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Qui saurait interpréter cette inscription qui fait référence à un événement indéterminé ?

Le jeudi 11 juin 2015, par Jacques Roue

Je désirerais soumettre à l’examen des lecteurs la question suivante qui porte sur un objet commun dont la seule particularité consiste en une inscription faisant référence à un événement indéterminé, pour le moment.

L’identification de l’objet présenté ne pose aucune difficulté : il s’agit d’un coupe-papier en aluminium long de 21 centimètres et dont la partie cylindrique présente une fente de 1,7 cm dont l’utilité n’est pas évidente. Cette partie était peut-être insérée dans un manche ?

Son intérêt réside dans les inscriptions relevées sur la lame. D’un côté : Souvenir de Salin de Giraud.

De l’autre : 12 sept 1917

Qu’a-t-il pu se passer de mémorable ce jour-là, en ce lieu qui fait partie de la commune d’Arles ?

Un examen comme le fameux certificat d’études ? Ce n’est pas la période et je n’ai jamais lu que cet événement ait donné lieu à une autre distribution que celle d’un. parchemin alors tant convoité.

Un congrès ? La pratique n’était pas encore aussi répandue qu’aujourd’hui. Et le lieu, à 40 km environ de son centre-ville, était bien trop retiré pour une telle manifestation.

Un événement lié aux salines qui avaient provoqué la naissance de ce lieu ? Peut-être, mais lequel ?

J’ai interrogé, il y a une quinzaine d’années, l’Association des Amis du Vieil Arles qui a suggéré que ce coupe-papier pouvait avoir été fabriqué, en cachette de ses chefs, par un ouvrier de La poudrière désireux de garder un souvenir de son passage dans cette importante fabrique d’explosifs.

L’hypothèse m’avait laissé sceptique : le travail ne paraît pas vraiment « artisanal » et de plus commémore un jour précis et non une période.

En fait, la fabrication paraît de série pour cet article sans grande valeur marchande qui a pu être distribué en nombre, à titre de souvenir, à l’issue de cette journée du 12 septembre 1917.

L’objet m’a été donné il y a une trentaine d’années par une personne décédée en 1995, plus que centenaire. Originaire de la région parisienne, elle n’avait pas, ou plus, la moindre idée de son origine.

La science des lecteurs de la Gazette arrivera-t-elle à éclairer le mystère de l’événement presque centenaire dont ce coupe-papier reste le modeste témoin ?

Je penche à le croire au vu des brillants dons de détectives dont ont bénéficié des énigmes bien plus mystérieuses...

Par avance, merci à tous pour votre aide et vos conseils...

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101 Messages

  • Bonjour,

    Un coupe papier ?
    Personnellement j’y verrai plutôt un couteau à fromage ou à beurre servant de support au menu et que l’on aurait emporté à l’issu du repas en souvenir.

    Il pourrait donc s’agir d’un banquet pour une Amicale d’Anciens, ou tout autre repas de ce genre. Les journaux de l’époque pourraient donner des renseignements.

    Cordialement

    A. des Déserts

    Répondre à ce message

  • artisanat de poilus ?s 12 juin 2015 07:47, par michel Baroche

    Cet objet ressemble fort aux objets façonnés par les poilus. Hypothèse toute personnelle : ce pourrait être un objet fabriqué par un poilu en convalescence à cet endroit. il serait judicieux de se renseigner sur l’éventuelle présence, permanente ou temporaire, d’un lieu de convalescence.Certains de ces objets sont fabriqués avec beaucoup de soin et d’adresse.
    La fente du manche de l’outil (coupe-papier envoyé à la fiancée ou à la marraine de guerre ?) peut avoir existé antérieurement à la transformation de la pièce d’alu en coupe-papier. L’idéal serait de savoir ce qu’était ce morceau de métal.Je crois que l’aluminium provenait des obus, mais je ne saurais en dire davantage.

    Répondre à ce message

    • SALIN DE GIRAUD 12 SEPTEMBRE 1917 12 juin 2015 10:46, par ROUE

      Bonjour,
      Merci pour votre hypothèse qui rejoint celle qui m’a déjà été suggérée par l’association « Les amis du Vieil Arles » selon qui un hôpital auxiliaire aurait fonctionné à Salin pendant la première Guerre mondiale.En m’orientant vers le tome IV de l’ouvrage de F. OLIER et J.L.QUENEC’HDU « Hôpitaux militaires dans la guerre 1914-1918 ».Je n’ai pas réussi à le consulter jusqu’à présent. Si quelqu’un a la main plus heureuse ...
      Et il est bien possible que cet objet résulte du recyclage
      de « matériel de guerre ». Mais que commémore-t-il ?

      Cordialement.
      ROUE

      Cordialement.

      Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Devant une telle énigme je chercherai, en premier lieu, dans les journaux de l’époque. Cela ne doit pas poser de gros problèmes... quitte à se rendre aux AD 13 pour cela.
    Si l’événement est d’importance, il a été relaté.

    Bonne continuation et tenez-nous au courant de la chute.
    Bien cordialement.
    R. MONGAÏ -

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    La fente dans l’extrémité du manche ressemble à une clé à sardines. Le profil droit pourrait le confirmer afin de bien enrouler le couvercle.
    Cordialement
    J-P B

    Répondre à ce message

  • C’est un ouvre-boîte 12 juin 2015 11:04, par alain vapillon

    Cet objet n’est pas uniquement un coupe-papier c’est aussi un ouvre boite de sardines du fait de l’entaille et du long manche rond. Y aurait-il eu une inauguration d’usine de fabrique de sardines dans la région d’Arles ?

    Répondre à ce message

    • C’est un ouvre-boîte 12 juin 2015 15:22, par ROUE

      Bonjour Mr VAPILLON,

      Merci pour votre idée. Je n’y avais pas pensé, mais l’utilisation de cet objet comme ouvre-boites me paraît improbable étant donné sa fragilité : la lame prise comme manche pour pouvoir utiliser la partie fendue ne résisterait pas à l’effet de torsion.
      Cordialement.
      ROUE

      Répondre à ce message

  • Je pencherais plutôt vers l’idée de Plongeur 45. Ouvre-boîte à sardines car l’objet fait penser à un couteau à poisson..

