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Ah le bon temps que ce temps d’école là…


vendredi 13 novembre 2020, par Christian Baumgarth

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Quand ils évoquent leurs autrefois, les vieux gars de Créteil ont les yeux qui plissent à la réminiscence d’un vrai temps de bonheur radieux. Cela tient tout autant à l’évocation de leur enfance perdue qu’au souvenir des maîtres exigeants et valeureux qui les guidèrent au début de leur chemin de vie.

Incontestablement, la renommée de l’école Victor Hugo de Créteil résidait moins dans son habit d’apparat de briques rouges et son majestueux fronton républicain que dans la qualité immuable des maîtres d’exception qui y enseignèrent au temps où elle était dans le vieux bourg l’unique temple dévolu à l’éducation des petits mâles. L’école de garçons Victor Hugo était une fameuse pépinière de maîtres talentueux, des farouches du devoir avec pour officiante férule leur ferveur de citoyens pédagogues militants.

De mon entrée en maternelle en 1945, à ma sortie du cours complémentaire, brevet élémentaire en poche en juin 1957, j’en ai forcément pratiqué beaucoup de ces inoubliables personnages d’école. Pour en connaître beaucoup plus, car j’avais du goût pour cela, il m’aurait fallu redoubler tant de fois que cela aurait considérablement reporté le temps de ma propre entrée dans la carrière professorale…

Mais, ce ne fut pas nécessaire : pour en connaître plus, il m’aura suffi de tendre l’oreille aux évocations des anciens de mon entourage. Celles de mon père, de mes oncles et surtout de mon grand-père, factotum-concierge de l’école Victor Hugo, qui en parlait avec émotion, des étincelles d’émerveillement et de respect dans les yeux.

En ce temps d’école là, on n’entrait pas en CP ou en CM1, on entrait en 11e ou en 8e, mais ce n’était pas le plus marquant dans la ruche pédagogique, on allait s’installer pour une année scolaire dans l’alvéole où enseignait Monsieur Truc, Monsieur Machin ou Monsieur Chose… En fait, pas vraiment Monsieur : on était affecté dans la classe du Père Laplace, du Père Allezard, du Père Guyard… Ce n’était pas péjoratif, ce n’était pas angoissant, on allait retrouver - pour notre bien qu’il se disait - une autre autorité paternelle.

Le jour de la rentrée scolaire, la question de l’affectation chez tel ou tel maître était la grande affaire qui créait une incroyable effervescence dans la cour de l’école.

Dans quelle bergerie et guidé par quelle houlette de berger allait-on brouter du savoir et de l’éducation ? Aucun des maîtres Victor-hugoliens n’était chargé d’opprobre ou de détestation, mais d’après radio-récré, certains, au nom de leur sévérité, étaient plus redoutables que d’autres. Il se disait donc qu’il valait mieux être hébergé par Van Oberghem plutôt que par Bourdillat, par Dorigny plutôt que par Flagelle

Dans le grand parloir en plein air, les langues moulinaient leurs angoisses ; il s’en disait tant et tant sur les pratiques de certains, leurs lubies, leurs exigences, leur malice pédagogique…

Les témoignages et jugements des concierges en culottes courtes se télescopaient, s’entrechoquaient, se mêlaient confusément pour alimenter l’usine à cancans et nourrir la fabrique des mythes et légendes.

La roulette d’un sifflet mettait un terme à une authentique angoisse existentielle : les drôles se figeaient puis allaient s’aligner en colonne par deux. Ils scrutaient la lourde porte d’accès à la cour par où passera Monsieur Le Directeur, suivi par la sévère cohorte de ses maîtres.

Le cornet ayant lâché ses dés, l’un d’entre eux viendra se placer devant son contingent de bouches cousues, le couvrira d’un regard dubitatif, l’engagera à le suivre et ce sera bien.

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Louis Allezard

En 1949, un impressionnant flandrin à béret, blouse grise et mégot incandescent se planta devant ma classe. Il porta, sur son lot de viandes malingres, un regard de maquignon circonspect et fataliste, puis il s’humanisa : il esquissa un brouillon de sourire fugitif, un peu goguenard qui sembla dire qu’on ne lui déplaisait pas trop et qu’il allait faire avec… D’un bref signe de tête, il nous intima l’ordre de le suivre et l’on sentit, dans l’instant, que l’on prenait le bon sillage.

C’était Louis Allezard, le dernier des maîtres à béret [1], un instituteur émérite qui, pendant plus de trois décennies indiqua, d’un index inflexible, à des centaines de gars de Créteil, le bon cheminement pour leur avenir.

