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Les mystères de l’aplatisseur de voile

Le jeudi 31 mars 2011, par Philippe de Ladebat

Sur les baleiniers certains marins réalisaient des « scrimshaws » en os ou en ivoire marin. Ces objets, gravés ou/et sculptés pouvaient servir à leur usage personnel (objets courants, souvenirs de leur vie à bord, symboles religieux, etc.) ou constituer des cadeaux.

Les scrimshaws d’époque sont aujourd’hui recherchés par les collectionneurs et antiquaires de marine. Le scrimshaw ci-dessus est présenté actuellement chez un antiquaire comme « un aplatisseur de voile » ; il mesure une douzaine de centimètres de long, et environ 5 cm dans sa partie la plus large.

À quoi cet objet pouvait-il servir et dans quelles circonstances ?

Merci pour vos avis...

Complément à l’enquête sur l’aplatisseur de voile

La rubrique « Entraide photographique » de La Gazette Histoire-Généalogie du 1er avril 2011 proposait à la perspicacité de ses lecteurs l’image ci-dessous :

Contrairement à ce qu’avait pu penser un lecteur facétieux, il ne s’agissait pas du traditionnel « poisson d’avril », mais d’un réel problème d’identification. L’objet présenté était désigné par un antiquaire de marine comme un « scrimshaw d’aplatisseur de voile » mesurant environ une douzaine de cm de long et cinq cm dans sa partie la plus large. À quoi cet objet pouvait il bien servir et dans quelles circonstances ?

Les très intéressantes, diverses et nombreuses réponses de lecteurs concernant l’hypothétique fonction d’un prétendu « aplatisseur de voile », m’incitent à en faire une courte synthèse à l’attention de tous les contributeurs et débouchant sur une explication vraisemblable.

Les premières remarques de lecteurs, bien justifiées, sont formelles. D’une part le terme « scrimshaw » ne désigne pas un objet, mais un style de gravure (1 réponse) ; c’est donc improprement qu’on parle d’un scrimshaw pour désigner un objet car il convient de dire, par exemple, « un ivoire gravé d’un scrimshaw ». Nous sommes donc en présence (Image en tête de cet article) d’un objet en ivoire gravé d’un scrimshaw portant « SALEM ».

D’autre part beaucoup d’observations (7 réponses) concernent l’unique photo de l’objet qui ne montre ni le profil, ni le dessous, ni surtout, la forme de la base.
La conformation de la base, son épaisseur, son éventuelle rainurage… sont pourtant déterminants car ils permettent d’imaginer et de valider une utilisation particulière que ne saurait indiquer, à elle seule, la poignée.

Une base cubique ou cylindrique pourrait évoquer en effet un tampon encreur ou à cacheter (7 réponses), une base creusée longitudinalement d’une rainure ferait penser à une petite mailloche à fourrer un cordage ou minahouet (5 réponses), une base en V au bord mince et effilé, voire biseauté par l’usage, évoquerait un racloir, un grattoir, un battoir ou un aplatisseur de voile (4 réponses).

L’objet présenté primitivement à la sagacité des lecteurs et ceux qu’on montre ci-dessus et ci-dessous ont TOUS une base en V et effilée et ne sont utilisés que dans la marine à voile. En outre il s’agit bien d’un outil réellement utilisé et non de la reproduction d’un outil plus grand ou plus petit dont il ne serait qu’une représentation à visée mémorielle et/ou esthétique.

C’est pourquoi on n’a pas retenu, malgré son ingéniosité, la suggestion d’un correspondant estimant qu’il s’agissait là d’un « battoir de gabier » en réduction ; on précise qu’un tel battoir, généralement en bois dur et ressemblant à un battoir à linge et de même dimension, servait en effet aux gabiers pour bien chasser l’eau et aplatir une voile mouillée ou gelée pour la ferler sur une vergue. Ainsi bien serrée et lissée, elle offrait une moindre prise au vent.