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    De prime abord, j’étais plutôt d’accord avec l’hypothèse d’Anne (couteau porte-menu).
    Et puis je suis tombé sur le lien suivant, et en conséquence je serais plus tourné vers l’hypothèse de Michel (objet de poilu) ; voir :
    http://artisanatpoilu.forumgratuit.org/t53-coupe-papier

    Coprdialement.
    Jacques

    Répondre à ce message

  • Cet objet pourrait être un couteau à fromage (forme caractéristique) et démanché. La fente à l’extrêmité de la tige de fer pouvait permettre l’installation d’un système empêchant le manche de tourner.
    Quant à la réalisation de l’objet, elle a tout l’air d’un travail « en perruque » (expression consacrée) fait en nombre forcément limité à l’occasion d’une fête ou d’un repas familial ou amical.
    Cette date est celle de la nomination comme Président du Conseil de Paul Painlevé !

    Répondre à ce message

    • Bonjour VIGOUROUX

      Je ne crois plus au couteau à fromage depuis que j’ai vu le site indiqué par JACQUES (ce jour à 11h47) portant sur les objets fabriqués par les poilus : le coupe-papier présenté est un cousin du mien tout en alu (pas de fer)
      De ce fait, je penche pour un exemplaire unique plutôt que pour une petite série à destination de la famille ou d’amis.
      J’avais au départ une idée proche de la vôtre : celle du « cadeau d’entreprise » distribué à l’occasion d’un événement interne.
      Et grâce à vous, j’ai appris en plus une expression qui m’a beaucoup amusé : « travail en perruque ». Merci

      Répondre à ce message

  • Je pense que mon 1er message n’est pas passé....

    Il s’agit probablement comme l’a indiqué Michel, d’un objet artisanal de poilu ; voir :
    http://artisanatpoilu.forumgratuit.org/t53-coupe-papier

    La gravure semble artisanale (examiner la différence entre les S, ainsi que la différence entre le 1 de 12 et les 1 de 1917).

    Cordialement.
    Jacques

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Ci-dessous, un extrait du Bulletin des Usines de Guerre paru le 1er octobre 1917. Ce bulletin est numérisé par Gallica (http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/cb32726781g/date)

    "... A SALINS-DE-GIRAUD, la Compagnie
    des produits chimiques d’Alais et de
    la Camargue devant la pénurie du ravitaillement,
    ainsi d’ailleurs que du logement,
    est amenée à créer une véritable cité ouvrière
    abritant plus de 1,200 personnes. Elle
    édifie restaurants, bains-douches, etc.

    Trois cantines servent plus de 3,100 repas à
    tout le personnel de l’usine, moyennant un
    prix variant de 1 fr. 10 à 2 fr. Le logement,
    le linge, la literie, les bains-douches sont
    gratuits. La qualité des denrées est contrôlée
    journellement par le vétérinaire municipal
    de la ville d’Arles...."

    Ce couteau pourrait bien être le souvenir du 1er jour d’ouverture du restaurant d’entreprise me semble-t-il.
    Si c’est bien le cas, il faudrait regarder les journaux locaux qui doivent en parler.

    Cordialement.

    Monique

    Répondre à ce message

    • Bonjour Monique,
      Merci pour votre très intéressante réponse.Comment avez-vous eu l’idée de rechercher ce Bulletin des usines de guerre sur Gallica ? Ce n’est pas par hasard ! J’ai essayé d’aller sur le site : erreur 404. Heureusement, ,j’ai votre texte.
      J’attends des AD 13 qu’elles me disent les possibilités de consulter en ligne la prese locale de l’époque. Aucune perspective côté de la Compagnie des produits chimiques d’Alais. Internet ne donne aucun résultat.

      Cordialement
      ROUE

      Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Une idée : voir du côté de la poudrerie de Salins de Giraud qui pendant la 1re guerre « accueillait » des soldats « détachés » de leurs régiments pour travailler ici au vue de leur profession exercée avant la guerre.

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

  • bonjour Jacques,
    je pense que l’objet à servi de clé à sardine et de coupe à papier pour ouvrir les enveloppes. A t il été offert à quelqu’un pour son départ, un officier ??
    A SALINS-DE-GIRAUD, « .... devant la pénurie du ravitaillement, est amenée à créer une véritable cité ouvrière abritant plus de 1,200 personnes. »
    http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6245132n/texteBrut

    Des obus et de la conserve
    ...." les sardines font les repas de matelots. La relance vient de la guerre 14-18 : les poilus ont bouffé des obus et de la conserve.
    http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/douarnenez-29-160-ans-sardines-boite-10-04-2013-93031

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Pour suivre la piste de Michel d’un poilu en convalescence, il y avait bien un hôpital militaire à Salin de Giraud...

    http://hopitauxmilitairesguerre1418.overblog.com/page/13

    Bonnes recherches !
    Aurélie

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    ma grand-mère, née en 1896, a reçu ce même cadeau de mon grand-père sauf que le sien était en cuivre (un métal jaune, en tout cas). Il s’agit d’un objet fabriqué par les Poilus lors de la guerre 14/18.
    J’ai toujours entendu ma grand-mère dire que c’était un « ouvre-lettre ».
    Sur le coupe papier de ma grand-mère le bout du manche, là où la fente vous surprend, comportait un ornement. Il s’agissait d’une bille métallique enserrée dans un sorte de griffe. Je crois me souvenir que mon grand-père m’avait dit que c’était une balle de fusil ... ou d’une autre arme. Ce qui m’avait impressionnée car elle était quasiment de la taille des billes des jeux d’enfants.
    J’essaie de voir si je peux vous faire parvenir une photo de cet objet.
    Amitiés.
    Sylvie

    Répondre à ce message

  • 12 septembre 1917 12 juin 2015 16:22, par Janvier

    Bonjour,
    En regardant sur Salin de Giraud, guerre 1418.overblog, effectivement il existait bien un hôpital militaire à cette date dans cet agglomération ; conclusion cet objet aurait été façonné par un blessé en souvenir de sa convalescence.
    Gérard

    Répondre à ce message

    • 12 septembre 1917 13 juin 2015 16:16, par ROUE

      Bonjour Mr JANVIER,

      Merci pour cette référence du site qui liste Salin de Giraud parmi les hôpitaux militaires auxiliaires mais ne donne pas de dates. Etait-il vraiment en activité le 12 septembre 1917 ?
      En effet, j’ai lu par ailleurs que parmi les milliers hôpitaux provisoires, certains n’avaient eu qu’une vie éphémère terminée bien avant la fin du conflit.
      Avez-vous plus de précisions ?