Le 3 novembre 1961, le Conseil municipal de Créteil, reconnaissant, décida de donner le nom de Louis Allezard au groupe scolaire qui venait de sortir d’un champ rue Juliette Savar.

Les maîtres à béret en avaient sous le béret

Les maîtres d’autrefois, aux yeux de leurs élèves fascinés, avaient un savoir encyclopédique. Les maîtres d’autrefois savaient les constellations et même en plein jour, ils nommaient les étoiles ; ils savaient la minéralogie, la géologie : ils nommaient les pierres, les conglomérats, les fossiles. Les maîtres d’autrefois étaient un peu druides ; ils savaient la forêt et nommaient les feuilles de tous les arbres. Les maîtres d’autrefois savaient l’histoire : on suivait les guides à Roncevaux, devant le four de Bernard Palissy, sous le chêne de Saint Louis, au Pont d’Arcole… Les maîtres d’autrefois savaient la géographie administrative et, pour ne pas l’oublier eux-mêmes, ils nous faisaient réciter les départements et leurs villes préfectures. Les maîtres d’autrefois avaient des mémoires insondables, ils avaient la majesté mystérieuse des érudits : ils savaient tout sur tout puisqu’ils enseignaient à pleine bouche libre, sans plonger leurs regards dans leurs missels laïques. Bien sûr, les murs des salles de classe étaient tapissés de cartes géographiques et scientifiques, mais ce viatique était destiné aux élèves inaccomplis ou rêveurs…

Bon nombre des maîtres d’école, et c’étaient les meilleurs du point de vue des culottes courtes, étaient experts en livres et leçons de choses. Contre les murs de fond des classes de ces valeureux du savoir étaient adossés deux armoires majestueuses avec des portes vitrées.

L’une s’appelait : « bibliothèque de classe » ; elle contenait quelques dizaines d’ouvrages recouverts de papier kraft de couleur et calligraphiquement étiquetés : des romans d’aventure ou historiques. L’armoire était ouverte une fois par semaine ; un écolier scribe notait les retours et enregistrait les prêts. Le maître pilotait l’opération : il tendait des ouvrages à des indécis, conseillait les lecteurs compulsifs ou fayots et c’était légitime car il avait tout lu, forcément tout lu.

Le « chosier »

L’autre armoire s’appelait le chosier. C’était une caverne mystérieuse, confuse et pagailleuse, l’antre éclectique d’un savant foutraque et touche à tout. Le chosier servait à piquer d’extravagance les curiosités juvéniles en friche et surtout illustrer les heures dévolues aux leçons de choses. Bon nombre des maîtres - et c’étaient les meilleurs du point de vue des moucherons d’école - étaient d’éclairés experts en leçons de choses.

Le chosier était dans un désordre pire que ceux qui désespéraient nos mamans : c’était un effarant capharnaüm, un pas possible badaboum et comme tel, il nous attirait furieusement, mais on ne le pouvait fouiller qu’avec les yeux.

Le maître à béret, avec la componction d’un servant d’office religieux, ne farfouillait pas dans l’extravagant pêle-mêle : à doigts agiles et sûrs, il en extrayait et exposait à la lumière tel ou tel élément du trésor qui allait aider à la comprendre une parcelle de vérité de la nature de la science ou de la technique.

Sur les étagères, dans les boites, que d’intrigantes choses dans le chosier : des pierreries minérales, des silex polis ou éclatés, des fossiles, des ossements, des animaux naturalisés, des planches piquetées d’insectes, des herbiers, des outils, des ustensiles insolites, des instruments de mesure et pesée, chaînes d’arpenteur, balance romaine… Mille et un trucs, machins et choses donc.

Le mystérieux chosier ne laissait personne indifférent : il était irradiant. Rien que de le savoir en sentinelle dans notre dos, on se sentait meilleur et confiant en l’avenir.
Lorsque les maîtres annonçaient une « leçon de choses » sur le tableau noir, on savait qu’ils allaient solliciter le chosier et qu’on allait vivre une lumineuse et jubilatoire parenthèse entre deux épreuves de dictée ou de calcul mental.

L’empreinte laissée dans mon subconscient par le chosier est si forte qu’elle a induit ma manie de recueillir des choses insignifiantes pour tout un chacun, mais si parlantes pour moi.

Inexorablement les vieilles armoires de mes dépendances se transforment en authentiques chosiers.

Bien sûr, et bien des films en noir et blanc qui représentent des scènes de classe en attestent, nos maîtres n’étaient jamais aussi grands et altiers que dans l’exercice de leur mission orthographique, mais ce moment d’école n’était pas le plus attendu, parce que c’était le plus exigeant pour les neurones encéphaliques du petit peuple en galoches.

