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Qui était cet homme pour mon arrière-grand-mère ?

jeudi 16 février 2017, par Hélène Pierron

Comment débute cette histoire, par un bonheur ou par un drame ? L’annonce de l’arrivée d’un enfant est le plus souvent un bonheur, la concrétisation d’une belle histoire entre deux êtres. Mais ce peut être aussi un drame quand l’un des deux se parjure et disparaît, ou pis encore n’était que de passage.

Que s’est-il passé en 1885 chez les Martin, lorsque Marie-Louise a avoué son état ? Denis, limonadier bien connu à Auch, a sûrement juré et tempêté, pensez donc, sa fille unique, mais qu’allaient donc en dire ses pratiques ! Françoise sa femme a dû s’effondrer en pleurs, non mais quel affront, on a beau être des gens modestes, on n’en a pas moins son honneur et sa dignité, et puis tu vas te débrouiller car ici il n’y a pas de place pour une fille qui a fauté !

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Marie-Louise Martin

On ne saura jamais. On suppose, on imagine, car à l’époque une fille-mère était montrée du doigt, il n’y a pas bien des années que la chose est devenue banale. Toujours est-il que le recensement de 1886 trouve notre Marie-Louise seule avec sa petite Henriette, travaillant comme modiste dans la rue Saint-Antoine (actuelle rue Daumesnil).

L’enfance d’Henriette, la jeune vie d’Henriette ? Elle n’en parlait jamais. Qu’est-ce qui a poussée Marie-Louise et sa fille Henriette à quitter Auch pour « monter » sur Paris dans les années 1900 ? On peut supposer qu’au décès des parents Martin les deux femmes ont souhaiter se rapprocher du cousin Jean Tournier (un industriel dans la chaussure), peut-être leur seule famille désormais.

En 1904, les voilà en région parisienne, à Montereau-fault-Yonne, 6 rue de la Poterne où Marie-Louise vit avec Jean Joseph Debouny, un Belge voyageur de commerce. Henriette se débrouille, travaille dans un café, rencontre un jeune cordonnier, tombe enceinte : l’histoire se reproduit. Mais heureusement, Théophile Victor est un gars bien, et le 26 Avril 1904 Henriette Martin devient Madame Pouplard. Il était temps : Jeanne naît le 20 Mai ! C’est le début d’une grande famille qu’Henriette portera de toutes ses forces, petit bout de femme au caractère bien trempé.

Marie-Louise, elle, toujours célibataire, décède le 1 février 1905, à peine un an après le mariage d’Henriette.

Mais alors, qui est cet homme inconnu, supposé franc-maçon, peut-être un Maître, dont j’ignore tout malgré mes recherches et que la rumeur familiale a toujours présenté comme le mari de Marie-Louise ?

Cette photo figurant dans l’album des photos de famille, on a supposé que ce monsieur était le père naturel de ma grand-mère. Un mien cousin, plus âgé que moi, m’a dit se souvenir de notre grand-mère Henriette cachant un papier mystérieux concernant un grade de franc-maçon, car il fut une époque où l’on préférait dissimuler d’éventuelles relations. Je n’en sais pas plus.

Questions : pourquoi un franc-maçon, habituellement discret, s’est-il fait
photographier rue de la Pomme d’Or à Auch ? Et qui était-il ? La Loge des
Cadets de Gascogne à Auch n’a pas pu me répondre.

Voilà, amis lecteurs, peut-être pourrez-vous me donner une piste, sinon tant pis, j’espère au moins que cette histoire et cette photo vous auront intéressé.

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