      Cordialement.
      ROUE

      Répondre à ce message

      • 12 septembre 1917 14 juin 2015 07:16, par G . JANVIER

        Bonjour, Monsieur,
        Hélas je ne peut vous en dire guère plus, ce dont je me rappelle, sur Google, ma question était « Hôpital Militaire de Salin-de-Giraud période 1914-1918, ensuite sur » over-blog " Par-contre il était toujours en fonction en 1917.
        Ne m’en veuillé pas, car je ne retrouve pas cette page, étant au minimum en informatique
        Cordialement
        G J
        PS : Je vais continuer ma recherche

        Répondre à ce message

        • 12 septembre 1917 14 juin 2015 21:54, par ROUE

          Bonjour Monsieur JANVIER,

          Soyez rassuré. Je m’en voudrais d’en vouloir à quelqu’un qui cherche à m’aider. Comme je l’ai expliqué à GUENOE, j’ai lu le blog de Mr OLIER auteur d’un ouvrage en plusieurs volumes sur les hôpitaux de la guerre 1914-1918. Dans la présentation du tome 4 consacré au sud-est,Salin de Giraud est crédité ’un hôpital auxiliaire. Mais il faut consulter l’ouvrage pour connaître entre autres choses les dates d’ouverture et de fermeture de l’établissement. Ce qui m’intéressait, pour voir si le 12 septembre 1917 il était toujours en activité. Et,le cas échéant, en conclure que l’auteur du coupe-papier pouvait être un convalescent. Je n’ai encore pu réaliser cette vérification. Un chercheur affirme bien que l’hôpital était en activité à cette date mais sans donner sa source.

          Cordialement.
          ROUE

          Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Je collectionne des objets provenant de l’artisanat de tranchées.
    Il s’agit sans aucun doute possible d’un objet provenant de ce type d’artisanat : la forme classique et la gravure amateur en sont la preuve. C’est bien un ouvre-lettre.
    Deux détails sont toutefois curieux avec l’objet en question : le matériau employé et la fente.
    Le matériau :
    Par définition, l’artisanat de tranchée est réalisé à partir de douilles d’obus en laiton. Je n’avais jamais vu d’aluminium...
    Je me pose la question de savoir si celui-ci n’aurait pas été argenté (il suffit de gratter la tranche pour savoir si c’est le cas).
    La fente :
    Je ne comprends pas son usage, l’idée de l’ouvre-sardine est intéressante, mais ces objets sont fragiles et ne sont pas faits pour servir, ce sont simplement des souvenirs. De plus, cette fente n’est pas suffisamment profonde pour y glisser complètement la languette d’une boîte à sardines.

    Quant à la date, il doit y avoir un rapport avec une sortie de d’hôpital...

    Cordialement,
    PhL

    Répondre à ce message

    • Bonjour,

      Sur le site cité plus haut, on trouve beaucoup d’objets en aluminium.

      http://artisanatpoilu.forumgratuit.org/t53-coupe-papier

      Cordialement.
      AD

      Répondre à ce message

    • Bonjour Mr LAFON,

      Merci au collectionneur d’avoir écrit, en connaissance de cause : c’est un ouvre-lettre, malgré vos deux interrogations sur le métal et la fente de cet objet. Je confirme : il est d’origine en aluminium sans la moindre placage d’argent et sa légèreté le rend impropre à l’usage d’ouvre-boites.
      Pour la date, qu’est-ce qui vous fait penser à une sortie d’hôpital ?

      Cordialement.
      ROUE

      Répondre à ce message

      • Voici ma déduction sur l’origine hospitalière de l’objet :

        1/ C’est bien de l’artisanat de poilu, nous sommes donc en présence d’un objet confectionné par un militaire,
        2/ A Salin de Giraud, il n’y a pas de front ni de tranchées, or, d’après les dires de Guénoé (12 juin 13h51), il y a bien un hôpital militaire, nous avons donc des poilus présents sur le site.
        3/ Confirmation semble donnée par l’un des intervenants (BCJ 13 juin 13h16) que l’on peut trouver dans les hôpitaux des objets en aluminium...
        4/ S’il y a bien un endroit où l’on a le temps de bricoler, c’est bien une chambre d’hôpital...
        5/ Le soldat récupère donc une pièce de métal, fabrique l’objet avec une lime et le décore avec un couteau. En effet ces deux outils suffisent pour le confectionner.
        6/ Ensuite il veut graver une date afin d’immortaliser l’évènement qui justifie la fabrication de cet objet.
        Que peut-il donc graver comme date ?
        A mon avis, deux pistes : soit sa date anniversaire, soit beaucoup plus sûrement sa date de sortie d’hôpital, d’autant plus sûrement si la blessure était grave et la convalescence longue ! En quelque sorte, il fête la quille (de l’hôpital) !

        Vous avez compris qu’il s’agit d’un raisonnement, qui peut tenir debout, comme notre poilu sortant enfin de l’hôpital !

        Je voudrais signaler enfin que ce poilu n’est pas à sa première gravure : il maîtrise plutôt bien l’outil et les courbes du dessin sont élégantes.

        Bien cordialement,
        Philippe Lafon

        Répondre à ce message

        • Bonjour Monsieur LAFON,

          Votre démonstration est propre à redresser les bossus, à rendre la vue aux aveugles et l’agilité aux estropiés et donc à faire voir dans le « héros » dont nous nous occupons avec tant de sollicitude un convalescent immortalisant, non pas dans le marbre mais dans l’aluminium, la date où il est redevenu le fringant civil qu’il était auparavant.
          Plaisanterie mise à part, on peut admettre cette hypothèse du poilu hospitalisé,mais on n’a aucun élément permettant de penser que la date du 12 septermbre 1917 est celle de sa sortie de soins. Toutes les hypothèses sont possibles, dont celles déjà proposées par d’autres correspondants. Aucune ne peut être confirmée si l’on pense qu’elle s’applique à un « événement » personnel. La consultation de la presse locale de l’époque, si elle est possible en ligne, permettra de trancher la question.
          Votre remarque sur l’habileté du fabricant du souvenir m’a amené à penser qu’il pourrait s’agir d’un « pro » travaillant sur commande de ses camarades d’infortune comme celui qui nous occupe. On retrouve le même type de tracé et de décoration sur le couper-papier présenté par Jacques (12 juin 11h47)et sans doute aussi sur ceux de votre collection.
          A ce propos, quelles inscriptions y avez-vous relevées ? Connaissez-vous un ouvrage (ou une partie) traitant de ce sujet : circonstances, techniques ...

          Cordialement.
          ROUE

          Répondre à ce message

          • Bonjour,

            Comme dans toute énigme policière, il s’agit d’identifier le coupable et de déterminer le mobile.