Il fallait peu de temps aux maîtres d’autrefois pour connaître par le menu tous les élèves de leurs cohortes, pourtant souvent pléthoriques.
Ils gardaient aussi, dans leur mémoire indélébile, le souvenir de leurs anciens élèves qu’ils pouvaient replacer dans leur millésime, au pupitre alors occupé et quasiment à la place qu’ils occupaient dans l’ordre alphabétique.

En ce temps-là, beaucoup d’enfants de Créteil étaient Victor-Hugoliens de père en fils et cela pouvait perturber de temps à autre tel ou tel maître imparfait qui dissimulait sous son béret un essaim de frelons irascibles et rancuniers : en découvrant, dans sa compagnie de perdreaux de l’année, le rejeton d’un ancien trublion, tel ou tel fissurait d’infamie sa carapace de commandeur en se laissant aller à lui reprocher les frasques et turpitudes passées de son géniteur.

Les noms de ces rares indignes, réfractaires à la prescription pédagogique ne figurent pas sur le majestueux fronton en briques rouges de l’école Victor Hugo : l’emplacement était déjà occupé : « Liberté-Égalité-Fraternité ».

Notes

[1Voir dans la Gazette mes articles “ le dernier des maîtres à béret “ et “ À deux pas de l’école le maréchal ferrand ferrait ...“

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15 Messages

  • Merci beaucoup pour cet article magnifique 👏👏👏👏

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  • Ah le bon temps que ce temps d’école là… 13 novembre 08:31, par Alain Forestas

    Magnifique description que les natifs des années 40 ( 43 pour ma part) avons tous connu, et regrettons. Le respect des maîtres était sacré, mais ils nous le rendait bien, tant leur enseignement est encore présent en nous.

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  • Ah le bon temps que ce temps d’école là… 13 novembre 09:33, par Brigitte Michel

    Bonjour,
    Article magnifique. L’école n’avait pas tant changé quelques années plus tard. J’ai vécu la même au début des années 60. On avait le respect, celui de l’autorité et du savoir, à cette époque... C’était le bon temps...
    Cordialement

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  • Ah le bon temps que ce temps d’école là… 13 novembre 11:03, par colette Boulard

    Bien des proximités dans nos souvenirs aux uns et aux autres, en effet, malgré les années de différence, et déjà les grands panneaux aux murs, qui ont dû servir longtemps. Les livres de cours aussi, je crois reconnaitre le livre de « leçon de choses » à la grappe de raisin. Bien sûr la bibliothèque de livres, à peu près les mêmes thèmes dans mon école de filles, mais pas de « chosier » que je n’ai jamais connu ni vu, et qui fait rêver. Un placard toutefois, fermant à clef,qui n’était ouvert que par la maîtresse et contenait entre autres la fameuse bouteille d’encre violette.
    Nos classes étaient comme vous celles de madame Truc ou mademoiselle Machin et si nous respections effectivement bien plus qu’aujourd’hui les enseignantes, et les adultes en général, il y avait là-dedans parfois de la crainte, peu formatrice mais source de dissimulations diverses, à l’opposé d’une éducation épanouissante. Quoique minoritaires, j’ai le souvenir d’une ou deux enseignantes qui aujourd’hui seraient sanctionnées pour leur « pédagogie » plus que discutable.

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  • Ah le bon temps que ce temps d’école là… 13 novembre 12:01, par VAUJOUR

    Magnifique témoignage, effectivement criant de vérité et très touchant ; il réveille de vieux souvenirs !

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  • Ah le bon temps que ce temps d’école là… 13 novembre 12:09, par Pierrick Chuto

    C’est toujours un plaisir de lire vos articles si vivants et bien écrits. Bravo

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  • Ah le bon temps que ce temps d’école là… 13 novembre 20:32, par Orson

    Bravo Michel pour cette brillante rubrique, si bien narrée et qui n’est pas sans évoquer quelques souvenirs personnels, quand bien même une génération nous sépare.
    On profite en même temps de votre humour et c’est très plaisant.
    Je ne doute pas que vous ayez encore beaucoup de choses à nous raconter et même que vous n’aurez pas la possibilité de les raconter toutes, puisqu’une histoire (racontée et commentée) en amène une autre...!

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    • Ah le bon temps que ce temps d’école là… 14 novembre 02:21, par Michel. baumgarth

      De Michel Baumgarth à Orson :

      Je vous remercie car un bref instant vos propos m’ont donné l’illusion d’avoir réalisé un vieux fantasme : celui d’avoir le talent d’écriture de mon frère aîné Christian.
      Mais les faits sont têtus : les compliments que vous m’adressez ne concernent pas le laborieux plumitif que je suis puisque je ne suis pas l’auteur de cet article qui mérite vos éloges.

