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Lettre d’un « poilu » victime de ses supérieurs (septembre 1916)

Qui est ce Poilu et qu’est-il devenu ?


jeudi 15 novembre 2018, par Michel Guironnet, Thierry Sabot

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Pour cette fois, c’est notre ami Thierry qui a besoin de votre aide.
Très occupé par le Magazine Web et ses Théma, gageons qu’il ne trouvera pas (encore) le temps d’identifier ce Poilu anonyme, peut-être de sa famille. Donnons-lui un coup de main !

C’est un texte ancien publié par Thierry Sabot en septembre 2001. L’orthographe du document est respectée.
Thierry n’est pas certain d’avoir encore l’original de cette lettre, ou même une copie. Il pense que c’est sa tante qui lui avait fait passer cette lettre il y a longtemps.
Difficile d’avoir plus d’informations, car sa tante est décédée depuis.
La commémoration des 100 ans de l’Armistice me donne l’occasion de vous présenter sa demande d’entraide.

"Le 13 septembre 1916, Mon cher Gérard,
Je viens de recevoir ton aimable babille et suis heureux que tu est pû avoir une petite permission pour voir ton deuzième enfant.

Quant a moi je suis toujours en prévention et compte passé Samedi en conseil. Je ne sais ce qu’ils font me faire, mais s’ils veulent me faire plaisir, ils n’ont qu’a me fusiller car j’en est assez de cette injustice. Je suis la victime d’un de mes chers lieutenant, mais si malheureusement après ma condamnation je suis victime d’une autre insolent comme celui-ci je ne sais trop a qui je irais car je suis a bout.
En plus de cela ma mère est au lit, et je craints une issue fatale pour elle. C’est elle qui me retient quand elle n’existera plus, moi seule déciderait du reste, car la patience est à bout.

J’aurais bien fait venir le député de chez nous qui est bon avocat et qui ne s’en serait que fait un plaisir, mais j’est peur que ma mère vienne à l’apprendre. Enfin si je suis condamné injustement je n’esiterai pas a le faire venir car ma vie civile pourrait être atteinte par l’injustice militaire.

Enfin j’espère que tu as passer trois jours heureux et que toute ta famille est en bonne santé.

Si tu me r’écrit pas avant samedi voila mon adresse : Prévoté de 12e division Section Postale C° 33e. Quand a la vie militaire tu as une idée si je veux rester au régiment je ne peux te dire ce que j’en pense sur cette carte du régiment mais mon vieux avoir enduré ce que j’est enduré pendant trois mois a cause d’une manille tu doit savoir ce que j’en pense.

N’as tu plus eu des nouvelles de Chabal et de Rouzey, sont-ils bien été tué ? Je te serre une cordiale poignée de mains et t’envoi mes meilleurs souvenirs pour ta famille. Ton Poteau, Gabriel C."

Ce courrier est envoyé par « Gabriel C. » à son ami Gérard. Celui-ci vient d’avoir son deuxième enfant quelques semaines, ou mois, plus tôt.
Gabriel est « toujours en prévention et compte passé samedi en conseil (de guerre ?) » Il est donc en prison en l’attente de son jugement : son Lieutenant l’accuse, à tort ou à raison, « a cause d’une manille » et l’affaire doit remonter à début juin 1916. Il dit être fatigué et à bout de ce qu’il a « enduré pendant trois mois » L’adresse qu’il donne, « Prévôté de 12e division », confirme sa détention : la prévôté est, en effet, la police militaire [1].

Trois indices ouvrent des pistes :

1/ Le 13 septembre 1916, l’adresse pour lui écrire est "Section Postale C° 33e"
Ce secteur postal, crée pour acheminer les lettres sur le front, est rattaché à la 12e division d’infanterie. Elle est composée des 54e, 67e, 106e, 132e, 350e régiments d’infanterie.

A partir du 5 septembre 1916, la 12e Division d’Infanterie est dans la région de Saint-Omer-en-Chaussée, Boves, puis au repos dans celle de Crèvecoeur-le-Grand, puis celle de Conty.

2/ « J’aurais bien fait venir le député de chez nous » Ce député « bon avocat » est de sa région : où est ce « chez nous » ?, peut être dans la Loire, La Ricamarie ou Saint-Etienne. Qui est ce député juriste qu’il semble bien connaître ?

