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Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres

Le jeudi 19 mars 2009, par Arlette Renaud-Boué

Il s’agit de tombes situées dans le cimetière d’Epargnes en Charente-Maritime. Elles sont assez fréquentes dans cette région et j’en compte plusieurs aux noms de mes ascendants et collatéraux inhumés dans ce village.

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La tombe sur cette photo est celle de mon ascendant : Ici repose le corps de Jean Ménard époux de Marguerite Joli né au Four La Chaux à Epargnes le 11 mars 1776 décédé à la Garde...  ? Jean Ménard était marchand de bétail.

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La tombe au premier plan : Ici repose le corps de Jean Menard mari de Marie Dessandier né à la Ducherie le 14 mars 1802 décédé à Epargnes le 22 janvier 1876 priez pour lui.
La photo au centre : Ici repose le corps de Marie Dessandier femme de Jean Menard décédée à Epargnes le 4 nov 1883.
Parmi la branche Dessandier on comptait un maréchal Ferrand.

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Ici repose Jean Mechinaud décédé le 10 octobre 1877 âgé de 73 (ou 75 ?) ans. Il emporte les regrets de sa famille. Priez pour lui.. Jean Mechinaud doit être un descendant d’un de mes ascendants directs qui était vigneron.

J’ai été très émue, alors que je tentais de déchiffrer les inscriptions de ces tombes, de découvrir que certaines appartenaient à mes racines... Ce fut extraordinaire. Je n’aimerais pas qu’un jour ces tombes soient retirées de ce cimetière, ni celles qui les entourent et j’aimerais bien connaître les démarches à entreprendre pour qu’il en soit ainsi. La mairie bien entendu, compte tenu de l’ancienneté, ne peut me dire à qui appartient la concession.

Une autre tombe, par ses motifs en relief, a attiré mon attention, bien qu’elle ne concerne pas les patronymes de mon arbre. Il faut signaler qu’elle est dans un cimetière de Charente-Martime à seulement quelques kilomètres de celui déjà cité, à Cozes, cimetière qui a deux entrées : l’une était réservée aux protestants, l’autre aux Catholiques et un mur séparait le cimetière en deux parties...

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Une tombe sculptée

Il y aurait aussi beaucoup de tombes semblables à Talmont. Il paraît que cela voudrait dire « tombeau vide », érigé au dessus de la sépulture d’un défunt. Ce sont des « cénotaphes », petites sortes de bancs de pierre. Ils seraient nés, dit-on, de l’abolition des privilèges nobiliaires, donnant aux roturiers le droit d’afficher sur la dernière demeure de leur parent, les noms et qualités de leur famille. Ils sont précieux aux généalogistes car ils peuvent être ornés de motifs qui donnent des éléments sur la profession du défunt.

A Talmont, cette mode a perduré tout le XIXe siècle car les croix étaient inadaptées du fait de l’exposition du cimetière aux vents marins.

De nos jours, la mode du cénotaphe reprendrait de la vigueur. C’est typiquement saintongeais, mais d’autres régions ont aussi de tels ornements.

Ces tombres sont-elles d’origine catholiques ou protestantes ? Je n’ai pour l’instant trouvé aucune explication quelle qu’elle soit.

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56 Messages

  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 16 août 2010 19:24, par Joanna 35

    A propos de la façon de faire apparaître les inscriptions sur les tombes anciennes, je me souviens d’avoir vu dans un documentaire sur le cimetière du Père Lachaise, une personne utilisant des croutons de pain dur pour éliminer les dépôts.Il parait que cette méthode n’abime pas le support.

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 16 août 2010 16:42, par Jean-Pol

    Je débarque tardivement sur ce blog, et ma réponse n’est pas en rapport direct.
    Catholiques, protestants... Il y en a bien d’autres. En Iran ou Ousbekistan, je ne sais plus, il y a une dizaine d’années, j’en ai vu un bien particulier : juste un bloc de pierre noire, tout seul dans dans un coin d’une mosquée inutilisée, quasi inconnue, presque en ruines et qui était celui d’un des plus grands "chefs" de son époque (Gengis Khan ou au moins Tamerlan, je ne me souviens plus en tous cas, en pays d’Islam). Il l’avait voulu si discret par modestie devant "l’Eternel" malgré sa toute puissance de son vivant.
    Plus près de nous, à Thouars, à gauche de l’allée d’entrée du cimetière on peut voir deux cénotaphes côte à côte, mais en forme de demi cercle et portant au pied,une inscription "mort pour la liberté" et une date ( 1860). Je n’ai jamais approfondi, mais je suppose qu’il s’agit de membres de la "conjuration de Saumur", exécutés sur ordre de Napoléon III.
    Avis aux chercheurs et curieux.

