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La curieuse mention d’une condamnation sur un acte de mariage


jeudi 15 août 2019, par Bernard Vigier

Répondre à cet article

Lors de la lecture d’un acte de mariage (11 juin 1903 à Saint-Sauve d’Auvergne entre Pierre Goigoux et Anne Françoise Vigier), j’ai trouvé une phrase qui ma intriguée concernant la mère de famille de la mariée :

"Légère Gandeboeuf absente et dans l’incapacité manifester son consentement comme se trouvant actuellement détenue à la maison centrale de Montpellier, département de l’Hérault, par suite d’une condamnation à 20 ans de travaux forcés suivant l’arrêt de la cour d’assises du Puy-de Dôme daté du 26 novembre 1895".

Cette mention sur l’acte de mariage de sa fille m’a intriguée. D’abord sur la nature de la condamnation à 20 ans de travaux forcés. J’ai toujours cru que les travaux forcés étaient "réservés" aux hommes. Le "crime" devait être grave pour qu’une telle peine soit prononcée. Ensuite pourquoi l’incarcérer à Montpellier puisqu’elle a été jugée par le tribunal de Clermont-Ferrand ?

J’ai cherché à savoir pourquoi cette femme a été condamnée.

Pourquoi ensuite faire figurer une telle mention sur l’acte de mariage de sa fille ?

D’autant que pour le mariage de son fils Marien avec Jeanne Eragne le 28 novembre 1904 à La Tour d’Auvergne, il est mentionné que Légère Gandeboeuf "ménagère demeurant à Montpellier âgée de 51 ans est non présente mais consentante".

La mention du "crime" a été faite dans la commune dont est originaire Légère Gandeboeuf qui est également sa commune de résidence, et où peut-être le " crime"a-t-il été commis ?

Voici le résultat de mes recherches :

Extrait du Moniteur du Puy-de-Dôme du mercredi 27 novembre 1895 :

« Le crime de la Barette »

Cour d’assises du Puy-de-Dôme (elle siège à Riom) Présidence de M. le conseiller Verdier
Audience du 26 novembre (matin) Le crime de la Barette L’audience est ouverte à 9 heures, sous la présidence de M. le conseiller Verdier.
L’affaire sur laquelle le jury est aujourd’hui appelée à décider est des plus graves. Il s’agit, en effet, du crime de La Barette, dont le Moniteur du Puy-de-Dôme a publié en son temps tous les détails.

Les deux accusés sont :

  • Gandeboeuf Légère, dite Marie, femme Vigier, né le 26 mars -1854 à Saint-Sauves.
    Vigier Marien, dit Antoine, son fils, né le 1er août 1877, célibataire, cultivateur.
    Tous deux sont domiciliés à La Barette, commune de Saint-Sauves.
  • La femme Vigier, qui porte le traditionnel bonnet de bergère, est entièrement vêtue de noir. C’est une femme de taille moyenne, assez maigre, dont le visage anguleux est encadré de bandeaux dits « à la Vierge ». Les traits de la femme Vigier-Gandeboeuf sont réguliers ; la physionomie, qui a dû être belle, mais qui est peu sympathique est éclairée par deux yeux noirs qui brillent d’un éclat singulier.
    L’accusé a une attitude très calme. Elle semble plutôt indifférente.
    Quant au fils, le jeune Vigier, c’est un garçon de 18 ans, en paraissant 15 a peine. Il est rose et joufflu, semble très inquiet et pleure à chaudes larmes.
    M. Delpy occupe le siège du ministère public.
    M Sicard, du barreau de Clermont, est assis au banc de la défense.

L’acte d’accusation :

« Dans la nuit du 15 au 10 août dernier, le sieur Richard, Annet, cultivateur, âgé de 37 ans, quitta la Bourboule pour se rendre à Latour-d’Auvergne où il demeurait avec ses parents.
« Il rencontra en route deux individus qu’il ne connaissait point et qu’ils prétendirent s’appeler Vigier. Arrivés au lieu dit La Barette, commune de Saint-Sauves, devant l’habitation de la nommée Gandeboeuf, femme Vigier,ces deux individus quittèrent Richard.
« Presque au même instant, la femme Vigier apparut sur le seuil de sa porte un pistolet à la main et fit feu sur Richard qui tomba à la renverse. Grièvement blessé Richard néanmoins essaya de se relever pour s’enfuir ; mais la femme Vigier, dans un état de fureur indescriptible, se précipita sur lui et lui porta dans le bas-ventre un violent coup de baïonnette qui l’étendit de nouveau sur le sol.
« Une seconde fois, Richard tenta de s’échapper ; mais à ce moment survint le fils Vigier, qui, excité par sa mère et en proie comme elle à la plus grande colère, tira sur lui un coup de fusil qui l’atteignit. Bien que la victime ne donnât plus signe de vie, la mère et le fils Vigier s’acharnèrent encore sur le corps inanimé et le frappèrent avec la plus grande violence.
« Puis ils l’abandonnèrent sur le sol. « Dans le courant de la nuit Richard reprit connaissance et se traîna à quelque distance du lieu du crime, derrière une haie où il fut retrouvé dans la matinée du 16 août.
Malgré l’état lamentable dans lequel il se trouvait il eut encore la force de déposer devant le magistrat instructeur et succomba dans la journée du 18 août des suites de ses nombreuses blessures.
« Les deux accusés ont fait des aveux à peu près complets. Ils reconnaissent, l’un et l’autre, être les auteurs du meurtre de Richard qu’ils croyaient, être, l’un son mari, l’autre son père.
« la culpabilité des deux accusés n’en subsiste pas moins tout entière, et elle s’aggrave même, en ce qui concerne le fils, du fait de n’avoir pas reculé devant la pensée d’un parricide.
La préméditation ressort de toutes les circonstances relevées par l’information et des déclarations mêmes des inculpés.
« Les deux accusés n’ont encore subi aucune condamnation. Mais la moralité de la femme Vigier a fait l’objet de très mauvais renseignements. »