3/ "N’as tu plus eu des nouvelles de Chabal et de Rouzey, sont-ils bien été tué ?"
Sur « Rouzey », mes recherches ont fait « chou blanc ». Par contre, dans sa dernière lettre du 16 novembre 1914 à son épouse Marie Louise Couturier, Adrien Largier (Poilu de la famille de Thierry Mort pour la France en décembre 1914) écrit : "Tu feras bien des compliments à chez toi, chez moi, et aussi chez ton frère Chapal" Est-ce un pur hasard ? Est-ce la même personne ? A une lettre près, cette variante peut être liée à une mauvaise lecture sur l’original voire à la prononciation de ce nom.
Dans l’acte de naissance d’Adrienne Marthe en 1907, la fille légitimée d’Adrien Largier, un des témoins est François Chapal, mineur de 33 ans, habitant à La Ricamarie. Né en 1876 à La Ricamarie, c’est le demi-frère de Marie-Louise. Il est un peu « trop vieux » pour faire la guerre en 1914.

Un indice, peut-être plus fiable, dans le « Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire » du 31 décembre 1916 :

JPEG - 18.3 ko
Avis de disparition

Hippolyte Marius Chabal, « du …régiment d’infanterie », est porté disparu « au combat du Bois F… » le 1er août 1916 ; c’est-à-dire quelques semaines avant le courrier de Gabriel. Le journal n’en dit pas plus : la censure veille !
« Né le 5 mars 1885 à La Ricamarie », « Hyppolite Marius Chabal », comme c’est écrit dans son acte de naissance, est le fils de Jean Antoine Chabal, « ouvrier aux mines » âgé de 35 ans, « demeurant à Ondenon » à La Ricamarie et de Marie Félicité Rolle « ménagère » de 31 ans, son épouse.

En 1916, Hippolyte habite « au Chambon-Feugerolles, Grande Rue » Il s’est marié le 30 juillet 1913 à Saint-Etienne avec Antoinette Buisson. Début juin 1914, il habitait « rue des Ecoles » à Andrézieux.

Sa fiche matricule de la classe 1905 au bureau de recrutement de Montbrison porte le numéro 557 (vues 83 et 84/717). Elle nous apprend qu’il est affecté au 413e Régiment d’Infanterie. Signalé disparu « au Bois Fumin » près de Verdun, il est en fait prisonnier « à Walm » et ne sera rapatrié qu’en décembre 1918 !
Même s’il s’agit du "bon" Chabal (comment en être sûr ?) cela ne nous dit rien sur "notre" Poilu, victime d’un de "ses chers lieutenants" !

Fusillé après le conseil de guerre ?
Gabriel compte passer "samedi en conseil", c’est-à-dire le 16 septembre 1916. Mais la date n’est pas sûre et le conseil a pu avoir lieu bien plus tard.
J’ai bien cherché sur "Mémoire des Hommes" des fusillés après septembre 1916 avec le prénom Gabriel, sans rien trouver. Mais Gabriel est peut être son prénom d’usage...et il n’a peut être pas été fusillé !
Une recherche dans les articles parlant des conseils de guerre dans la presse de l’époque n’a rien donné non plus. Mais la piste n’est pas fermée pour autant...

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Notes

[1D’après le JMO de la prévôté de la 12e Division (26 N 290/19 sur Mémoire des Hommes) il y a 12 prisonniers le 15 juin 1916. La gendarmerie à pied assure leur transfert au cours des déplacements de la division. Le 18 juillet 1916, il est indiqué 23 prisonniers. Sont-ils des prisonniers allemands ou des soldats français ? Impossible à ce stade là de le savoir.

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31 Messages

  • petite recherche dans le grand mémorial
    2 gars du même village Saint Martial en Ardèche sont morts pour la france avant la date de la lettre :
    ROUZET Louis né le 17-01-1880 et CHABAL Adrien Regis né 03-04-1884 .
    On peut penser que notre Gabriel était aussi un gars de ce village ou de ce canton.

