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Une curieuse expression (maire moderne) à définir

Le jeudi 2 février 2012, par Christian Paulin

J’ai vu dans des actes des registres paroissiaux de l’Ancien Régime, du XVIIIe siècle, une curieuse mention de personnes qualifiées de maires dans des paroisses, parfois même maires modernes.

Ainsi à Vomecourt (Vosges) en 1785 (voir l’extrait ci-dessous) :

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Faut-il bien lire maire moderne dudit Vomecourt
(Référence AD 88 numérisées Vomecourt 1783-1785 page 34).

J’ai également trouvé ce terme maire entre 1714 et 1790 sur les actes paroissiaux de la commune de Moyemont (Vosges).

Que signifie cette expression ? S’agit-il d’une fonction, d’une profession ? Comment étaient-ils nommés ?

À noter que Marcel Lachiver, dans son précieux Dictionnaire du monde rural, les mots du passé, indique que, dans la France du nord, le terme de maire peut désigner « celui qui a la responsabilité d’une ferme qui ne lui appartient pas ».

Mais cette définition est-elle valable dans le cas exposé ci-dessus ?

Merci à tous pour votre aide et vos explications...

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Extrait d’une ordonnance qui fait référence à cette expression

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27 Messages

  • curieuse expression 3 février 2012 11:46, par Madeleine Arnold Tétard

    Le mieux est peut être de voir si cette expression se répète dans le registre concernant d’autres Laboureurs.. on lit bien effectivement maire moderne ... possible qu’il soit possesseur d’une métairie dont il assure la gestion pour le seigneur. En tous les cas je n’ai jamais rencontré cette expression ni dans les Vosges ni ailleurs.. Fantaisie du curé ? Ou constatation par ce dernier que le dit Laboureur emploie des méthodes dites « modernes » de labourage ?
    Dans les autres actes de naissance d’enfant ce titre se répète t’il ?
    En tous les cas la lecture est bonne.
    Bien cordialement,
    Madeleine

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  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 3 février 2012 12:04, par cogeac

    Bonjour,
    question toute bête : ne faut-il pas lire : « no dîme » autrement dit « non soumis à cet impôt »...? (la Dîme...)
    ce qui correspondrait bien à la citation de l’ouvrage...
    Dans le Nord , le locataire d’une terre qu’il exploite était le « censier » redevable du 1/100° au propriétaire qui lui était redevable de l’impôt : la Dîme...
    Peut-être que le « laboureur » en question était l’exploitant Maire d’une ferme appartenant à l’Eglise et donc dispensé d’impôt...
    Une ancienne niche fiscale en quelque sorte..!!! Hi !

    Simple hypothèse, bien sûr...
    Cordialités

    Répondre à ce message

    • CHANTRAINE 27 février 08:24, par Lucette HUSSON

      Je lis « maire moderne du dit vomécour » tout simplement.
      J’ai rencontré quantité de maires modernes au cours de mes recherches dans les registres paroissiaux et actes notariés des Vosges.

      Répondre à ce message

  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 3 février 2012 14:16, par Monflin

    Maire était un titre pris par les possesseurs d’un petit fief.
    Maire se disait quelquefois pour Prévôt et aussi pour chef de corps d’artisans. Les Laboureurs étaient-ils considérés comme artisans ?

    Répondre à ce message

  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 3 février 2012 14:17, par Michel Guironnet

    Bonjour,

    En m’aidant de Google Livres et de Gallica, j’ai trouvé cette explication dans le Bulletin de la Société philomatique vosgienne :

    1908 - Extraits :
    « Après l’élection, son prédécesseur s’intitulait ancien maire et lui maire moderne. Etaient élus en même temps : le lieutenant du maire, le greffier et le sergent. Tous devaient aller à Remiremont prêter serment devant le Subdélégué. ... »

    1893 - Extraits :
    « Voici comment se faisait l’installation du maire moderne (2). Par devant nous Léopold, Barron De Lamarre, conseiller du roi, ... Nous avons ordonné au dit Joseph Viry, maire moderne de Gérardmer, de remettre au greffe du siège, ... »

    Sur Gallica, on trouve des ordonnances de l’Ancien Régime faisant mention du maire moderne. Il semble bien que cette appellation est surtout utilisée dans les Vosges.

