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La mort en chemin

Le samedi 1er mars 2008, par Alexandre Dumont-Castells, Thierry Sabot

Sous l’Ancien Régime aussi, nos anciens décédaient parfois victimes des dangers de la circulation ou des conditions de l’itinérance. Voici trois exemples de décès en chemin, trouvés par Alexandre Dumont-Castells dans le registre paroissial de la ville de Lambesc, dans les Bouches-du-Rhône.

« Le 16 janvier 1770, Marie Ursule REVALS, originaire de Fort-Louis sur le Rhin en Alsace ; épouse d’Ignace TIBERLING, soldat de la légion Lorraine, compagnie de Dorchener, natif de la ville de Urangen, en Alsace, est morte ce matin à sept ou huit heures étant tombé de la charette qui portait les équipages de la légion sous laquelle elle a été écrasée et a été ensevelie ce même jour en suite de l’ordonnance de monsieur le juge de cette ville ». Cet acte fait référence à un accident de la circulation. Sans doute une charette qui bascule et écrase de son poids la malheureuse victime, une femme de soldat qui suivait son époux au gré des déplacements du régiment.

« Joseph PELLOT, âgé de 24 ans, natif de Gervais en Franche-Comté et déserteur du régiment Languedoc et conduit par la maréchaussée d’Aix est mort en route aujourd’hui 10 janvier 1770, comme il compte par le certificat du brigadier PERPIROLLE, signé de lui et messieurs ROULIN, BAILE et BEAU, cavaliers, et par ordonnance de monsieur le Viguier, a été enterré le même jour ». Ici, les causes du décès de ce déserteur ne sont pas mentionnées... A-t-il été tué après avoir tenté de fausser compagnie à son escorte ? Ou est-ce la mauvaise santé du soldat rebelle qui explique sa mort en chemin ?

« Simon CHABRAN, travailleur de Saint-Cannat, mort hier d’une chute au chemin d’Aix près de l’auberge au Père ayant pour enseigne »Le Bras d’Or« , a été enseveli le 13 septembre 1775 ».. Ici non plus, rien n’est dit sur l’origine de la chute... Mauvais état du chemin, état d’ébriété du travailleur ou chute causée par un cheval ?

Source : Registre paroissial de la ville de Lambesc, série GG 48.

Bibliographie :

  • Daniel Roche, Humeurs vagabondes, de la circulation des hommes et de l’utilité des voyages, Paris, Fayard, 2003.
  • Henri Cavaillès, La route française, son histoire, sa fonction, étude de géographie humaine, Paris, Armand Colin, 1946.
  • Georges d’Avenel, L’évolution des moyens de transport, voyageurs, lettres, marchandises, Paris, Flammarion, 1919.
  • Abel Poitrineau, Remues d’hommes, les migrations montagnardes en France, 17e-18e siècles, Paris, Aubier Montaigne, 1983.

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