    Répondre à ce message

  • Bonjour , Curieusement cette lettre se retrouve parmi d’autres lettres de poilus et en particulier de fusillés sur ce site
    https://moulindelangladure.typepad.fr/monumentsauxmortspacif/essai_de_perception_nouve.html
    Malheureusement ,sans plus d’explication.
    Peut-être connaître le nom de famille de la tante de Thierry
    pourrait aider
    Bien cordialement,
    Martine

    Répondre à ce message

    • Bonjour Martine,

      Si cette lettre se trouve sur ce site, c’est qu’elle a été copiée-collée depuis l’article ci-dessus. J’ai eu la lettre originale en main il y a plusieurs années. Je n’en possède qu’une transcription mais je vais essayer de retrouver la trace de la lettre originale.
      Les patronymes qui peuvent être associés à ma tante sont les suivants : Gagne, Largier, Chapal, Couturier, Blache tous sur la commune de la Ricamarie (Loire) mais avec des liens dans les départements de l’Ardèche et de la Haute-Loire.

      Bien amicalement,

      Thierry

      Répondre à ce message

  • Bonjour,
    j’ai, dans la commune de St Pal de Chalencon, un Adrien (Paul) Largier, né le 14 avril 1885 au Puy en Velay, pupille de l’Assistance, facteur, décédé le 25 décembre 1914 en captivité. Marié avec Marie Virginie Valette.
    Peut être une piste ?
    MF

    Répondre à ce message

  • Bonjour Michel, Bonjour à tous,

    Michel, concernant ton point 2 :
    La XIe législature [01/06/1914 - 07/12/1919] compte 604 députés.

    Si on considère que notre soldat est originaire de la Loire et que « de chez nous » correspond à ce département, il nous avons 6 députés en 1916 :

    • Ernest, Louis LAFONT né le 26 juillet 1879, décédé le 7 mai 1946, avocat à la Cour d’appel de Paris.
    • Antoine DURAFOUR né le 12 août 1876, décédé le 25 avril 1932, avocat au Barreau de Saint-Etienne.
    • Pierre, Claude ROBERT dit PIERRE-ROBERT né le 17 mai 1875, décédé le 29 octobre 1957, avocat et publiciste.
    • Fernand MERLIN né le 12 février 1868, décédé le 30 décembre 1937, médecin.
    • Antoine DRIVET né le 31 août 1863, décédé le 6 juin 1946, sculpteur.
    • Aristide BRIAND né le 28 mars 1862, décédé le 7 mars 1932, avocat (qui était ministre en 1916).
    • Blaise NEYRET né le 5 août 1861, décédé le 25 novembre 1931, industriel.
    • Gilbert LAURENT né le 4 février 1857, décédé le 16 août 1937, docteur en médecine, ancien interne des hôpitaux de Lyon, chirurgien adjoint de l’hospice de Roanne.

    En éliminant Aristide BRIAND (car je pense que notre correspondant aurait indiqué « Ministre » dans son courrier), il nous reste 3 députés exerçant le métier d’avocat lors de la rédaction de cette lettre : LAFONT, DURAFOUR, PIERRE-ROBERT.

    Ernest LAFONT est député de la 4e circonscription de St-Etienne (et Maire de Firminy).
    Antoine DURAFOUR est député de la 2e circonscription de St-Etienne.
    Pierre ROBERT est député de la 1re circonscription de Montbrison.

    Si l’on part sur la piste de l’Ardèche : 2 députés en 1916 sont avocats :
    Paul BOURÉLY député de la 1re circonscription de Privas et Jules ROCHE, 2e Circ. de Tournon

    Source : Archives de l’Assemblée Nationale, Tableau des élections 1914
    http://archives.assemblee-nationale.fr/dossiers/guerre1914-1918/docs/tableau_elections_1914.pdf

    A suivre...

    Amicalement
    Franck

    Répondre à ce message

  • On n’était pas trop vieux pour faire la guerre si on était né en 1876. Mon arrière-grand-oncle, le caporal Cyr Morel , né en 1875, est mort au combat en septembre 1916.François Chapal n’est donc pas à écarter des recherches.

    Répondre à ce message

  • Michel,

    Sans certitudes, je pense que notre soldat à eu une triste fin même s’il n’a pas été fusillé en 1916...

    Gabriel CHEVALIER, né le 24 septembre 1891 à Chambezon(43) est condamné le 26 octobre 1916 à 1 an de prison avec sursis par le conseil de Guerre de la 12e Division d’Infanterie pour « outrage par parole envers un supérieur » et « cassé de son grade » de Maréchal des Logis.