            Nous possédons déjà l’arme du crime, l’ouvre-lettre, qui nous révèle 4 éléments essentiels : le métal de l’objet, sa typologie, un lieu et une date.

            • le métal : de l’aluminium, il semble que l’on ne puisse le trouver qu’à « l’arrière »,
            • sa typologie : typiquement de l’artisanat de poilu, plutôt bien réalisé.
            • le lieu : il est indiqué clairement,
            • la date : indiquée elle aussi.

            Ces 4 éléments sont reliés par le fait que nous sommes, à l’évidence, devant l’ouvrage d’un poilu qui était adroit, rien de plus.
            Mais que fait « notre » poilu à Salin de Giraud, qui est tout de même l’exemple type du trou du chose du monde ? (Si vous permettez, Votre Honneur...)
            Or nous apprenons qu’il y a un hôpital militaire ! L’information est capitale car elle justifie la présence de notre poilu à cet endroit.
            Ce qui relie donc 3 des éléments du départ : la matière, la typologie et le lieu. Ils sont concordants !

            Reste la date : j’ai émis une hypothèse quant à la sortie d’hôpital. En effet, rien n’importe plus à un blessé de guerre de sortir de ce type d’endroit afin de retrouver sa famille, ses amis ou... sa tranchée ! C’est la preuve tangible qu’il a retrouvé sa pleine santé après N semaines ou mois de traitement.
            Jusqu’à preuve du contraire, je m’accroche à cette explication.
            Ce serait donc notre mobile !

            Reste à identifier le coupable : il faudrait maintenant mettre la main sur les registres d’hôpitaux de cet hôpital car ils ont existé (voir les AD13 par exemple). J
            En revanche, je ne crois pas trop à la presse départementale pour nous renseigner car elle ne doit guère signaler un événement aussi local que celui qui a du avoir lieu ce jour-là et à cet endroit-là.
            Pour info, la presse du 13 n’est pas consultable en ligne... http://www.archives13.fr/archives13/CG13/cache/offonce/pid/26

            Pour terminer, voici mes conclusions : si l’on met la main sur un registre d’entrées et de sorties, tout est possible pour identifier le coupable !

            Sinon... le crime de Salin de Giraud restera impuni !

            Mr le procureur Roue, à vous de poursuivre !

            Philippe Lafon

            Message à l’intention des jurés d’assises (si l’on arrive à le rattraper !) : pour ce faire une opinion sur le fond, on pourra lire utilement le gros travail de recherche sur ce type d’artisanat, que je trouve personnellement émouvant quand on sait dans quelles conditions, le plus souvent affreuses, il a été réalisé :
            « Artisanat de tranchée » de Patrice Warin, en 2 tomes. 2007.

            Répondre à ce message

            • Bonjour Monsieur Lafon,

              C’est un plaisir de vous lire et un soulagement de n’avoir pas à se reprocher, du moins on veut s’en persuader, une participation de près ou de loin, consciente ou inconsciente, à une affaire qui perdrait bientôt de son mystère si on avait l’intelligence de vous la confier.

              Votre logique est implacable et votre conclusion inattaquable. Sus donc au registre d’entrées et de sorties de l’hôpital où se terrerait depuis près d’un siècle un suspect que vous n’hésitez pas à qualifier, d’entrée de démonstration, de coupable.

              Sérieusement, je suis d’accord avec vous. Je vais interroger les AD 13, avec toutefoisun optimisme mesuré. En effet, le Service des Archives Médicales et Hospitalières des Armées (SAMHA) basé à Limoges m’a écrit ne pas détenir de fonds d’archives de la Grande Guerre concernant la ville de SALIN-DE-GIRAUD.
              Je suivais la piste donnée par F. OLIER, auteur de « Hôpitaux militaires dans la guerre 1914-1918 », qui cite Salin de Giraud comme ayant accueilli un hôpital auxiliaire et indique cet établissement comme susceptible de fournir plus de détails.

              Merci pour la référence de l’ouvrage de Patrice Warin ; je vais essayer de me le procurer. Ainsi que pour l’information sur la consultation en ligne aux AD13 de la presse locale. Elle aurait été inutile suivant vos conclusions.

              Pour terminer, j’avoue mon scepticisme sur la joie du poilu à retrouver sa tranchée au sortir de sa convalescence et son Honneur vous laisse la responsabilité de l’expression utilisée pour qualifier l’importance accordée à Salin de Giraud.

              Cordialement.
              ROUE

              Répondre à ce message

  • Bonsoir. La fente au bout du manche ne pourrait elle pas servir de porte plume, car si l’on considère la partie coupe papier on peut, avec un peu d’imagination, lui trouver la forme d’une plume d’oie.

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Petite aparté, ma commune natale donnait un cadeau aux gens qui décrochaient le « certificat d’études » tant que celui-ci a existé, soit au choix du récipiendaire : dictionnaire « Petit Larousse » ou boîte de compas (mon choix, car j’avais déjà le dictionnaire) ou boîte à ouvrage.

    En ce qui concerne le fameux objet, tout laisse à croire qu’il s’est passé un évènement spécial ce 12 septembre 1917 à Salin-de-Giraud. Rien n’indique, par contre, que c’était en rapport avec la guerre qui devait pourtant occuper tous les esprits à l’époque.
    A partir de là, se pose une question essentielle : quel est l’élément signifiant, la date ? le lieu ? l’objet (son utilité ou son symbole) ?
    Si c’est l’objet, ça signifie qu’il a été offert à quelqu’un qui était lettré ou qui en aurait eu l’usage. Peut-être un cadeau de départ ou plus probablement d’arrivée (après concours ou nomination) d’une personne dans un service administratif ou une mairie annexe (on sait qu’Arles est la commune la plus étendue de France). C’est mon meilleur pronostic.
    En ce qui concerne la fente, je ne pense pas qu’elle servait à tenir un manche, ce serait inverser le principe tenon/mortaise, je crois qu’elle avait plutôt une utilité complémentaire, soit une 3e fonction au coupe-papier (qui outre le couteau, comporte une pointe pour relever le coin du revers de l’enveloppe afin d’y glisser la lame). Peut-être qu’en faisant passer dans la fente l’enveloppe à envoyer, collée dans sa longueur on s’assurait de sa bonne fermeture et aussi de récupérer ainsi la colle en surplus....
    Voilà, c’est une hypothèse. Cordialement.