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 14 août 2010 22:40, par Monique Lens

    Bonjour,
    J’ai un couple de grands-parents au cimetière de Charron avec une telle tombe (je ne vois pas si la photo que j’ai mise est la meilleure). Je l’ai toujours connue et pour moi c’était simplement une pierre tombale à la mode de l’époque, je ne me suis jamais posée de questions. Mon ARGM est décédée en 1895 , je pense que la pierre est de cette date, mon ARRGP en 1917, il a une inscription signifiant qu’il fut"bon père et bon époux" ; inscription presque illisible il y a 5 ans pour les premières photos ; un cousin a nettoyé (le Monsieur des Pompes funèbres m’a conseillé d’utiliser des os de seiches)
    Mon ARGP n’était pas marin mais cultivateur et il y a des croix sur la tombe et des cérémonis catholiques dans la famille
    Il y a d’autres tombes semblables dans ce cimetière et aussi de nombreuses à Marans commune proche (17) ; elles sont mélangées avec les autres et certaines s’effondrent ; il y a eu récemment des reprises de concessions et j’ignore ce que la mairie pensent faire de ces tombes anciennes "cénotaphes" et aussi de nombreuses "chapelles" véritables maisons familiales des défunts, certaines en très mauvais état.

    Cordialement

    Monique, Charentaise

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    • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 16 août 2010 17:03, par Babette

      bonjour etes-vous de Charron ?je recherche les parents de mon ARGP ,LOYER Louis Michel ,né à Charron en1775 ? mort le 1er septembre 1861 à Fontenay le Comte fils de LOYER Michel jardinier et de GUICHARD Louise demeurant à Charron. Pouvez vous m’aider ?Merci

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 14 août 2010 19:56, par miel

    Bonjour
    en vacances prés de Talmont, je vous confirme la présence de cénotaphes dans le cimetière...çi joint une photo.
    amicalement.

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 8 août 2010 10:56, par marieth

    Août 2009
    Talmont au coucher du soleil. Moment de grande plénitude. Je me suis promené un long moment dans le village et dans le cimetière où j’ai découvert l’existence des cénotaphes. Belle région que celle de vos ascendants.
    Ci-joint 1 photo prise en ce lieu.

    M.Th

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 8 août 2010 08:36, par Jean-François Saint-Bastien

    Bonjour,

    je découvre un peu tard ce forum. J’y ajoute ma petite pierre.

    Les pierres tombales que vous présentez ne sont pas des cénotaphes puisque un cénotaphe est un monument commémoratif où le(s) défunt(s) est enterré ailleurs (ex. les monuments aux morts). "Votre" tombe est une tombe assez prisée au XIXe siècle et c’est en fait la forme d’un cercueil. C’est assez amusant parce qu’il existe une forme de cerceuil qui s’appelle "tombeau" et qui ressemble tout à fait à votre tombe. Symboliquement, le choix de cette tombe peut signifier que le défunt est en voie de passage entre la terre et le Ciel. Il est posé sur le sol, pas encore en terre. Le rite de passage n’est donc pas achevé... Autre possibilité : rappeler aux vivants que nous sommes tous mortels et rendre visible ce qui n’est pas censé l’être : la dernière demeure physique du défunt. Ce peut aussi -et ce serait tout à fait une "pratique" protestante- l’humilité devant la mort : le cercercueil (et la tombe le représentant) nous rappellent noter mortalité et nous incite à nous conformer à la Parole de Dieu. C’est, par ailleurs, assez intéressant que ce type de tombe ait été choisie par des protestants. TRaditionnellement, la tombe doit être très dépouillée, humble. Et cette tombe-cercueil me semble assez "fantaisiste". Mais, étant catholique, j’écris cela avec prudence et serai heureux d’avoir le sentiment de protestants. Comme on peut le lire sur les différents échanges, ce type de pierre tombale est assez courante en France. Dans les Ardennes où je réside, elles sont assez nombreuses. En saône-et-Loire, j’ai souvenir d’une tombe similaire mais avec des pieds ou plutôt des pattes que je pense être de lion. Ca m’a d’ailleurs un peu surpris et marqué. J’avais l’impression que la tombale allait marcher derrière moi ! Brrrr .... ! Pour les contributeurs ce serait chouette de dater ces pierres. Pour moi, elles sont caractéristiques de la fin XIXe voire début XX jusque 1920. Mais est-ce que cela est confirmé ?
    Enfin, pour la pierre avec l’étole c’est celle d’un prêtre. Il s’agit d’un ornement funéraire corporatiste. Dans de nombreux cimetières, les prêtres sont enterrés sous une pierre marquée des instruments de leur "profession" : étole, ciboire pour les principaux. Cette démarche corporatiste (montrer à quelle frange de la société le défunt appartenait) est caractéristique du tournant du XXe siècle, pratiquement oubliée entre 1950 et 1980 (environ pour revenir en force de nos jours. L’histoire se répète, les "modes" funéraires aussi.
    J’arrête ici. Merci de votre lecture et cordialement à tous.

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 7 août 2010 19:38, par Voltaire55

    Bonjour,

    Si vous voulez préserver ces tombes de la reprise par la commune et donc de la destruction, entretenez les. La commission chargée de la reprise des concessions en état d’abandon ne pourra alors les considérer comme telles.

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    • Bonjour à tous,

      Il est strictement interdit de toucher (entretien, modifications, nettoyage, demoussage, peinture, etc ...) à une tombe dont on n’est pas concessionnaire (ou avec l’accord de ce dernier). C’est le problème des communes (ou particuliers) qui veulent "sauver" des tombes abandonnées.