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 3 février 2012 14:33, par Alain Large

    D’après Jean Nicot « Le thrésor de la langue françoyse » (1606) et le dictionnaire de l’académie française, 1re édition (1694) et 4e édition ’1762) : MAIRE. s.m. Le premier Officier d’une Ville ou d’une communauté. Dans quelques grandes villes du Royaume, on l’appelle Prevôt des Marchands.
    C’est le 1er consul des communautées villageoises.
    Moderne : comme pour les consuls (consuls modernes),celà signifie qu’il est en fonction à l’époque considérée, par opposition à Maire jadis (consuls jadis) pour ceux qui étaient en fonction les années précédentes.
    Il sont élu par l’assemblée des habitants.

    Cordialement
    Alain Large

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  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 4 février 2012 09:09, par Nostradamus

    Voici ce que le Littré donne comme définition du mot MAIRE utilisé en tant qu’adjectif :
    En première définition :
    « Plus grand. Ce qui est le sens propre du mot, sens trés-usité dans l’ancinne langue, et qui a complétement péri, excepté dans certaines locution, vieillies elles-mêmes. »
    Exemple : juge maire, bateau maire.

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  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 4 février 2012 10:32, par Pierre MONNIER

    Dans les Pyrenées-Orientales, dans la partie catalane, la fonction de « Maire » était très ancienne je la trouve déjà dans des actes antérieurs à 1600. Simplement, il était « Batlle », ce qui est la traduction en catalan de Maire. Et dans tous les actes où l’on parle de lui, sa fonction est citée. Et, de même, on voit souvent des « ancien Batlle de... », en marque de respect, pour parler de ceux qui ont exercé la fonction, mais qui ne le sont plus.

    Répondre à ce message

  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 4 février 2012 10:54, par morin

    bonjour,
    J’ai déjà trouvé le terme de « maire » avant la révolution dans le rhône et j’en avais déduit, que c’était très certainement un représentant de sa communauté, et qu’il avait un certain pouvoir.
    J’avais lu dans le petit Robert que cela vient du latin major et que sous les Mérovingiens, c’était l’intendant du palais, qui détenait un important pouvoir politique.
    La révolution n’a, semble-t-il, pas inventé ce titre.

    Répondre à ce message

  • Dans l’Alsace toute proche des Vosges, le tenancier d’une grosse exploitation en métayage pour le compte d’un seigneur ou propriétaire non résidant pouvait s’appeler un Meyer (ou Meier, Maier, etc.)

    Ce mot est l’adaptation germanique du latin major qui a donné en français le mot « maire. »

    Le Meyer du village se confondait souvent avec le Schultheiss (ou Schultz), le « responsable », c’est-à-dire l’officier seigneurial, appelé dans d’autres régions « prévôt » ou « consul » ou « maire » justement. Il était chargé de gérer les affaires courantes d’édilité et de basse justice, et présidait au conseil et tribunal du village siégeant une fois l’an au moins avec ses assesseurs (Schöffen, « échevins ») dans sa ferme (dite Meyerei ou Schultzhof ou Dinghof). Cette structure sociale et administrative est restée en place jusqu’à la Révolution.

    Accessoirement, le mot Meyer, hérité du Moyen-Âge, est devenu un nom de famille extrêmement répandu dans les pays de langue allemande : on dit souvent par plaisanterie que la moitié des Alsaciens s’appellent Meyer, l’autre moitié répondant au nom de Muller (le meunier).

    Il me semble que ce « maire » vosgien est en effet le « consul » ou le « prévôt » du village, et peut-être en même temps un métayer seigneurial.

    Quant à l’adjectif « moderne », il ne me semble pas qu’il soit le signe d’une quelconque modernité dans les pratiques agricoles ou politiques.

    Il faut sans doute le comprendre au sens d’« actuel », par opposition à « ancien » ou « précédent. » C’est en tout cas le sens le plus fréquent de cet adjectif dans les textes littéraires de cette époque.

    Peut-être ce « maire moderne » venait-il d’entrer en fonction au moment de la rédaction de l’acte, à moins que cette désignation ne serve à le différencier de son prédécesseur encore en vie. Cette précision n’était pas subsidiaire dans la mesure où l’officier seigneurial était nommé par le seigneur (et non élu par le village), et que la fonction était parfois héréditaire ou reconduite dans la même famille sur plusieurs générations. Or, de père en fils aîné, les homonymies de prénom étaient très courantes, notamment chez les notables de village.