Cette explication exclue, une autre parait donc s’imposer : cet objet était utilisé tel quel par les marins lorsqu’il fallait faire une couture à la main pour réparer une voile déchirée ou abîmée. Les voiles étaient alors en grosse toile très épaisse et il fallait en effet les gratter, les taper, les lisser et les aplanir avant de piquer dedans pour faire les coutures ; il semble même qu’au fur et à mesure de l’avancement de la couture on utilisait le dit objet pour aplatir le raccord afin que les bordures soient bien jointives, sans boursouflures, en un mot sans « godailler ».

Un correspondant d’Histoire-Généalogie fournit les précisions suivantes :

« Cet objet mesure environ 13 à 14 cm et date de la période 1840/1870, période des grands voiliers. Fabriqué en Nouvelle Angleterre pays des baleiniers. C’est assez rare ; Référence livre "Artisanat de tradition en Amérique de Robert Shaw ».

Image ci-dessous extraite de ce livre (Référence : M. Jean Orain, Histoire-Généalogie)

À défaut d’avoir une dénomination précise pour cet objet on a donc désormais connaissance de son utilisation dans la marine à voile et, peut-être, dans la voilerie de l’époque. Pour les amateurs, je signale que « le gratteur-aplatisseur de voile » représenté ci-dessous est à vendre au prix de 750 € chez l’antiquaire de marine « La fille du pirate » au Louvre des antiquaires à Paris ; le site web de cet antiquaire est intéressant à visiter, notamment pour sa belle collection d’ivoires gravés de scrimshaws.

Sauf à obtenir des explications ou une définition contradictoires, nous nous en tiendrons donc, pour faire court et faute de terme plus explicite, à cette dénomination d’aplatisseur de voile ; bien qu’on ne la trouve, semble t’il, dans aucun dictionnaire de marine ou de voilerie, elle a au moins le mérite de nous orienter sur l’utilité et l’emploi de l’objet, tout en suscitant des questions chez les amateurs d’artisanat de marine.

Aplatisseur de voile : suite et fin

Alors que le terme « aplatisseur de voile » semble inconnu des dictionnaires français de marine, l’expression anglaise « seam rubber », littéralement « frottoir de couture », est bien connue dans la marine à voile anglaise et américaine du XIXe siècle. Il suffit pour s’en convaincre, de faire une recherche Google sur ces mots : on obtient une multitude d’images de ce type d’objets avec leur usage précis en voilerie. À défaut d’équivalent en français, on pourrait traduire « seam rubber » par « lissoir ou aplatisseur de voile » en se référant précisément à l’usage de cet outil tel qu’un aimable correspondant de Nouvelle-Zélande me l’a décrit (Robert Letrosne, passionné de l’épopée baleinière et grand collectionneur de scrimshaws) en m’autorisant à m’y référer sur le site Histoire Généalogie).

Le « seam rubber » n’est pas un outil d’artisan voilier professionnel à terre, mais un outil que l’on doit à l’esprit industrieux et pratique du marin en mer, principalement sur les baleiniers. Lorsque la réparation de voiles endommagées était indispensable à bord, l’équipage était mis à contribution. Alors les marins utilisaient cet outil afin de gratter, lisser, presser, aplatir, écraser, du mieux possible le repli de toile nécessaire à la couture des laizes de voiles. Ces pièces de grosse toile étaient cousues à plis rebattus, d’où une bonne épaisseur de toile exigeant un fort compressage préalable à la couture. Donc le marin étant assis, aplatissait le repli de toile étalé sur sa cuisse à l’aide du « seam rubber », au fur et à mesure de l’avancement de son travail d’aiguille.

À l’origine ce type d’outil était en bois très dur (gaïac, « lignum vitae », par exemple). À bord des baleiniers, ce bois faisant défaut, les hommes pour y suppléer utilisèrent ce qu’ils avaient sous la main : os et ivoire de cachalot. L’os tiré de la mâchoire inférieure, non poreux, était suffisamment résistant et fut très largement employé pour la confection d’objets les plus divers, mais essentiellement utilitaires, lissoirs (seam rubbers), mailloches, épissoirs, manches d’outils, de couteaux, réas de poulies, etc. L’ivoire de dent de cachalot, lorsque les hommes d’équipage pouvaient en disposer, était plutôt réservé à de plus nobles usages ; ainsi était né le scrimshaw, artisanat populaire typique des baleiniers, très recherché par les collectionneurs.