      Pour relever les inhumations, il ne faut pas se contenter de noter les inscriptions des tombes mais aller en mairie pour consulter les registres des concessions en général classées par tombe, car ces inscriptions sont parfois succintes, inexistantes et une tombe peut avoir été concédée plusieurs fois (concessions non perpétuelles ; vente de concession ; reprise de concession ; ...). Ces registres sont normalement libres de consultation.

      Notre association locale a entrepris de saisir ainsi (registres et inscriptions tombales) toutes ces concessions et inhumations de notre vieux cimetière (500 tombes).

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    • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 8 août 2010 16:46, par Colette.Boulard

      C’est tout à fait exact, de bon sens. Il faut pondérer cependant : les mairies se basent parfois sur l’absence de fleurissement, notamment lors de la toussaint : c’est abusif et nul n’est tenu de fleurir une tombe ; ainsi lors d’obsèques "ni fleurs ni couronnes" par exemple. Une tombe peut être vide d’ornements ou de fleurs et être sans besoin d’entretien particulier. Savez-vous où sont les tombes de vos arrière-grands-paents, et si elles existent encore ? qui vous en a parlé, habitez-vous la région de vos aïeux ? la vie moderne a créé des distances que l’on imaginait pas avant guerre.

      La demande actuelle de cimetière très propre, sans une herbe ni une croix légèrement penchée n’est-elle pas que le besoin de repousser une culpabilité latente envers ceux que l’on ne va plus voir, quelles qu’en soient les raisons ? Jusque dans les années 50, les cimetières ruraux étaient verts, souvent sans allées. L’herbe ne choquait personne. Regardez de vieilles photos !

      Les croix de fonte ne souffrent pas, ou peu, de la rouille. Celle-ci ne dérange que le regard moderne. L’entretien au rustol, après brossage à la brosse métallique des écailles et salissures suffit alors et respecte le côté naturel, discret dans le paysage, du métal vieilli.

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    • Depuis cette première prise de photos, je suis retournée sur le lieu de ces cénotaphes. Pour trois d’entre eux, j’ai enlevé la mousse, brossé les inscriptions avec soin (car la pierre est devenue fragile) et je me suis manifestée par courrier auprès de M. le maire de la commune. J’ai signalé l’intérêt que je portais à ces pierres tombales, mais aussi l’intérêt que représentait pour le patrimoine toutes les autres éparpillées, écroulées un peu partout dans le cimetière. M. le maire, faute de temps je pense, n’a pas pris la peine de répondre.
      Un grand merci à vous et à tous les auteurs du collectif de réponses.
      Arlette R.B.

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      • Merci pour ce document qui m’aidera dans mes recherches aitour de La Jaudonnière en Parède,Saint Etienne du Brillouet, L’Hermenault, pour des familles Rampillon Mathurin, Rouhaud Jean, Gaboris Renée ou Renaud Marguerite.
        cordialement. Arlette ROUHAUD.

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  • Bonjour Arlette,
    le Larousse dit : Cénothaphe : (Grec : kenos,vide et taphos, tombeau).Monument en forme de tombeau élevé à la mémoire d’un mort, et qui ne contient pas son corps.
    Cette explication officielle pourrait être un début de réponse à vos interrogations.
    Avec ma respectueuse amitié généalogique.
    Pierre-André SENET.

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 7 août 2010 12:25, par Claude Picoron

    Pour ce qui concerne la dernière photo de votre article, je pense qu’il s’agissait d’un prêtre. En effet, on reconnait une étole et, comme dans ma commune existe un monument similaire comportant une étole et une main tenant un calice en élévation, pour moi c’est une certitude d’autant que, féru d’histoire locale, j’ai pu relever l’identité du défunt qui était prêtre à l’époque (+ en 1789) et qui avait été en procès avec le seigneur du moment.
    La commune pense le conserver car ce personnage appartient à l’histoire locale au même titre que le seigneur.

    Répondre à ce message

    • nos ancêtres 12 mars 2016 13:35, par picoron Claude

      bonjour,
      c’est amusant et curieux de retrouver mon nom ailleurs qu’aux Sables d’Olonne ou Fontaines en Vendée.
      il y avait de nombreux Picoron issus de st Maixent et répartis désormais principalement dans le sud -Vendée et la Charente Maritime.
      je possède quelques livres sur cette famille qui semblerait être issue des "Picoron de la Violière" ayant habité st Maixent .
      cordialement
      C Picoron

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 7 août 2010 11:49, par Colette Boulard

    Je rectifie un peu ma précédente réponse : la S.P.P.E.F. est en fait la société pour la Protection des Paysages et de l’Esthétique de la France ; son siège est 39 avenue de la Motte Picquet 75007 Paris.

    Je complète aussi mon information : Pour des raisons d’emplacements disponibles manquants pour les nouvelles sépultures, notamment dans les villes où l’espace est compté, mais aussi hélas dans les communes rurales qui vivent moins souvent cette situation, les mairies ont tendance actuellement à "vouloir faire du propre" d’autant qu’elles sont souvent poussées par les concessionnaires de tombes qui se plaignent des tombes voisines à leurs yeux pas assez entretenues. Cela aboutit à un vrai drame aussi muet qu’irréversible, tant pour l’histoire locale que pour la patrimoine.