    Enfin, dans les actes alsaciens des XVIIe et XVIIIe s., qu’ils soient rédigés en latin ou en allemand, on trouve fréquemment ce type de précision chronologique : on apprend dans tel acte de décès que M. Untel était olim praetor loci (« autrefois prévôt du lieu »), ou d’un autre qu’il est le heutige Meyer allhier (actuellement maire du lieu).

    D’ailleurs, d’autres noms de familles alsaciens ou allemands forgés sur Meyer m’évoquent votre « maire moderne », comme Neumeyer (« le nouveau maire », par opposition à Altmeyer) ou encore Jungmeyer. Mais peut-être s’agit-il seulement de surnoms dans ce cas : Meyer-le-jeune ?

    Je ne sais pas trop ce que vaut cette comparaison avec l’Alsace, mais l’analogie vaut d’être notée. Certes, les Vosges (le département actuel) sont séparées de l’Alsace par la montagne vosgienne et l’étaient plus encore autrefois par la barrière de la langue. Mais, depuis l’intégration de l’Alsace au royaume de France en 1648, les pratiques politiques et administratives y étaient tout à fait comparables, quel que soit le versant des Vosges (la montagne, cette fois). D’ailleurs, il existait en Alsace des seigneuries dont le seigneur pouvait être un noble lorrain, donc francophone, et bien sûr l’inverse était possible également.

    Répondre à ce message

  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 4 février 2012 12:09, par argonaute

    Il y aurait il un rapport avec la fonction de Marguiller ?

    Répondre à ce message

    • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 4 février 2012 13:40, par RANDREU4

      Les marguilliers n’étaient pas chargés de l’administration de la commune mais seulement des biens de la paroisse.

      Répondre à ce message

    • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 6 février 2012 22:20, par g.p. ROMAN

      le marguiller,un,parfois deux pour compléter les témoins,très fréquent sur les registres paroissiaux,en Auvergne,de Pontgibaud,Bromont Lamothe, jusque de l’autre coté de la Limagne,Ris,et environs,Livradois/Forez-d’autant plus présents cités à l’acte qu’il n’y a personne autre-en plus des parrain/marraine,aux sépultures-parfois le curé écrit « sacristain »,« sonneur des cloches »—la fonction parait s’étaler sur de nombreuses années,pour le même individu,et se transmettre sous le même patronyme-

      Répondre à ce message

      • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 7 février 2012 16:45, par randreu4

        En Béarn et particulièrement en vallée d’Ossau, « les marguilliers étaient élus annuellement par les marguilliers sortants ; ils administraient quelques legs faits aux pauvres et en distribuaient le montant conjointement avec le Jurat et le Curé. A l’expiration de leurs fonctions ils devaient en rendre compte devant l’Assemblée générale. » Extrait de Une vallée pyrénéenne, La vallée d’Ossau par Fernand Butel, 1894, Pau, Société de Publicité Catholique des Basses-Pyrénées.

        Répondre à ce message

  • J’ai rencontré l’expression Maire moderne dans la Marne et la Meuse.
    L’explication par l’existence du Maire précédent toujours en vie me semble logique.
    FR

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  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 5 février 2012 11:04, par jeanwarin

    Je propose cette explications personnelle :maire actuel du village.

    Le maire était désigné par ses concitoyens, me semble-t-il.

    Le maire, premier personnage de la commune, avait essentiellement des fonctions d’administration qui variaient selon les usages locaux.

    Il gérait les finances de la commune et détenait des attributions de police et de justice plus ou moins étendues selon les régions, complémentaires aux attributions des justices royale et seigneuriale.

    Il avait, aussi, pour mission d’assurer le logement et l’approvisionnement des troupes de passage dans la commune et était l’interlocuteur de l’officier qui les commandait.

    L’ordonnance d’août 1692 a institué un maire dans toutes les villes , exceptées Paris et Lyon.

    Elle précise que ceux-ci sont nommés « en la manière accoutumée », ils convoquent les assemblées de ville qui rendent compte de l’administration de la ville et de l’exécution des ordonnances royales.

    Ces éléments sont tirés du dictionnaire de droit de 1740.