    Il décède le 6 mars 1917 à l’ambulance 1/38 (par suite de suicide)

    https://archinoe.com/v2/ark :/51302/357c66a95b353c0c0050aad11e1a0f8b

    Reste à trouver une preuve que c’est bien notre soldat...

    Amicalement
    Franck

    Répondre à ce message

  • Trop vieux en 1914 pour être incorporé pour la guerre, mon grand père paternel de Lille né en 1876 a été envoyé a Maubeuge où avec ses compagnons ils ont été faits prisonniers le 7 Août 1914 après avoir tenus 15 jours puis envoyés en camp en Allemagne jusqu’à fin 1918.
    Je dois signaler également qu’il était père de famille de 5 enfants de 2 ans a 11 ans, çà n’a nullement arrêté son incorporation et malgré qu’ils étaient dans la territoriale ils étaient en première ligne, comme beaucoup de ses cousins dont plusieurs sont disparus sous le feu des bombes a la frontière Belge, les Eparges etc....

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Preuve supplémentaire que le signataire de la lettre est bien
    Gabriel Chevalier : son père qui était gendarme à Andrezieux
    est mort en service commandé (ce qui rend la dégradation de Gabriel encore plus insupportable),sa mère y habite encore en 1906 selon le recensement,c’est aussi la commune d’ Hippolyte Chabal en 1914 d’après le texte de présentation .Reste à trouver le destinataire de la lettre et Rouzey autour d’ Andrézieux.
    A bientôt , Martine

    Répondre à ce message

    • Bonjour Martine,

      En 1911,dans le recensement d’Andrézieux, est indiquée Elise Mirand, 41 ans, née à Chambezon et sa fille Jeanne Chevalier, 13 ans, née à Chambezon. Ils habitent au Bas d’Andrézieux (page 21)
      C’est la soeur de Gabriel née vers 1898 mais je ne l’ai pas trouvé à Chambezon.
      Elle est « lacetière » chez Bertholon, deux frères qui exercent comme « fabricants de lacets » au quartier de la Roche à Andrézieux (page 13)
      Les parents de Gabriel et Jeanne se sont mariés à Chambezon le 19 novembre 1890 : lui est né à Brioude le 8 octobre 1864 et est déjà gendarme à Andrézieux.
      Elle est née à Chambezon le 25 octobre 1869.

      A suivre...
      Michel

      Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Grâce à toutes vos découvertes, la résolution de l’énigme ne devrait pas tarder.
    Reste à relier ce Gabriel C avec Chabal et Rouzet...et surtout à comprendre comment cette lettre a pu arriver chez la tante de Thierry !

    Merci pour votre implication.

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

    • Bonjour à tous,

      Comment elle est arrivée chez ma tante, je ne sais pas. Il est possible que la lettre ait été adressée à Baptiste Gagne (le premier mari de ma grand-mère), ou Adrien Baptiste Largier (voir les renseignements et les images sur l’arbre généalogique de ma cousine Nicole en ligne sur Généanet..., ou peut-être un poilu de la branche Couturier...

      Merci à tous pour votre aide,

      Amicalement,
      Thierry

      Répondre à ce message

    • Bonjour
      peut etre rien a voir mais il y a un Gabriel Chevalier dans la première page du recensement de population de 1911 à St Martial. Un cousin ??? sachant que le grand père de Gabriel C qui a probablement écrit cette lettre s’appelait lui meme Gabriel (vu sur le mariage de ses parents à Monbezon 43).
      vacances à la campagne chez ses grand parents, notre Gabriel rencontre chabal et Rouzet . mais là... je m’égare . ou pas !

      Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Sur notre soldat condamné, des compléments existent certainement dans ces dossiers aux archives de la Défense à Vincennes :

    Conseil de Guerre aux Armées
    Sous série GR 11J 12e division d’infanterie

    664 minutier du 17 janvier au 20 décembre 1916
    666 répertoire alphabétique de jugements, du 13 mai 1915 au 29 mars 1919, répertoires de jugements rendus, septembre 1916 à août 1917

    Année 1916.
    Dossiers de procédure :
    671 du 17 janvier au 6 mai
    672 du 13 mai au 16 juillet
    673 du 16 juillet au 19 août
    674 annulé
    675 du 27 octobre au 20 décembre

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

  • Bonsoir,

    Dans le "Mémorial de la Loire et de la Haute-Loire" du 9 octobre 1905 :