    La S.P.P.E.F. évoque ce thème sur son site internet ; elle rappelle que les concessions perpétuelles, par définition, le sont bien , ce qui est vrai même lorsque aucune famille ne se manifeste, à fortiori lorsqu’on la sait éteinte. Le contrat garde sa valeur. On ne peut arguer du non fleurissement, qui n’est pas obligatoire, de l’absence de visite, d’ailleurs difficile à prouver, ou de l’aspect moussu d’une dalle funéraire : C’est une interprétation abusive, car cela n’interfère concrètement pas sur le voisinage.

    Des tombes ont pu être voulues laissées dans leur état naturel, végétal, telles, par exemple, celle de Van Gogh à Auvers sur Oise, visitée par des quantités de touristes. Une ballade sur internet fait découvrir dans le même cimetière du père Lachaise la tombe de Géricault, se détachant sur un luxuriant fond végétal, et, bien plus récemment, celles de Pierre Desproges. Plus générallement, une sensibilité renaissante grâce aux cimetières paysagers, le développement durable font peu à peu souhaiter un peu plus de nature dans les trop secs et durs cimetières modernes où la méditation n’a plus sa place.

    Or une concession perpétuelle ne peut être relevée (suite à une procédure juridique bien précise) que par constat d’ "état d’abandon" qui lui-même se détermine par des "signes extérieurs nuisibles au bon ordre et à la décence du cimetière" c’est à dire le danger (monument qui risque de s’effondrer sur l’allée ou la tombe voisine) ou l’indécence (tombe ouverte...) Un arbuste dont les racines s’infiltrent vers les tombes voisines, une tombe envahie par les ronces qui se répandent peut porter atteinte au bon ordre, pas celle du défunt qui a demandé à n’avoir que de la végétation, ou qui n’a rien sur sa tombe. Une croix de fonte rouillée ne porte pas plus atteinte au bon ordre des lieux que des peintures écaillées sur les volets de nos habitations, ou alors il faudrait dresser procès-verbal dans toutes les rues des communes françaises ! Question de cohérence. La nuance est à faire.

    Quant à savoir si une concession est, ou non, perpétuelle : Il faut d’abord vérifier dans les papiers de famille, mais bien sûr le contrat signé par l’arrière grand-père ne pourra être détenu, s’il a été conservé, que par l’un de ses descendants. Logiquement, mais avec les mêmes réserves quant à la bonne conservation, la mairie devrait avoir le second exemplaire. La tenue des dossiers peut être lacunaire (négligence, déménagements, sinistres…) Les plans anciens du cimetière (archives communales ou départementales) peuvent pallier au contrat manquant si la tombe est ancienne : Traditionnellement, il existe des secteurs pour les concessions perpétuelles, d’autres carrés pour celles de 50, 30 ans, etc.. et d’autres encore pour les personnes nécessiteuses. Les plans anciens peuvent l’indiquer. Sans être un absolu, cela peut aider. Comme me l’a dit un maire : le doute doit profiter à la famille.

    Il va de soi que l’on ne peut vouloir demander la sauvegarde de tombes anciennes et en même temps, ne rien faire pour cela ! Il est choquant de lire comme cela arrive parfois " je veux que cette belle tombe soit conservée mais je ne veux pas qu’on me demande d’assumer l’entretien" Un coup de brosse de chiendent ou en nylon - c’est tout - sur la pierre, un peu de peinture sur une croix de métal, ça ne coûte pas cher. Là aussi, c’est une question de cohérence.

    n.b : un élu de Charente-Maritime, à qui j’ai fait remarquer l’intérêt de tombes semblables à celles que vous montrez, en a été très content et tenu compte, m’a t’il fait savoir, dans le réaménagement du cimetière communal.

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 7 août 2010 11:04, par DanieldeGoulaine

    Vous pouvez également trouver ce genre de "mémorial" appelé "Cénotaphe" ou "Bâtière",si j’ai bien compris les différents messages, dans tous les cimetières de Gâtine en Deux-Sèvres (Parthenay et environs. Sans signe religieux particulier, ces "pierres tombales" sont toutes de formes identiques quelques soient les cimetières, surmontées d’une croix (genre croix de templiers) inscrites dans un cercle.

    Daniel de Goulaine

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 7 août 2010 10:50, par Marcus 23

    Bonjour,

    Le village de La Garde m’a interpellé, aussi je propose la suggestion suivante qu’il y aura lieu de vérifier.

    Le village de La Garde devais exister en 1776. Je pense qu’il dépendait de la paroisse de Challaux, à la limite de la paroisse de St Vivien.
    Ces paroisses, érigées en commune après la révolution ont éxisté jusqu’en 1834.
    A cette date, elles ont été réunies en une seule commune qui a porté le nom du village commun de La Garde.
    Par la suite, cette commune de La Garde a été fusionnée en 1965 avec celle de Montlieu pour former, Montlieu La Garde.
    La Garde se trouve à l’intersection de l’ancienne RN 10 qui traverse le bourg et de l’ancienne RN 730 (Montpon- Royan passant notamment par Mirambeau et Cozes).

