce prêtre doit un jour être nommé, il doit au moins attendre ; le Gouvernement n’aurait certainement pas à
compter sur son dévouement au lendemain de sa nomination.

Le Préfet (illisible)

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A Chauny (Aisne), vers 1912, entre collègues.

Avril 1914 : chanoine et néanmoins électeur

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Carte d’électeur en 1914

A consulter pour plus de détails, avec copies des documents d’archives :

Dans la série « Les CHEDAILLE en Laonnois et Thiérache », éditée par l’auteur, Fascicule 3 : Chanoine Charles Alexandre CHEDAILLE (1843-1914), Une vie à toute vapeur

Site : http://pagesperso-orange.fr/chedaille/

Voir en ligne : Le site de l’auteur

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