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    • Bonjour Mr CRAON,
      Sympathique confidence d’un homme - du moins c’est ce que je déduis de votre choix de lauréat au certificat d’études - que l’école a justement récompensé pour son succès.
      Et qui montre que j’ai eu tort , dans ma présentation de l’objet, d’écarter l’hypothèse de la distribution d’un trophée autre que le parchemin pour marquer le succès à cet examen.
      Cela dit, on peut penser que la production de cet objet était liée à la guerre. A l’époque, Salin c’était l’hôpital et la poudrerie. Mais aussi que ce lien n’était pas direct si l’élément important était la date et non pas l’objet de fabrication « courante » ou le lieu de séjour, peut-être forcé.
      Quant à la fente,si elle n’a pas servie à un emmanchement, pour raison technique, quelle a pu être sa justification ?
      J’ignore comment se présentaient les enveloppes de l’époque, mais à mon avis la partie à coller était en triangle plutôt qu’en rectangle et était pourvue de colle à humidifier.

      Après cette petite discussion, on en revient à la question : que commémore la date du 12 septembre 1917 pour celui qui a fabriqué cet objet.

      Cordialement.
      ROUE
      passé à Sa

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      • Bonsoir,

        Après lecture des diverses contributions, j’en viens à synthétiser les informations qui paraissent les plus pertinentes et donc à penser que cet objet a très certainement été réalisé par un soldat en convalescence à Salin-de-Giraud, puisqu’il s’y trouvait un établissement, soit « à l’arrière », destiné aux blessés qui n’étaient pas aptes à reprendre le combat rapidement (gazés, « gueules cassées », amputés, etc...). L’objet qui n’est pas en laiton (comme les magnifiques douilles d’obus sculptées dans les tranchées, telles celles qui ornaient les cheminées dans ma famille et qui malheureusement ont été débarrassées un peu bêtement par des cousin/cousine anti-militaristes...) mais en alu et a donc été fabriqué à l’arrière avec le métal dont on y disposait, soit pas du laiton, mais de l’alu, comme les couverts, quart et gamelle du soldat....
        Il faut noter la calligraphie typique de l’époque, et son écriture « liée » (comme à la plume), il ne s’agit donc pas de poinçons exécutés par machine (les lettres ne seraient pas reliées entre elles ou alors avec des défauts), mais donc d’un travail artisanal et unique.
        La date est certainement importante pour l’auteur, on pourrait imaginer que c’est celle de l’opération qui lui a sauvé la vie, ou celle de son arrivée dans l’établissement ou celle de sa rencontre avec une soignante ou une marraine de guerre. En tout cas une date qui a une signification personnelle....
        L’ornement parait être un gland, mais les feuilles ne sont pas celles d’un chêne. Peut-être s’agit-il d’une fleur en bouton ou peut-être que le soldat n’était pas très « botaniste » mais s’est figuré que les fleurs, ça plait toujours à une dame, pour laquelle, il serait malvenu de graver un canon, un casque ou une devise de régiment...!

        Pour l’entaille dans le manche, vous avez raison, les enveloppes étaient en « triangle » à cette époque, mon hypothèse ne doit pas être la bonne. Il est possible comme l’a dit quelqu’un que cette fente existait sur la pièce de métal qui à servi à confectionner l’objet, mais je n’y crois pas, cela signifierait que l’objet final était assez près de l’objet initial, compte tenu de la forme et des cotes disparates de l’objet et du fait qu’un coupe-papier n’est pas à-priori en alu, métal léger et qui est facilement terni et dégradé par les chocs. Je pense que cette entaille était donc un choix de l’auteur et qu’elle répondait à une fonction précise, certainement en lien avec la fonction première de l’objet, soit la rédaction, l’envoi ou la réception de lettres. Peut-être comme un presse-papier, pouvait-on y ranger des courriers à « garder sous le coude » ou peut-être cela servait-il à ranger l’outil en bonne position dans un plumier ou un secrétaire. Peut-être aussi l’auteur y avait-il mis, plié plusieurs fois, son « mot doux » en l’offrant...!

        Cordialement.

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        • Bonjour Monsieur CRAON,

          je commence par vous remercier pour votre longue et intéressante contribution qui réalise une première synthèse des hypothèses, suggestions, affirmations reçues des uns et des autres. au sujet de cet coupe-papier

          En ajoutant vos interrogations et vos réponses qui laissent néanmoins en suspens cet intrigant détail qu’est l’entaille dans le manche. Et plus encore ce que représente pour l’auteur du coupe-papier la date si importante pour lui et peut-être quelqu’un(e) d’autre, du 12 septembre 1917.

          Pour tenter de le savoir, je vais prendre contact avec les AD 13 afin de savoir si elles détiennent un dossier sur l’hôpital militaire auxiliaire de Salin de Giraud.

          Bien entendu, si de nouvelles idées vous viennent, je les recevrais avec plaisir et intérêt.

          Cordialement
          ROUE

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  • Qui saurait interpréter cette inscription qui fait référence à un événement indéterminé ?

    pourquoi les 4 feuilles et une fleur en bouton ? on dirait un point de broderie !

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  • Un détail que personne n’a mentioné et qui peut être n’a rien à voir.

    Mais pourquoi ce dessin sur la lame ? On dirait le dessin d’un gland, ou d’une fleur. Est ce que cela a voir avec l’évenement ?

    Michelle

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  • les soldats pour occuper les quelques heures de répit dans les tranchées gravaient des objets,ce qu’ils pouvaient trouver, c’est ainsi que dans la famille nous avons des obus mais également timbales, couteaux coupe-papier, briquets.
    La date de 1917 peut-être un événement particulier comme lors d’un affrontement ou un acte considéré comme héroïque donner lieu a une citation du soldat et peut-être même décoration.
    Mais là c’est noté dans le fichier matricule du soldat encore faudrait-il connaitre le nom de la personne ayant donné l’objet pour enquêter en espérant que cet objet ai été gravé par quelqu’un proche de cette personne

    Répondre à ce message

    • Bonjour Mme LELONG,

      Votre suggestion concernant la date ne manque pas d’intérêt et je vous en remercie.. Mais je me demande, dans le cas où elle ferait mémoire d’un combat, si le lieu de celui-ci n’aurait pas été mis à la place de celui de Salin de Giraud.

      Hélas, comme je l’ai dit dans la présentation, la personne qui m’a donné le coupe-papier n’avait pas la moindre idée ou souvenir de sa provenance, peut-être extérieure à sa famille que je ne connaissais d’ailleurs pas. Aucune piste donc de ce côté. Dommage car votre idée était intéressante.