    Marcus

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    • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 20 septembre 2016 17:48, par Céline Jolly

      Bonjour,
      Je m’intéresse aussi aux 3 tombes-bancs relevées par Arlette en 2009 car elles appartiennent également à des ancêtres à moi.
      Sur l’autre côté de la tombe où est mentionné le lieu-dit "la Garde, commune de", il y a la suite du texte : "Saint-André-de-Lidon."
      Cordialement
      Céline Jolly

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 7 août 2010 10:00, par Jean-Pierre Desfête

    Bonjour,
    Juste un extrait du petit Larousse :
    Cénotaphe n.m. (gr. kenos, vide, et taphos,tombeau). Monument en forme de tombeau élevé à la mémoire d’un mort, et qui ne contient pas son corps. Fin de citation.
    J’ai également vu ces "tombes" à Talmont. J’ai aussi visité un très grand édifice désigné cénotaphe, élévé à la mémoire des marins disparus en mer, qui est situé en Bretagne à la Pointe Saint Mathieu .
    Par contre, s’il y a des personnes entérées sous ces pierres que vous appelez "cénotaphe", à tort semble-t-il, j’aimerais bien savoir quel nom elles portent réellement (si elles ont un nom particulier). Mais ces pierres étant situées en bord de mer, ne sont-elles pas effectivement des cénotaphes élevés à la mémoire de marins disparus en mer ?

    Cordialement. J-P Desfête

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 17 avril 2009 17:38, par Le Vendéen

    Je connais ce type de tombeaux , qui existaient dans le cimetière de ( 85 ) CHAUCHE . Je dis " existaient " car le cimetiere a été rénové et des tombes en mauvais état ont été supprimées . Pour moi , je ne sais pas si ce sont des cénotaphes (absence du corps du défunt ) mais je sais qu ’ elles étaient de religion Catholique , car pour les pretres défunts , la croix du tombeau était inversée.Pour plus de renseignement on peut consulter le registre du fossoyeur ,s ’il existe , en Mairie d’Epargnes .

    Cordialement .

    Le Vendéen .

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 3 avril 2009 11:59, par Arlette RB

    Bonjour à tous,

    Sur les conseils de l’un d’entre vous qui avez réagi à mon article, j’ai écrit à la DRAC qui vient de m’apporter des informations intéressantes que j’ai plaisir à partager avec vous.

    [...] Ces tombes sont-elles protestantes, catholiques ? C’est un
    modèle d’architecture funéraire dit tombeau en bâtière, c’est-à-dire en
    forme de prisme oblong, comme vous le voyez, plus exactement à deux pentes
    peu inclinées. C’est à rapprocher du mot : bât, que l’on pose sur un équidé
    pour porter une charge. Ce modèle n’est pas nécessairement attaché à une
    religion ; architecturalement et historiquement, il est le direct héritier
    des tombeaux antiques, dont nos ancêtres pouvaient voir abondance
    particulièrement dans cette région, Epargnes étant dans l’arrondissement de
    Saintes, cité antique. Dans l’Antiquité - voyez par exemple, dans Internet,
    les sites sur le cimetière des Alyscamps, à Arles -, la bâtière était le
    couvercle du sarcophage. A nos époques, le modèle étant devenu symbolique
    et les défunts étant enterrés sous le sol, on a posé la bâtière sur des
    pieds - votre cas - ou bien à même la terre. Les tombes de vos aïeux
    portent une croix, bien en évidence ; les inscriptions ne comportent pas de
    formule tirée de la Bible ou des prophètes, ces deux faits donnent à penser
    que vos aïeux étaient catholiques. A Prailles dans les Deux-Sèvres, par
    exemple - terre protestante -, vous pourrez voir dans un cimetière privé le
    même modèle sans croix :

    http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/memoire_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IVR54_017901295NUCA
    C’est un type de pierre tombale austère, propre à nos communes rurales,
    assez éloigné de l’abondance décorative que l’on rencontre dans les
    cimetières urbains et à l’extrême fin du XIXe siècle.[...]

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    • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 4 avril 2009 15:57, par Colette Boulard

      C’est superbe que la DRAC vous ait ainsi répondu. Il ne faut en effet pas confondre tombe et cénotaphe : les cénotaphes sont des monuments érigés à la mémoire de quelqu’un, sans qu’aucun corps ne soit érigé sous -ou dans- le monument. Il y en a surtout dans les lieux de culte (églises, cathédrales, notamment des dignitaires religieux) et il peut y en avoir dans un cimetière, par exemple lorsque l’on a voulu marquer le passage d’un défunt disparu à la guerre, ou en mer, etc. dont on n’a pas retrouvé le corps. Peut-être aussi lorsqu’il est enterré très loin, et que l’on a éprouvé le besoin d’avoir un lieu tangible, un point matériel où l’on peut se recueillir auprès de cette personne ainsi matérialisée.