    « Andrézieux. Nécrologie. On annonce la mort du maréchal des logis de gendarmerie Chevalier, décédé à la suite d’une courte maladie. C’était un homme d’une vive intelligence, ayant l’amour de son métier qu’il exerçait avec un tact et un zèle dignes des plus grands éloges. Nombreuses étaient les arrestations qu’il avait opérées. Le maréchal des logis sera regretté de tous ceux qui l’ont connu. »

    Dans ce numéro et celui du lendemain parait l’avis de décès des familles Chevallier et Mirand :

    Jean Chevallier « est décédé le 8 octobre 1905, à l’âge de 41 ans. Le convoi (pour les funérailles) se réunira mardi 10 octobre, à 8 heures ½ précises du matin, au domicile mortuaire, caserne de la gendarmerie à Andrézieux, pour se rendre à l’église paroissiale et de là au cimetière de la commune »

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Comme le propose Véronique , Gérard pourrait être un nom de famille,d’autant que selon les statistiques le prénom Gérard est très peu porté en 1914-1818.

    Il y a des Gérard (nom de famille) à Saint Just Saint Rambert près d’ Andrezieux notamment .

    A voir...
    Martine

    Répondre à ce message

  • Bonjour à tous,

    Je viens confirmer que François CHAPAL, demi-frère de Marie-Louise COUTURIER, n’est pas le « Chabal » évoqué dans sa lettre par Gabriel CHEVALIER.
    Voici sa fiche matricule n°210 classe 1896

    Il est dispensé pour soutien de famille en 1897.
    Il est rappelé en août 1914 mais confirmé en « affectation spéciale » aux mines de Montrambert et La Béraudière.

    Je pense que Michel et Franck ont trouvé les « bonnes » personnes avec Gabriel CHEVALIER et Hippolyte CHABAL.

    Je m’explique :

    Nous pensons que l’auteur de la lettre est Gabriel CHEVALIER (né le 24/09/1891 à Chambezon -43). Il réside à Andrézieux (42)

    • en 1901, Le Bas d’Andrézieux, page 19/25,
    • en 1906, Route de Montbrison page 19/26
    • en 1911, Bas d’Andrézieux, page 21/28

    Dans sa lettre du 13/09/1916, il mentionne 2 amis qui sembleraient décédés puisqu’il est sans nouvelle d’eux : CHABAL et ROUZEY

    CHABAL serait :

    Hippolyte Marius CHABAL né le 05/03/1885 à La Ricamarie (42)
    Matricule 557 Classe 1905 à Montbrison – Page 83/717

    Il déclare résider à Andrézieux en 1914, rue des écoles

    Concernant ROUZEY : ce patronyme n’existe pas à Andrezieux. Mais on trouve le nom RONZY.

    Une famille RONZY réside à Andrézieux

    • en 1901, Rue des Ecoles, page 8/25
    • en 1906, Bas d’Andrézieux, page 21/26
    • en 1911, Bas d’Andrézieux, page 22/28

    Cette famille RONZY est composée des parents Benoit et Céline BERNARD et leurs enfants dont 3 garçons :

    Claude Marius RONZY né le 29/08/1890 à St Etienne
    Matricule 1158 classe 1910 à Montbrison

    Bernard Denis RONZY né le 11/07/1895 à Andrézieux
    Matricule 846 classe 1915 à Montbrison

    Prosper Clovis RONZY né le 25/08/1897 à Andrézieux
    Matricule 806 classe 1917 à Montbrison

    On constate que Bernard Denis RONZY et Hippolyte Marius CHABAL, tous les 2 du 413e RI, sont portés disparus le 01/08/1916 au Bois Fumin (55-Vaux-devant-Damloup) et déclarés prisonniers à Walm.

    Je pense que nous avons ici les 2 amis que Gabriel CHEVALIER évoquent dans sa lettre.

    Il reste à trouver le destinataire de cette lettre nommé Gérard… prénom ou nom…
    C’est un jeune homme de la même tranche d’âge que Gabriel ("Ton Poteau, Gabriel C.") qui connaît les 2 amis CHABAL et RONZY, qui a dû également vivre à Andrézieux, et qui doit avoir un lien familial avec la tante de Thierry...

    Je vais tenter de suivre cette piste.
    Bonne soirée,

    Corinne

    Répondre à ce message

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