      Les couteaux coupe-papier de votre famille comportent-ils des inscriptions ? Serait-il possible d’en avoir des photos directement à mon adresse mail ou sur le site, suivant la règle en usage ?

      Cordialement.
      ROUE

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      • Bonjour

        Le coupe papier était en métal doré (cuivre) et n’est plus en ma possession par compte j’ai toujours les les douilles sculptées, mais ce n’est pas ce qui vous intéresse .
        Je pensais que si ce poilu était hospitalisé, il y avait donc des infirmières et peut-être cette hospitalisation aura donné lieu à une rencontre, et c’est ensuite qu’il aura voulu immortaliser cette date, on peut même supposer qu’il y aura eu un mariage, ou fiançailles

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        • Bonjour Madame LELONG,

          J’aurais aimé admirer votre ooupe-papier, d’une « classe » au-dessus du mien. Tant pis.
          Votre hypothèse « sentimentale » n’est pas à exclure. Merci de l’avoir amenée.
          Il est bien établi que beaucoup de poilus ont trouvé du réconfort auprès de personnes comme les marraines de guerre ou le personnel soignant des hôpitaux. Et que des mariages en ont été l’aboutissement pour un certain nombre d’entr’eux. C’est peut-être ce qu’a voulu immortaliser l’auteur du coupe-papier. Il s’y est bien mal pris puisqu’il il aurait pu mettre deux prénoms, ajouter un coeur et toute autre chose de ce genre propre à nous donner une piste. Evidemment, cette recherche aurait été moins passionnante ...

          Cordialement.
          ROUE

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  • Bonjour,

    Poursuivant toujours l’idée qu’il s’agit d’un coupe-papier réalisé par un poilu en convalescence à Salin de Giraud, je ne pense pas qu’il faille chercher une raison particulière à la date inscrite : 12 septembre 1917.
    Pour moi, il s’agit tout simplement de la date à laquelle l’objet a été fabriqué, un petit peu comme sur une carte postale on écrit Souvenir de... avec la date.
    Ne manquent que la signature ou les initiales du poilu. Dommage !

    Cordialement.
    Jacques

    Répondre à ce message

    • Bonjour Jacques,

      Vous avez sans doute raison : le 12 septembre 1917 n’est pas l’équivalent du 11 novembre 1918. Je pense tout de même qu’elle a une signification particulière, peut-être pour le seul intéressé. Je ne crois pas à une date liée à la fabrication, par exemple celle de sa fin, comme on peut en trouver à la fin d’un roman. Ni au séjour où deux dates auraient été gravées.
      Comme vous dites, dommage que le poilu, si on se tient à l’hypothèse de la convalescence, ait été aussi discret sur lui. Mais il nous a laissé le plaisir de la recherche. Merci d’y participer aussi activement.

      Cordialement.
      ROUE

      Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Comme beaucoup je pense que cet objet en forme de cuillère à poisson ou de couteau à fromage, pouvant servir de coupe papier, a été fabriqué par un soldat hospitalisé ou en convalescence « pour occuper son temps ». Ce que démontre le fait qu’il soit en aluminium, car les objets en cuivre ou laiton étaient surtout fabriqués sur le front, alors qu’à l’hôpital ou les maisons de repos ils ne disposaient pas de ces métaux ; par contre les objets usuels de leur quotidien : gamelle, tasse, verre, assiette, fourchette, cuillère, broc étaient en alu et la date est peut-être celle de la fabrication de l’objet tout simplement.
    Merci pour cette énigme intéressante.

    Répondre à ce message

    • Bonjour BCJ,

      Une énigme est d’autant plus intéressante qu’elle suscite de propositions de solution. Merci donc pour votre participation.
      Je retiens de votre message la distinction cuivre-front/alu-hôpital et, surtout, l’origine de la matière première des objets souvenirs. A savoir que le matériel d’hôpital, avant même d’être réformé, pouvait connaître du fait de ses usagers une reconversion spontanée pour un usage non prévu par l’administration. A tout prendre, une simple anticipation.
      Pour ce qui est de la date qui pourrait être celle de la fabrication, je vous invite à lire la réponse donnée ci-dessus à Jacques.

      Cordialement
      ROUE

      Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Je pense qu’il s’agit d’un coupe papier.
    Peut-être y avait-il un manche en bois avec d’autres inscriptions
    Pourquoi pas un cadeau de mariage (cérémonie aux lieu et date indiquées)
    Cordialement
    Roland Carrier

    Répondre à ce message

    • Bonjour Monsieur CARRIER,

      Il est bien possible que mon coupe-papier ait eu un manche, bien qu’un autre correspondant y ait trouvé une difficulté technique. Je pense en effet qu’il lui manque quelque chose du fait de la présence d’une fente à une extrémité.
      Votre suggestion de cadeau de mariage a le mérite d’être originale. Et pas si invraisemblable que la modestie de l’objet pourrait le laisser penser. J’ai, de la personne qui m’a donné le coupe-papier prétexte de tant de remue-méninges, une salière en faïence vernissée composée d’une « cuvette » encadrée par deux joyeux petits cochons assis. C’était tout le cadeau de mariage offert par sa soeur,au tout début du 20è siècle. Mais un vrai entre deux personnes sans doute pas très riches.
      Merci donc pour votre suggestion à première vue insolite.

      Cordialement.
      ROUE

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  • Re-bonjour,
    Sur le lien ci-dessous, en cliquant sur « bessiere.pdf »,
    vous trouverez un document présentant les archives du Service des Archives médicales et hospitalières des Armées (S.A.M.H.A.). Le travail de Monsieur Olier y est mentionné.

    http://crid1418.org/espace_scientifique/guidesources/

    Ce centre pourra certainement vous renseigner...
    Aurélie

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  • Bonjour,

    Nous détenons le même objet, en laiton et avec un manche plat. Un coupe papier sans doute, fabriqué par le grand-père de mon mari, en souvenir de la bataille de la Somme en 1918.

    Le vôtre aurait-il été fabriqué pour commémorer une guérison et la sortie d’un hôpital militaire ?

    Cordialement.
    Jacqueline

    Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Par arrêté préfectoral du 1er juin 1917 M. Escavy (C.), ex-soldat au 112e régiment d’infanterie, est nommé facteur (au 2e tour) à Salin-de-Giraud.(source Journal Officiel)
    Et si il avait pris ses fonctions le 12 septembre ?
    Ces « emplois réservés » sont peut être une piste à creuser !