      La plupart des tombes que vous évoquez sont bien le monument édifié au dessus de la sépulture de défunts, et les pierres monolithes, avec leur supports, sont le monument funéraire, qui correspond à la typologie (architecture, sculpture) alors en vogue dans la région où elles ont été faites et posées. Elles sont donc autant d’éléments du patrimoine rural local, autant de petits trésors, reflets d’un contexte, de l’histoire et de la société d’alors, de la place sociale du défunt, de l’ambition et des possibilités financières d’un groupe humain. Nos contemporains n’en ont pas assez conscience et il est très souhaitable de faire évoluer cela. ces tombeaux sont tout autant porteurs de l’histoire des familles, et de la commune, et parlent aux généalogistes : l’étole sculptée sur la dernière photo fait en effet penser à celle d’un prêtre.

      La concession n’appartient pas "à celui qui paie" mais à celui qui l’a prise par contrat, et à ses ayant-droits après lui. D’où le problème des vieilles concessions qui sont des types de location d’un droit à être là, et non une propriété : pour 10, 20, 50 ans ou plus, voire perpétuelles. Certaines sont de ce fait caduques depuis longtemps mais peuvent présenter un intérêt : tout est alors affaire de sensibilisation à cet intérêt qui dépasse évidemment souvent le cadre privé.

      Si le sujet vous intéresse, il faut savoir que la SPPEF (société de protection pour le patrimoine et l’environnement français, je crois, association 1901 créée en 1901 et dont le siège est à Paris) a créé une commission "Cimetières lieux de mémoire" formée de professionnels de divers bords, tous compétents en leur domaine, et qui travaille en lien avec pas mal d’associations locales et avec le ministère de la Culture. Ce sujet est bien connu dans les grands cimetières tel le Père Lachaise, à Paris, mais bien moins dans toutes les communes rurales, là où peut se jouer un vrai drame silencieux : la disparition de notre patrimoine funéraire. La SPEFF étant association 1901, et connaissant les outils de gestion des cimetières, il suffit de participer à son action, par exemple en étant adhérent, et en s’impliquant peut-être davantage, dans la commune qui vous concerne plus personnellement, en participant ou en mettant en œuvre un recensement, etc.

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 23 mars 2009 11:03, par jean

    Bonjour,
    Etant originaire du pays, votre message me remémore un souvenir de ma toute jeune enfance, où je croyais que le défunt était à l’intérieur du cénotaphe,ce qui me paraissait tout de même curieux...jusqu’au jour où j’ai osé demander l’explication à mon père.
    cordialement
    Jean

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 23 mars 2009 10:17, par Jean-Claude HARTMANN

    Selon mon grand-père (1877-1967), instituteur de la région, le cénotaphe correspond à une tradition de marin : s’il mourrait en mer, le corps n’était pas inhumé sous la pierre ! L’origine, privilège exclusif des nobles avant Henri IV, pourrait remonter aux croisades (copiant la tombe islamique ou chrétienne des Lieux Saints), les premières tombes non nobles marquées seraient celles de maîtres artisans, de tabelions... souvent passés par la religion prétendue réformée, fin XVIIe, mais je ne pense pas que la croyance ait à voir dans le choix du cénotéphe !
    Votre cénotaphe sculpté est celui d’un curé (étole).
    jean-claude.hartmann chez neuf.fr

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 23 mars 2009 08:00, par Christophe GROSSO

    Avez-vous visité le cimetière St TROPHIME en Arles ? Les tombes ressemblent à vos photos, en plus imposant. Cela dépend aussi des traditions régionales, mais, peut-être qu’il y en a d’autres ailleurs. Il serait intêrressant de les recencer par région, qu’en pensez-vous ?
    Christophe GROSSO

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    • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 14 août 2010 16:35, par paul rosies

      ma famille est originaire d arles.Je possede tous les actes en ligne directe,helas il me manque les branches collateralles des rosies ; en vous promenant ds le cimetiere ancien.....merci
      paulrosies chez orange.fr

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    • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 14 août 2010 14:15, par blanchecottemur

      habitant Arles, si je peux vous aider...
      Il s’agit de sarcophage(romain) , le corps étant à l’intérieur.
      il faudra que je me renseigne pour connaître la différence avec le cénotaphe (là, apparemment plus récent et le corps en dessous du momument)...
      Muriel

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 22 mars 2009 11:18, par Thierry NOIRIEL tno1

    Bonjour

    En complément de cet article et des différents messages joint, il semble que ces cénotaphes n’aient pas toujours été placés dans les cimetières. En effet, j’aie eu l’occasion d’en voir, de mémoire 2 exemplaires, il y a plusieurs années, dans le fond d’un jardin près d’Etaule en presqu’ile d’Arvert près de Royan. Avaient-ils été placés là dès l’origine ou déplacés ? Je n’aie pas la réponse.

    Répondre à ce message

  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 21:15, par Mamie BOUBIE

    Il existe aussi des cénotaphes dans plusieurs cimetières de la Creuse où j’ai effectué des recherches !