    Dans des actes de décès établis en Moselle, il est fait mention de « maire royal » et de la présence de toute la paroisse à leurs obsèques.

    Répondre à ce message

  • Louis XIV avait créé les offices de maires puis les a supprimés puis à nouveau créés, peut-être que le qualificatif moderne correspond à cette nouvelle fonction.

    voir ci-après ce que dit Joseph Philippe Baron :

    Liquidation en faveur des maires de Bugey
    (Suppression des maires)

    Le 20 août 1697 il y eut une assemblée des officiers de province convoquée à Belley pour la liquidation des finances, marc d’or, deux sols pour livre frais & loyaux coûts dus par la province aux maires perpétuels créés & établis en icelle jusqu’au nombre de quatorze par l’édit de 1693, et supprimés dans le Gouvernement de Bourgogne, à la charge par les communautés de rembourser, par édit publié & enregistré au parlement de Dijon au mois de janvier 1698. Les sommes liquidées en faveur desd. maires pour leurs finances & autres loyaux coûts montèrent à près de cinquante mille livres, y compris leurs gages de deux années à échoir au premier janvier 1698, du paiement desquels la province avait encore été chargée.

    Nouveaux maires. Maires des cinq principales villes
    Tous les maires de Bugey au nombre de 13, ayant été remboursés en 1720 de leurs finances, frais & loyaux coûts, des deniers & aux frais de la province, S. A. S. jugea à propos d’en faire
    établir d’autres par le conseil, qui leur donna des provisions ou plutôt des commissions. Monseignr le Duc me fit l’honneur de me demander des sujets pour les cinq principales villes, j’eus l’honneur de les lui présenter & S. A. S. eut la bonté de les tous agréer ; après quoi je reçus leurs serments en plein conseil en une assemblée tenue chez moi à St Rambert les 1, 2, 3 & 4 octobre 1721. Ces maires nouvellement établis par la province, jouissent de l’exemption de toute taille ; voici leurs noms.

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  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 5 février 2012 17:58, par Lutun Bernard

    Le terme de maire désigne évidemment une fonction publique. A Lille, pays annexé en 1668, l’administration municipale est dirigée par un mayeur et un rewart, et comprend des échevins. Dans la plupart des paroisses rurales de France, il y a un maire ou équivalent, et, à la fin du règne de Louis XVI, des municipalités sont créées là où il n’y en avait pas. Les pouvoirs de ces maires varient beaucoup et peuvent avoir été plus grands lorsque la population les élisait.
    L’adjectif « moderne » peut s’opposer à ancien, mais il y a alors deux possibilités, si les fonctions sont exercées en titre d’office : l’ancien maire est retiré ou il n’est pas en exercice cette année-là, il le sera l’année suivante. Je vois d’ailleurs sur l’imprimé la mention de maires et non d’un maire à Mirecourt.
    Avec un bon dictionnaire ou livre (ancien), l’auteur de la demande doit trouver la solution exacte à la question qu’il pose.

    Répondre à ce message

  • Les anciens et les modernes 8 février 2012 09:57, par Ivan

    Concernant la notion de moderne, on peut citer cet exemple :

    la ville de Rouen n’avait pas de maire mais un conseil de 6 échevins ; ce conseil était renouvelé par moitié ; après l’élection, les 3 nouveaux élus étaient dénommés modernes et les 3 autres anciens.

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  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 10 février 2012 21:15, par jcael1

    Bonjour,

    A Moyemont(Vosges), registre paroissial acte de Bapteme de Aout 1690, j’ai trouvé l’expression de « éschevin moderne »
    ce qui accréditerait la thèse de la signification « actuel ».

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  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 11 février 2012 09:54, par Martin D.

    A Barbentane (bouches du rhône)que j’ai beaucoup étudié j’ai vu dans des dizaines d’actes cette expression mais avec le mot « consul » qui était l’equivalent de maire pour premier consul. C’est toujours le premier consul en exercice (un bourgeois,durée un an). Le consul ancien devient automatiquement president du conseil de l’hospice des pauvres pendant un an

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  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 12 février 2012 14:11, par CHRISTIAENS Daniel

    La bonne solution a déjà été donnée plusieurs fois sur le forum. Il s’agit d’un équivalent de maire actuel. On trouve dans le midi l’expression de consul moderne, pour cette fonction qui était annuelle. L’adjectif vient de l’adverbe latin modo que l’on rencontre souvent dans des dénombrements de terres délimitées par les propriétés voisines. Quand un propriétaire X a changé, le rédacteur actualise le texte cité, par cette mention en marge de l’acte d’origine « modo Y », c’est à dire « à présent Y ».