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

  • Et si par hazard l’encoche dans le manche serait pour une poignée en bois, qui s’est fendue ou cassée ?
    Michelle

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    • Bonjour Madame SCHOTT,

      Merci pour cette hypothèse de manche disparu.Un correspondant a expliqué que c’était peu envisageable pour une raison d’assemblage : la tige du coupe-papier aurait dans ce cas présenté un tenon (extrémité amincie) au lieu d’une mortaise (extrémité fendue. Mais pourquoi pas ? Il manque bien quelque chose, sans quoi la tige aurait été pleine et peut-être plus travaillée. Il nous faudra faire encore preuve d’imagination.

      Cordialement
      ROUE

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  • Bonjour,
    cela me fait penser à la fête des olives en septembre.
    Cordialement

    Répondre à ce message

    • Bonjour BAUDRY

      Cette suggestion inédite mérite un remerciement. Mais aussi une demande de développement sur cette fête des olives et ses caractéristiques. L’idée d’oliviers à Salin de Giraud ne me serait pas venue spontanément. Peut-être parce que je ne connais pas le lieu.

      Cordialement.
      ROUE

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      • Bonsoir,

        Le jour où il y aura une fête des olives à Salun de Giraud, ce sera approximativement le même jour que celui où je serai nommé pape en Avignon ! C’est dire !

        J’ai cru remarquer que dans le toponyme Salin, il y avait sel. Donc des terres inondées par les eaux de l’océan qui produisent du sel...
        Quant à celles qui ne le sont pas par les eaux salées, elles le sont par les eaux douces pour produire du riz.
        Dans les 2 cas, des zones humides très impropres à la plantation d’oliviers qui, eux, aiment les terres dures, hautes et sèches...

        Je conseille d’aller sur Google earth et d’observer Salin de Giraud à une altitude de 4km pour comprendre la morphologie de ces paysages alluvionnaires, puis de descendre à 40m pour comprendre qu’il n’y a pas un seul olivier dans le village !

        En attendant bonne fête... des pères !
        Philippe Lafon

        Répondre à ce message

  • Bonjour,

    l’imagination qui a régné quelques jours en ces lieux semblant les avoir désertés, il est de temps de faire le bilan d’une recherche à laquelle vous avez été 25 à participer, certains en un bref passage, d’autres par des échanges prolongés. Soyez-en tous remerciés.

    La question était simple : « Salin de Giraud 12 septembre 1917. Qu’a-t-il pu se passer de mémorable ce jour-là, en ce lieu ? »

    La réponse l’était moins.

    Mon idée de départ était celle d’un souvenir lié à un événement collectif au sein de « La poudrière » de Salin de Giraud dont m’avait parlé en son temps une association patrimoniale locale. Donc un souvenir fabriqué par un atelier, en série, et distribué en nombre.

    Pour s’en assurer, la démarche paraissait évidente : après confrontation avec l’opinion des internautes de HISTOIRE-GENEALOGIE, consulter la presse locale susceptible d’avoir relaté l’événement

    Leurs contributions se sont chargées d’en faire un souvenir attaché à un événement personnel, fabriqué à la main, en un exemplaire, par un pensionnaire de l’hôpital militaire auxiliaire, temporairement installé dans la localité, signalé aussi par l’association précitée récemment interrogée

    Seul rescapé de ce remue-méninges : l’objet-souvenir. Le collectionneur expert a confirmé, avec d’autres, qu’il s’agissait bien d’un coupe-papier. Contre l’avis de ceux qui voyaient en lui, avec plus ou moins de vraisemblance, un couteau à beurre ou à fromage ou à poisson, un ouvre-boite, voire à la fois un coupe-papier et une clé à sardines.

    En définitive, on serait en présence d’un poilu, que le sort a amené à Salin de Giraud pour se refaire une santé et qui, l’ennui aidant et sans doute aussi l’exemple de ses compagnons d’infortune, s’est adonné à une activité à la fois manuelle et artistique, mettant à contribution le gisement d’aluminium de la « vaisselle » à la fois hospitalière et militaire pour produire un objet destiné à témoigner du caractère mémorable, à ses yeux, du 12 septembre 1917.

    De nombreuses circonstances pouvant peut-être prétendre à cet honneur ont été évoquées, parmi lesquelles : inauguration d’une usine de sardines (d’où la clé ?), banquet d’amicale, opération chirurgicale, idylle avec une soignante. Mais la majorité s’est fixée sur une sortie de l’hôpital, avec à la clé la joie des retrouvailles avec la famille, les amis, et même, paraît-il, la tranchée.

    Et pour vérifier cette hypothèse, rien de mieux que de chercher à consulter les documents hospitaliers.
    Hélas, le Service des archives médicales et hospitalières des armées, implanté à Limoges, ne possède aucun dossier sur Salin de Giraud
    et le recours aux Archives départementales du Rhône s’annonce peu fructueux.
    Il est donc à craindre que notre inconnu au coupe-papier le reste et qu’ainsi son nom et « l’événement » qu’il a voulu « immortaliser » – au moins pour la durée de sa vie – ne connaissent pas l’honneur d’une publication dans HISTOIRE –GENEALOGIE.
    Si, toutefois, mon pronostic était déjoué, je ne manquerai pas d’en faire part ici.

    Cordialement,

    ROUE

    Répondre à ce message

  • Bonjour à tous les chercheurs de cet énigme.

    Il me semblerait plausible que ce coupe-papier aurait été offert, par ce monsieur à sa belle, avant de quitter pour le front et a qui il aurait par la suite fait parvenir de nombreuses lettres....

    Et pourquoi pas ?
    Quant à la fente, un manche a dû y être inséré auparavant.

    Répondre à ce message

    • Bonjour Madame LEVEILLE,

      Merci pour votre contribution originale. La plupart des avis émis jusqu’ici penchaient pour un poilu venu à Salin de Giraud pour des soins à l’hôpital ou suite à une affectation à l’usine de poudre. Vous y voyez plutôt un futur poilu marquant son départ de Salin par le cadeau d’un coupe papier en prévision d’une abondante correspondance avec sa belle. Et pourquoi pas ? comme vous l’écrivez. Grâce à vous, la recherche s’enrichit d’une nouvelle piste : la consultation de la liste des « conscrits » d’Arles de 1917 pour voir si un enrôlement a eu lieu vers le 12 septembre de cette année-là.