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 17:05, par Nicole FORT

    Bonjour,

    Je ne savais pas que ces pierres tombales étaient une spécialité de la région. Moi-même j’en ai vues dans presque tous les cimetières de la Charente-Maritime et du Sud Vendée que j’ai eu l’occasion de visiter (entre autres : Rochefort/mer, Breuil-Magné, Ciré d’Aunis, l’Ile d’Elle et bien d’autres)

    Je ne suis pas sûre que les corps soient dans la pierre tombale, il me semble que ma grand-mère m’avait expliqué que le corps était dans la terre, en-dessous.

    Merci pour cet éclairage sur nos vieux cimetières. On y trouve beaucoup de richesses qu’il serait très important de pouvoir conserver.

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 13:53, par uzet17

    Bonjour Arlette, bonjour à tous,

    Le cimetière de Saint-Seurin d’Uzet, à quelques km d’Epargnes, comporte également un cerain nombre de monuments de ce type. Ces sépultures sont très anciennes.

    Mais, le cimetière de Saint-Seurin a également la particularité de présenter la magnifique sépulture de Jude MILH, celui grâce à qui le caviar est apparu sur l’estuaire de la Gironde. Une magnifique filadière sur la pierre verticale !

    Patrick PARIS

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 11:24, par Généablog86

    Il semble que la dernière photographie représentant une pierre tombale sculptée, soit celle d’un défunt religieux, si je ne me trompe pas.

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 11:18, par michele.r 248

    article très interessant ! Je crois avoir vu de semblables cénotaphes dans le cimetière de St Philbert de Pont Charrault en Vendée (près de Chantonnay ) -famille Auvinet-dont certains descendants étaient des médecins bien connus dans la première moitié du
    20e siècle !

    Répondre à ce message

  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 11:03, par PELOTIER

    Voilà bien le type de découvertes nostalgiques que l’on aime faire
    Je comprends l’émotion d’Arlette.

    Félicitations
    Francis PELOTIER
    http://francis.pelotier.free.fr/francis.html

    Répondre à ce message

  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 10:50, par SAVENAY-LEBIGOT

    Bonjour,

    Très intéressant, je ne connaissais pas cette tradition.
    Les sculptures de la tombe pourraient représenter les deux bandes d’une étole. Les croix d’ornement, toujours présentes sur une étole sont assez caractéristiques. Le cordon également. Il pourrait s’agir de la sépulture d’un prêtre ou d’un religieux ayant reçu la prêtrise.

    Cordialement
    Marie-France Savenay-Lebigot

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 10:24, par bourpa72

    en effet les cimetières reserves de "belles surprises" ..je recherche l’origine des croix "libertaires" Egalite Egalité Fraternité

    Répondre à ce message

    • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 7 août 2010 13:15, par jocelyn ;odiau

      bonjour,
      vous demandez dans un message sur les cènophales l’origine des croix libertaires.Elles sont non pas de la révolution comme l’on pense mais souvent de la révolution de 1848 pour rappeler justement 1789.il existe également quelques église avec sur le fronton ce même slogan,j’habite l’une d’elle et elles sont très peu nombreuses 3 ou quatre en métrpole.
      bonne recherche

      Répondre à ce message

  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 10:08, par Georgettem

    Bonjour

    Je suis Mme Georgette Menard, j’ai entendu mon pére parler du cénotaphes de son pére et de sa mére, malheureusement je n’ais aucun renseignements sur c’est grand parents,bien que je les recherches aux A D bien ardemment,j’aimerais pouvoir y arriver ,mon pére me disais étant petite que c’est tombes etaint sans doute protestante ? ce dont je n’ais pas a certitude, mais il regretter lui même de ne pouvoir avoir une telle sépultue,car il avais été baptisé a l’églisede St Jean Evangéliste de Chatellerault (Vienne)il est enterré dans une tombe traditionnelle a Verdun(Meuse)
    Mes amitié a une "cousine"

    Répondre à ce message

    • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 22 mars 2009 18:29, par Bastien ROUAULT

      Bonjour a tous. Georgette je conforte votre idee par rapport au fait que ces cénotaphes soit de religion chrétienne protestante.

      Je vis en Republique d’Irlande et lors d’un récent voyage dans le comté de Waterford, j’ai visité la plus vieille Eglise d’Irlande, a Youghal exactement. De religion protestante,elle presentait aussi de nombreux cénotaphes. Ayant visité de nombreuses églises ailleurs en Irlande, je n’ai pas vu de cénotaphes dans des batiments catholiques.

      Salutations. Bastien ROUAULT

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 09:59, par vesly

    c’est tout à fait vrai qu’il y a des tombes semblables dans le cimetière de Talmont

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 09:38, par Fredo

    Dans la commune de Villedieu-la-Blouère (Maine-et-Loire) des cénotaphes ont été déposés dans l’église Saint-Christophe de la Blouère. Ils dateraient des 13e et 14e siècles et rappellent que Villedieu était autrefois le siège d’une commanderie de l’ordre du temple.

    Voir en ligne : Les cenotaphes de Villedieu-la-Blouère

    Répondre à ce message

  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 09:28, par Pierre Guyot

    Je suis surpris par le début de ce texte.
    A priori, un cénotaphe ne contient pas de corps. C’est "simplement" un monument à la mémoire de.