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  • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 17 février 2012 14:28, par g.p. ROMAN

    pour apporter de l’eau bio au moulin,voici le texte d’un acte relevé s/THIERS,registres paroissiaux ref 3E 430/30,de 1693 à 1700—« le 9/3/1698 le curé chanoine soussigné a baptisé guillaume Cluzel né le 5 dudit a 9 h/soir fils legitime a Sr pierre Cluzel et a marie Blanchard-parrain a esté Me guillaume Lachaux president au depot et marraine madame jacqueline Seray epouse a Me pierre Baile maire perpetuel de la ville de Thiers qui ont signé de ce enquis — G Lachaux Con(ller) du Roy et son presidant aux gabelles — jacquelline Seray »
    légèrement actualisé,cet acte indique :le Dépot est celui du Sel-
    — le dénommé Baile aura,peut être,eu dans sa généalogie un Bayle/Baisle/etc,fonction administrative ancien régime-
    — le qualificatif « maire,perpétuel » indique que le titre de maire,sinon la fonction,est fort ancienne,fort répandue-des historiens ont certainement analysé l’organisation administrative,avant 1789,variable selon les provinces-
    — quand au terme,« perpétuel »,cela correspondrait-il au titre d’« honoraire »,ou d’« honneur »,que l’on confère aux anciens présidents des .....associations,pour leur faire une belle jambe ?-

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    • Une curieuse expression (maire moderne) à définir 2 mars 2012 16:39, par cazeinromary

      Dans le cadre de mes recherches sur l’histoire de Louvres (Val d’Oise), j’ai pu observer ceci pour la période qui précède la Révolution :

      "La gestion au jour le jour du bourg est assurée par deux instances, la communauté des habitants dite aussi municipalité et la paroisse ou fabrique.

      À Louvres très peu de documents sur la municipalité ont été trouvés jusqu’à présent, aucuns des registres qui ont dû être tenus. Seules quelques mentions éparses nous permettent d’envisager son fonctionnement et son œuvre.
      Elle se compose de tous les chefs de feux (foyers fiscaux) et se réunit plusieurs fois par ans. Chaque année sont désignés un syndic chargé de veiller à l’exécution de ses décisions et deux collecteurs de la taille.
      C’est elle qui décide de l’entretien des rues et des propriétés communales quand il en reste .
      Elle a par exemple commandé la construction de l’abreuvoir en 1749 et son entretien en 1789.
      Elle a fait l’acquisition d’une maison pour loger la brigade de la maréchaussée en 1786 .
      Elle ne possède pas de revenus définis et doit demander à l’Intendant de la Généralité de Paris d’imputer ses dépenses sur le rôle des tailles en réimposition .

      Pour la paroisse, on dispose de plusieurs des registres de la fabrique qui gère les propriétés apportant des revenus à l’église, essentiellement 79 arpents de terre et quelques logements dans le village ainsi que la carrière des Marlots mise en exploitation en décembre 1758.
      Le conseil de fabrique, composé des notables du village, se réunit au banc d’œuvre, aussi souvent que nécessaire, après les vêpres, en présence du curé. Cette réunion est annoncée le dimanche précédent au prône de la grand-messe. Ce conseil, désigne chaque année un nouveau marguillier comptable pour recouvrer les rentes et les loyers, assurer la vente des revenus en nature (gros de blé, seigle et avoine) et assurer le règlement des dépenses qui ont été décidées (entretien et embellissement de l’église, fourniture du vin de messe et des cierges, achat des objets du culte, paiement aux prêtres des redevances pour les offices liés aux « fondations »...). " (texte rédigé par moi-même en vue de publication ultérieure)

      Ici pas de « maire » mais un syndic.
      Il ne faut donc pas confondre la « municipalité », instance à laquelle doit se rapporter les Maires que vous signalez en Lorraine, et les Marguilliers chargés de la gestion des biens de l’Eglise locale. Cependant la confusion est facile car dans les petites agglomérations ce sont souvent les même personnes qui assurent ces charges à tour de rôle.

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