      Cordialement.
      ROUE

      Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Je ne sais si vous êtes arrivé à élucider votre coupe-papier, il y a un site-blog intéressant concernant les objets réalisés par les poilus, avec de très belles photos.
    Bagues, briquets, ronds de serviette, bénitiers, une multitude d’objets gravés et... des coupe-papier semblables au votre... regardez c’est intéressant.
    J’ai tapé : les objets de tranchées 14-18, le 87e RI, la grande guerre.
    Cordialement et bonne recherche.

    N. Demore

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Jepense qu’il s’agit d’un coupe papier réalisé par un poilu.
    J’en possède un similaire qui appartien à la famille.

    de plus si l’on tape sur Google « coupe papier 14-18 », puis sur images, on découvre toute une serie de coupe papier similaires et bien d’autres objets réalisés pendant cette période.
    Thierry

    Répondre à ce message

  • Bonjour
    et si c’était la date d.une blessure ?
    Mon grand père évoquait toujours sa blessure à chaque date anniversaire
    marie

    Répondre à ce message

  • Qui saurait interpréter cette inscription qui fait référence à un événement indéterminé ?
    OK pour le coupe-papier.
    La gravure, s’il s’agit d’un souvenir uniquement militaire représenterait, je pense, un article de guerre - grenade, casque, fusil etc... ce qui m’intrigue c’est la gravure « romantique » une branche feuillue avec un bourgeon, une fleur non éclose, ce qui me fait penser que ce soldat en convalescence ou originaire de Salin fixerait ainsi la date d’un événement familial : mariage (le sien) ou peut être naissance d’un enfant..., auquel cas le mystère reste entier puisque nous ne connaissons pas le nom de ce soldat, et que nous n’en sauront pas plus. Mais un peu de bonheur dans cette épreuve peut aider à supporter l’enfer !

    Bonne chasse

    Zajac

    Répondre à ce message

    • Bonjour Zajac,
      Tout d’abord mes excuses pour vous répondre avec retard.
      La correspondance que vous évoquez entre le bourgeon ou la fleur non éclose et un mariage ou l’annonce d’une naissance est convaincante. Elle a même pu inspirer un poilu puisque ces motifs et ce graphisme se retrouvent dans les sites spécialisés en objets de ce genre.
      Quant à en savoir plus, je crois que c’est illusoire d’y croire, à défaut d’un nom, celui du fabricant ou du destinataire. J’ai renoncé à me rendre aux A.D. 13, l’éloignement s’ajoutant, faute d’avoir un minimum d’indices permettant d’espérer aboutir à quelque résultat. Dans ces conditions, la fête des olives à Salin de Giraud et, par conséquent, le couronnement papal en Avignon de Mr LAFON ont toutes leurs chances de cesser d’être une galéjade. Restera à souhaiter d’y être invités.
      Cordialement,

      ROUE

      Répondre à ce message

      • Cochon qui s’en dédie !

        Dieu m’est témoin* que SI je suis élu** pape en Avignon en cette fin d’année, voire en 2016, j’inviterais à la cérémonie tous les participants à ce forum avec femmes, époux et enfants !

        Ce n’est pas tout, j’inviterais tout le personnel des AD 13, mais à une seule condition : qu’ils viennent avec tous les registres concernés par cette affaire et auxquels M. Roue n’a pas accès pour cause d’éloignement ! Bien que portant un patronyme qui pourrait l’aider à avancer !

        Cette cérémonie de couronnement sera grandiose, c’est promis et surtout on aura ENFIN la réponse à une question posée il y a quelques mois et pour laquelle le suspens devient intenable !
        Personnellement, et ce n’est pas pour parler de moi, il y a des nuits où je n’en dors pas....

        Mais pourquoi la réponse à ce moment-là ? C’est très simple : au moment précis où la tiare papale me sera posée sur la tête, Dieu m’apparaîtra avec... la réponse !
        Patience donc, mes bien chers contributeurs, patience ce jour tant attendu approche !

        Philippe Lafon

        PS : Détail important : il y aura UNE DISTRIBUTION D’OLIVES EN OR*** à la sortie du palais des papes ! Qu’on**** se le dise...

        * Selon l’engagement formel pris le jour de la saint Hervé en l’an de grâce deux mille quinze.
        ** Votez pour moi !
        *** En provenance directe, sans intermédiaire et sans pesticides, de Salins de Giraud, lieu mondialement connu pour la récolte des olives.
        **** Bien sûr, d’autres graphies sont possibles...

        Répondre à ce message

        • Bonjour Monsieur LAFON,

          Par une distraction inexplicable, je ne découvre qu’aujourd’hui votre message urbi et orbi.

          Foin du SI. Dieu vous étant témoin, vous serez sous peu élu pape des olives* en Avignon , votre modestie dut-elle en souffrir. Ainsi cesseront vos douloureuses insomnies dont je me sens un peu coupable. C’est pourquoi je voterai pour vous à deux mains, à deux pieds et de la voix : « A fond, LAFON »

          Un seul souci : quelle tenue revêtir en présence de votre sacré invité, convoqué réponse à la main ?

          Par parenthèse, inutile d’inviter les AD 13 et leurs registres rendus sans intérêt par la présence d’une si haute autorité.

          N’en profitez pas pour réduire l’abondante distribution promise d’olives en or, symboles des riches récoltes, vertes ou noires mais toujours salées, de Salin de Giraud

          Et si tout cela n’était qu’une blague ? Il est bien connu que les promesses n’engagent que ceux qui y croient et donc pas ceux qui les font. Qu’on se le dise.

          Cordialement.

          ROUE

          * en cas d’échec, divinement improbable, vous pourriez prétendre au titre un peu moins de haut vol de roi des a……..s à Vire. Là encore, ce serait « A fond, LAFON »

          Répondre à ce message

          • Bonjour M. Roue,

            Trêve de plaisanteries, nous ne sommes pas là pour cela sur ce forum !
            L’humour est une chose, mais la réponse définitive au grave problème posé en est une autre...

            Sauf coup de théâtre, je crois bien que la solution à cette énigme est introuvable et le restera sans doute car l’objet, simple et sans valeur finalement, ne suscitera pas l’énergie et le temps nécessaires à la découverte d’une réponse qui n’apportera de toute façon pas de valorisation à l’objet en question...

            J’ai bien l’honneur de vous saluer M. Roue !

            Amen !

            Répondre à ce message

  • Bonjour
    Nous avons le même genre à la maison. Il a été fabriqué par le grand père de mon mari dans les tranchées pendant la première guerre mondiale.Le nôtre est intitulé « Souvenir du 25e R.A.D.A » et ses initiales.Il est en cuivre.
    Margareth RT

    Répondre à ce message

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