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La question du laboureur

Depuis quand un ange a-t-il l’audace de vouloir être traité à égalité d’un brillant Séraphin ?


jeudi 4 mars 2010, par Alain Morinais

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Le 8 avril 1789, Gilles Morinays, syndic de Vezin, rédacteur du cahier de doléances de la paroisse, vient d’être élu député. Il se rend à l’assemblée de sénéchaussée de Rennes où se préparent les États généraux convoqués à Versailles par le roi.

Tout en prenant le chemin qui monte vers le bourg, la courroie de ma sacoche à l’épaule tenue à main gauche, une bourse battant devant, l’autre derrière, je ne peux m’empêcher de tourner et retourner mentalement cette phrase que Jan vient de prononcer.

Comment ne pas s’enthousiasmer d’un tel élan général et de la confiance dont chacun m’a témoignée avec tant de ferveur ?

Mais aussi, comment ne pas redouter l’échec, face à tous ces espoirs nés de la convocation des États généraux et de la rédaction du cahier de la paroisse ?
Ce sont les propos du bailli, prononcés la semaine passée lors d’une audience au château, qui me reviennent sans cesse et me taraudent l’esprit…

Il m’avait convoqué dans la grande salle de justice, sans doute pour m’impressionner davantage, car il voulait m’entendre sur les plaintes et observations des habitants de Vezin, avant même que le général ne m’ait élu député.

Je lui exposais que, « ce qui guide les gens de peu de biens, dans la contestation des charges et des abus dont nous sommes les victimes, ce n’est pas de disputer aux nobles leurs distinctions honorifiques, ni de confondre les rangs de chacun si utiles à la sûreté et à la tranquillité de la société. Mais, ceux des premiers rangs, nos seigneurs, ne doivent pas oublier que même aux dernières places où se trouvent les plus pauvres, ce sont des hommes, comme eux, faits de chair et de sang par la volonté de Dieu. De ce fait, chacun devrait pouvoir contribuer aux charges publiques en proportion de ses facultés. Cette contribution, étant un devoir, elle ne saurait avilir quiconque et nul privilège devrait permettre de s’en affranchir ».

Et le bailli de me répondre :

La réponse du bailli, extrait de "Laboureurs d’espoirs" lu par l’auteur :

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