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25 Messages

  • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 1er avril 2011 00:32, par claude ricquebourg

    je pense que ce pourait être un tampon pour cire à cacheter ?

    Répondre à ce message

    • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 2 avril 2011 00:35, par Colette TAVANTI

      Bonjour,

      L’objet est bien sculpté, il a des initiales, c’est donc un objet personnalisé. A-t-il un dessin incisé sur la partie inférieure qui ne se voit pas sur la photo ? Dans ce cas, il s’agirait bien d’un tampon à cacheter (il pourrait même y rester une trace de cire ou tout-au-moins de couleur de cire).

      Répondre à ce message

      • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 2 avril 2011 09:57, par noel marandeau

        Bonjour,

        Comme on ne voit pas bien l’épaisseur de la base, il est difficile d’affirmer qu’il s’agit d’un tampou à cacheter. En effet la base des tampons était plutôt circulaire ou plus ou moins carrée. Il faudrait le voir par dessous. Désolé, mais je n’ai pas de réponse, pour l’instant.

        Répondre à ce message

  • Nous ne le voyons pas de profil. La base est-elle carré ou en pointe V ? Dans ce dernier cas, il pourrait s’agir d’un racloir

    Répondre à ce message

  • C’est un outil qui servait à graver la corne ou l’ivoire.

    Répondre à ce message

  • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 2 avril 2011 09:23, par arapp

    Je pense aussi que cet objet est un encreur. Notre mère, née en 1893 en possèdait plusieurs, qu’elle appelait des lettrines. Elle s’en servait pour dessiner les broderies qu’elle faisait sur le linge.
    Ils n’étaient pas aussi beaux, puisque c’est son père, ébéniste, qui le lui avait fait en bois tourné.

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  • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 2 avril 2011 09:46, par marago

    Voir l’article « oeil épissé sur cable d’acier » dans la page suivante :

    http://www.jp-perroud.com/matelota.htm

    Après avoir fait une boucle (appelée un oeil) sur un cable d’acier en tressant entre eux les fils du cable (une épissure), on protège l’épissure de la corrosion en enroulant une bande toile puis en serrant autours un fil de caret, généralement enduit de produit anticorrosion (goudron de bois, (dit de Norvège), céruse (oxyde ou « blanc » de zinc) et suif (graisse de mouton, qui résiste à l’eau.)

    Le serrage du fil autours de l’épissure se fait au moyen d’un maillet à épisser, de la manière suivante :

    http://books.google.com/books?id=Rb-nukdt1ksC&pg=PA74&lpg=PA74&dq=splicing+mallet&source=bl&ots=xadysrvH8L&sig=j415cniNFKbfPakiwyLKsvFjnjI&hl=en&ei=uM6WTeTvG4HBhAfZ1MTfCA&sa=X&oi=book_result&ct=result&resnum=8&ved=0CEsQ6AEwBw#v=onepage&q=splicing%20mallet&f=false

    Voir l’article « maillet à épisser » dans le dictionnaire suivant :
    http://vieillemarine.pagesperso-orange.fr/architecture/pages_finales/dico.htm

    Ce maillet s’appelle aussi « mailloche à fourrer », car la protection su cable s’appelle aussi une fourrure et l’opération un fourrage.

    Vous noterez la présence, visible sur votre photo, de deux rainures sur la tête du maillet de part et d’autre du manche, là où passe le fil qu’on enroule serré sur le cable.

    S’il existe de plus une gorge du côté non visible de la tête de votre maillet, plus de doute : c’est bien d’un « serving mallet » qu’il s’agit.