      Rassurez-vous, je continuerai derroposer à Thierry Sabot les productions de Christian « Gazettifiables » ( ainsi que les miennes).

      Très cordialement,
      Michel BAUMGARTH

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  • Ah le bon temps que ce temps d’école là… 13 novembre 20:36, par volckcrick michel

    Touchant, mais un peu trop idéalisé...
    Déjà, le fait de parler de la 11e et pas de CP montre que l’on se trouve dans les petites classes de lycée et pas dans les écoles primaires du peuple. Pour ma part, je n’ai pas le souvenir d’enseignants qui savaient tout sur tout et qui étaient respectés au travers des valeurs qu’ils véhiculaient. Les bons élèves gardent évidemment un souvenir ému de leur enfance scolaire, les autres ont oublié les brimades, les vexations, les gifles, pour ne retenir que quelques bribes d’événements annexes.
    N’oublions pas enfin que certains élèves pouvaient tripler leur CP, que seuls 20% accédaient au cours complémentaire ou au collège et que la moitié des élèves sortaient du système éducatif sans aucun diplôme, mais il est vrai que tous avaient du travail à leur sortie.
    Désolé d’ôter un peu de plaisir aux nostalgiques de l’école d’antan. Quoiqu’on en pense et malgré ses difficultés, l’école d’aujourd’hui est plus efficace et moins inégalitaire que celle que nous avons vécue.

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    • Ah le bon temps que ce temps d’école là… 14 novembre 09:28, par colette Boulard

      Moins inégalitaire, cela se discute. L’école, ou plutôt l’enseignement, est maintenant obligatoire jusqu’à seize ans. Évidemment bien d’autres éléments sont à prendre en compte. Mais ce n’est pas forcément le sujet ici.
      j’ai aussi, comme je pense beaucoup d’enfants de mon époque, les années 60, connu 11 ème, 10 ème, etc. et non C.P.,qui était moins utilisé.
      Bien sûr, nos mémoires et nos affects ont fait leur travail de choix et selon nos expériences notre récit est ceci ou cela. N’avez-vous pas parfois évoqué tel ou tel enseignant auprès d’un copain de jeunesse, et constaté, étonné, que vous n’aviez pas les mêmes souvenirs, ou plutôt les mêmes ressentis ? Je pense à ma prof d’histoire-géo, dont la passion pour son sujet passait dans son regard, dans sa voix, et qu’une copine m’a dit ne pas avoir appréciée car cette même enseignante n’était pas assez soignée sur elle,un peu négligée, ce qui était sûrement vrai aussi.

      Pour aller dans votre sens, je suggérerais de relire ou découvrir le dur roman d’apprentissage d’Etiemble « l’enfant de chœur », qui m’a fait prendre conscience de ce que purent vivre, parfois, certains de nos prédécesseurs. La vie familiale et sociale n’a jamais été bisounours. Nous n’en avons pas moins le droit, quand nous le pouvons, de garder le meilleur de nos jeunesses.

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      • Ah le bon temps que ce temps d’école là… 14 novembre 15:27, par Orson

        Merci Colette pour cette belle leçon de vie.

        Des époques faciles, ou des vies faciles, ça n’a jamais existé, pas même aujourd’hui, ou alors c’est « de facto » un enfer (bien nombreux exemples dans l’actualité). Le concept « mode » et néanmoins bien utile, c’est la capacité de résilience, qu’on peut perfectionner, puisque ce n’est pas un don, seulement un talent à développer. Cela n’amène pas au bonheur, tout au plus sur sa voie et ça fait déjà toute la différence.

        Cordialement.

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  • Ah le bon temps que ce temps d’école là… 14 novembre 13:09, par catherine marquet

    Bonjour,

    Quel style vivant et humoristique ! Vous faites revivre ces « hussards noirs de la REPUBLIQUE » selon l’expression consacrée.
    Bien sûr, tout n’était pas idéal à cette époque, mais maintenant non plus.
    J’ai connu fin des années 60 des institutrices , dans le secteur public, qui donnaient des châtiments corporels, heureusement interdits depuis.

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    • Ah le bon temps que ce temps d’école là… 15 novembre 17:21, par rousson yves

      Bonjour
      je découvre avec un plaisir personnel que nous avons les mêmes souvenirs de nos années scolaires .Je constate aujourd’hui étant adulte que j’ai quelques images défavorables des professeurs que je garde en mémoire:une Maitresse faisait cirer ses chaussures a des élèves ,un autre Maître d’école avait ses « chouchou ».
      J ‘était un élève assez turbulent ,dissipé,très sensible à la relation avec les enseignants.J’ai bien aimé le bol de lait distribué pendant une période .

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