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 09:24, par Christian Poitou

    Pour la conservation de monuments funéraires anciens d’un cimetière communal il conviendrait de s’adresser à la Direction Régionale d’Action Culturelle (DRAC) dont dépend la commune. C’est ce que j’avais fait voilà une quinzaine d’années pour certaines tombes du début du XIXe siècle d’un cimetière champenois en danger de disparaître, la commune voulant récupérer les concessions. Il existait alors, dans chaque DRAC, une commission chargée du classement et de la conservation des tombes présentant un intérêt culturel ou historique. J’avais alors reçu une réponse très aimable de ce service.
    Bon courage pour cette démarche,

    Christian Poitou

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 08:17, par Michèle Drieu-Barre

    Bonjour,

    Les sculptures doivent représenter une étole que met le prêtre lorsqu’il célèbre un office. C’est d’après moi la tombe d’un curé de la paroisse.
    Cordialement
    Michèle Drieu-Barre

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 08:17, par Marc TUDEAU

    Bonjour,
    j’ en connais dans les Deux-Sèvres aux environs de Saint Maixent.Ces tombes datent de 1750-1825 environ. Certaines sont complétées par une pierre sculptée verticale. On y trouve parfois l’ alpha et l’ omega. La partie horizontale est soit en prisme (triangulaire, soit en demi rond (arrondie).Je n’ y ai pas vu de titres nobiliaires, seulement des noms et des dates et des liens familiaux.A priori ce travail de sculpture et la qualité des blocs de pierre employés laissent supposer une certaine aisance financière de la famille. A propos, pensez à prendre une bonne brosse en chiendent et décapez la mousse qui recouvre ces vieilles inscriptions lors de vos tournées de relevés de cimetières.Les inscriptions peuvent servir à d’ autres . Cordialement, Marc Tudeau

    Répondre à ce message

    • Bonjour,Si vous avez des pb pour lire les inscriptions, il peut ëtre utile de les vaporiser avec de la mousse à raser en bombe ! Truc de généalogiste confirmée.

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    • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 20 mai 2010 00:20, par Maryse Labbé

      Bonjour,

      Je reviens juste de St Maixent (où ma grand-mère maternelle est enterrée...) et où, en effet, il y a de nombreux cénotaphes encore présents (également à Souvigné près du prieuré)ma famille m’a toujours raconté qu’il s’agissait de tombes protestantes...

      JPEG - 3.1 Mio

      Répondre à ce message

      • Bonjour Maryse,
        A l’occasion d’une nouvelle visite au cimetière de St Maixent,vous serait-il possible de déchiffrer les noms de ces cénotaphes et d’en faire des photos : je suis à la recherche d’ancètres protestants aux patronymes MERLE et TERRASSON à partir de 1690 ;
        Bien cordialement ;
        je vous en remercie d’avance ;
        Annie Chalavoux

        Répondre à ce message

  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 08:12, par evedur

    Bonjour Arlette et à tous

    lors de mes visites dans quelques cimetières de Vendée l’an passé, j’avais effectivement remarqué ces tombes. Je n’ai jamais réussi à déchiffrer les inscriptions car elles étaient totalement rongées par la moisissure. J’étais persuadée qu’il s’agissait de tombes uniquement de nobles

    Merci pour cet article

    Bien cordialement

    Evelyne DURAND.

    Répondre à ce message

  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 07:19, par Joelpierl

    Dans le cimetière de Beurlay, (à mi-chemin de Rochefort et de Saintes),il y a des monuments identiques

    Un peu à l’écart du bourg, dans ce qui fut le siège de la paroisse de St Thomas du Bois, le cimetière ou plutôt ce qu’il en reste, recèle nombre de cénotaphes à même le sol

    Répondre à ce message

  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 20 mars 2009 13:29, par VAILLANT Alain

    Bonjour,
    Il faud se renseigner auprès des mairies mais je crois savoir que si une église est classée le vieux cimetière l’est aussi et donc ne peux être touché. dans les autres cas je ne connais pas la démarche.

    Répondre à ce message

    • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 21 mars 2009 13:16, par ninja1944

      bonjour à tous

      en effet il faut se renseigner auprès des mairies
      en ce qui concerne mon expérience il m’a été répondu dans une mairie que la concession appartient à celui qui paie, mais il s’agit d’une concession qui date de l’après guerre et qui appartenait à l’origine à ma grand mère
      donc il faut voir si toutes les mairies pratiquent la même chose il s’agit d’une mairie du 93

      bonnes recherches à tous

      ninja

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  • Les cénotaphes à la mémoire de nos ancêtres 20 mars 2009 11:48, par Maya BERNARD-CUISSE

    Bonjour !
    Le cimetière St Eloi de La Rochelle compte plusieurs de ces cénotaphes, sur lesquels mon mari, étant enfant, jouait avec ses camarades, ainsi que des bancs de pierre disposés comme un "autobus" sur une tombe, et qui faisait le bonheur des enfants... !!
    Maya BERNARD de La Rochelle

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