    Les premiers cables métalliques servant au haubanage du mat n’étaient pas galvanisés (protégés par une couche de zinc) et il était courant de les fourrer sur toute leur longueur. Inutile de dire que l’équipage y passait des centaines d’heures...

    Et, pour finir :

    http://www.qvmag.tas.gov.au/bloogoocms/uploads/images/collectionguides/scrimshaw/Images/QVM_1985_H_0041.jpg

    Vue la longueur du manche, il s’agit probablement d’ivoire de morse.

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  • il faudrait une vue de profil et du dessous

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  • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 2 avril 2011 11:14, par vgillieron

    Je pense que cet objet est bien un aplatisseur.
    En effet , sur les voiles qui étaient en toile très épaisse, les marins devaient faire des coutures et tapaient sur celles-ci à l’aide de cet objet.
    Peut-être un éclairage ?

    Répondre à ce message

  • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 2 avril 2011 11:19, par Daniel Panier

    Cet objet avec ses initiales, pouvait servir à imprimer les voiles, qui aiderzit à identifier l’origine, le nom de l’armateur ou du capitaine de la flotte.

    Répondre à ce message

  • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 2 avril 2011 14:56, par André Vessot

    Bonjour Philippe,

    Très bel objet, je pencherai aussi pour un tampon à cacheter.
    Bien amicalement.

    André VESSOT

    Répondre à ce message

  • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 2 avril 2011 17:46, par Claude

    Il est dommage que la partie inférieure ne soit ni visible ni décrite. Si elle est creusée longitudinalement il pourrait s’agir d’un minahouet. C’est une petite mailloche à fourrer. Action consitant à enrouler un petit filin autour d’un plus gros pour le protéger.

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  • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 2 avril 2011 17:47, par oscar13

    {}pour y répondre avec exactitude il faudrai ajouter une photo de profil, mais l’objet en question tel qu’il est présenté ici représente plus un racloir a peau pour enlever les reste qui s’y trouve et les attendrir

    Répondre à ce message

  • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 2 avril 2011 19:12, par Jean Orain

    CET OBJET EST UN GRATTOIR A VOILE DESTINE A APLANIR ET PLISSER LA TOILE AVANT DE LA COUDRE.
    Cet objet mesure environ 13 à 14 cm et date de la période 1840/1870, période des grands voiliers. Fabriqué en Nouvelle Angleterre pays des baleiniers.C’est assez rare...
    Référence livre "Artisanat de tradition en Amérique de Robert Shaw.

    Répondre à ce message

  • Le terme « SCRIMSHAW » désigne le style de gravure sur des ossements de baleine, voire de l’ivoire.
    Les japonais en sont les maîtres incontestés, mais son origine est inuit.
    Donc votre objet est gravé d’un scrimshaw.

    Des photos supplémentaires pourraient faire avancer la recherche sur le nom de votre objet.

    Répondre à ce message

  • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 2 avril 2011 23:15, par g.p. Roman

    il tient bien dans la poigne,mais relativement fragile,pas question d’aplanir la toile des voiles avec,sans y passer des années,sachant que la marée n’attend pas-
    difficile de bourrer une boufarde sauf,peut être,celle des capitaines Haddock,Crochet-
    une photo du dessous devrait donner la solution-serait/ce l’équivalent de la « quille »,pour les marins,à l’instar de celle des troufions ?—la matière première imposerait la forme définitive à l’objet—

    Répondre à ce message

    • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 3 avril 2011 17:54, par noel marandeau

      Bonjour,
      Ayant téléchargé l’image et après agrandissement, on aperçoit une ombre en bas de la partie inférieure, ce qui pourrait signifier que la base est bisautée. Je pencherai donc peut-être pour un racloir utilisé par un tanneur, ou plutôt, vu la petite taille de l’objet, par un trappeur d’Amérique du nord, pour nettoyer les peaux des castors ou autres petites bêtes.

      Répondre à ce message

      • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 3 avril 2011 21:12, par g.p. Roman

        Si,de profil,il y a biseau de la partie inférieure,effectivement on peut racler avec,mais pas sur qq chose dure(risque de bris),plutôt pour écailler le poisson-l’objet parait être le résultat de 2 morceaux assemblés/collés(à la colle de poisson),ce qui fait un bel objet,mais réservé à des usages doux,pour la femme qui attend au port un souvenir... élégant,pratique,dédicacé à la destinataire-le romantisme à l’état trans océanique-

        Répondre à ce message

  • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 6 avril 2011 09:52, par Thierry Sabot

    Bonjour à tous,

    Merci pour vos contributions au sujet de cet objet insolite. Je vous signale que l’auteur Philippe de Ladebat vient d’ajouter un complément à son article sur l’identification de cet objet.
    Je vous invite à le consulter sur la page suivante :
    http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article2028

    Bien cordialement,

    Thierry Sabot

    Répondre à ce message

  • Quel était l’usage de cet objet mystérieux ? 9 avril 2011 11:07, par mdesmaret

    Sur son usage, je n’ai pas d’opinion, celles présentées me paraissent bien réfléchies. Pour moi, cet objet me fait penser à ce qu’on a appelé « l’artisanat de guerre » et devait être fabriqué à partir des moyens du bord (ici bois, brisures d’ivoire, etc..., dans les tranchées, ’était des douilles d’obus qui devenaient divers objets à usage varié).Cela occupait le temps libre des marins durant les longues campagnes de pêche.

    Peut-être le musée de l’ivoire au château musée de Dieppe pourrait-il donner une réponse ? Ils ont une très belle série de maquettes de bateaux en ivoire. A suivre...

    Répondre à ce message

  • Je découvre aujourd’hui l’objet et son identification « aplatisseur de voile » qui apparaît tout à fait convaicante (et que personnellement n’aurais pas découverte).
    Je me permets néanmoins de faire part de quelques remarques sur l’indispensable « rigueur technique dans la phase d’investigation préalable ».
    Certes, émettre des hypothèses à partir d’une photo unique (et surtout d’une photo prise de face) est bien difficile. Dans l’idéal il faudrait toujours dispser de 3 ou 4 vues (face, profil, dessus, dessous..)
    ou à tout le moins une vue de 3/4 en contre plongée dans le cas de cet objet.
    Cela dit, dans le cas précis de l’unique photo de notre « aplatisseur de voile » son observation suffit à révéler que la partie du bas est à peine plus épaisse que le manche et qu’elle se termine par une extrémité inférieure arrondie ou effilée, ce qui excluait d’emblée toute hypothèse du type « tampon », voire « base creusée d’une rainure ».
    On ne peut donc qu’inciter les collègues « enquêteurs » à faire preuve du maximum de précision dans l’analyse du document photographique quel qu’il soit.
    Cordialement
    Pat

    Répondre à ce message

  • Ce pourrait être un outil à calfater, pour introduire du chanvre dans les fentes des planchers.

    Répondre à ce message

  • Bonjour,voila, ayant effectué dans l’ancienne marine, sur une
    goelette « ETOILE » de la marine Nationale de 1965 à 1968, cet objet ressemble bien a un outil personalisé a faire de la mailloche« terme peut etre marin »avec un filin de chanvre,les deux rayures que l’on voit sur le bas (maillet)sevait sans doute autour de passer le filin, je m’explique lorsqu’une epissure d’une aussière est faite on remettait un filin de chanvre très serré par dessus l’epissure, et ce que l’on appelait faire une mailloche, le filin etait passé par dessus l’aussiere et par deux tours du maillets,ou il y a les fentes dessus, il suffisait ensuite de tourner le mailet autour de l’aussiere , pour que le filin se mettait en place et très serré..maintenant l’idée de la voile, un doute.Jen ’ai nullement connu cela.L’epoque du maillet en os de cachalot etait a chaque marin très personalisé, un passe temps a la taille en mer., comme beaucoup de petites choses, ou chansons, de travail etc...

    et, peut ete que j’ai tout faut...merci de m’avoir lu..JP

    Répondre à ce message

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