Nota : le journal retranscrit ici l’interrogatoire des accusés et les plaidoiries que je n’ai pas relatés.

Le verdict :

A 8 heures, M. le président déclare les débats terminés et le jury se rend dans sa salle de délibérations.
A 8 heures 1/2, le jury rentre rapportant un verdict de culpabilité, écartant la circonstance aggravante de préméditation , avec admission de circonstances atténuantes en ce qui touche la femme Vigier Gandeboeuf ; négatif en ce qui touche le jeune Antoine Vigier.
Antoine Vigier. acquitté, est mis en liberté immédiate.
La femme Vigier Gandeboeuf est condamnée à vingt ans de travaux forcés.
L’accusée éclate en sanglots.
L’audience est levée à 8 heures 3/4.

A noter : l’article du Moniteur du Puy de Dôme du 27 novembre 1895 est en ligne.
Voir les pages 2 et 3 :
https://www.bibliotheques-clermontmetropole.eu/overnia/view.php?id=/media-dam/CLERCO/lapresse/PDF/Le_Moniteur_1895_11_27.pdf

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54 Messages

  • Bravo pour votre enquête.

    Terrible récit !

    En complément :
    « Le crime de la Barette. Ainsi que nous l’ayons déjà annoncé Annet Richard, la victime, est mort le dimanche qui a suivi le meurtre. D’après l’autopsie faite le lendemain, par M. le docteur Guérin, de Tauves, il résulte que Richard est mort des suites d’une péritonite suraigüe provoquée par une plaie pénétrante de cinq à six centimètres, ayant sectionné les plans de la paroi abdominale et touché légèrement l’intestin. Les plaies de la tête étaient aussi fort graves : la base du crâne avait deux fractures produites par un instrument contondant. Le bras avait été percé de part en part. Le cadavre d’Annet Richard a été inhumé à Latour-d’Auvergne. » Moniteur d’Issoire du 28 août 1895.

    Cordialement.
    Michel Guironnet

    Répondre à ce message

  • Bonjour,terrible violence .Condamnée aux travaux forcés ,comme pour toutes les femmes dans ce cas sa peine est commuée en réclusion ,couvent ou prison centrale .Celle de Montpellier reçoit Légère Gandeboeuf .Vous devez pouvoir accéder à son dossier :archives de la maison centrale de Montpellier ,femmes ,dossiers individuels 2Y162 (TRO-Garg 1807_1928)/Elle meurt en 1905 le 17 Avril à Montpellier ,toujours épouse de l’homme qu’elle détestait au point de vouloir le tuer !Transcription du décès sur le registre de Saint-Sauve
    Cordialement,
    Martine

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Merci pour votre article.
    Je me demande ce qu’est devenu le mari Vigier... initialement à abattre, et ce qu’il avait fait pour « mériter » tout cela.
    En tout cas il est présent en 1906 lors du mariage de sa fille.
    Cordialement,
    SR

    Répondre à ce message

    • Manifestement le mari est revenu vivre à La Barette après l’arrestation de sa femme puisqu’il y vit en 1904 ,lors du mariage de son fils Marien ,auquel il a dû pardonner d’avoir voulu le tuer !
      Cordialement,
      Martine

      Répondre à ce message

    • Bonsoir,
      Le mari de légère Gandeboeuf est mort à La Bourboule en 1909, son épouse à Montpellier en 1905.
      Légère GandeBoeuf se faisait « entretenir »... « La veille du meurtre elle a été vue à la Bourboule en compagnie de son fils Antoine et de son amant en titre un vieillard de 72 ans » (le moniteur du Puy de Dôme" du 18 août 1895) qui semble-t-il payait ses services...
      D’autre part son mari Antoine n’a jamais divorcé, il avait quitté la maison de son beau-père, connu pour sa violence, après avoir eu tout de même 4 enfants de son épouse, le 5 ème n’étant pas de lui.
      Selon son épouse il aurait menacé de mort son beau-père, et venait souvent « roder » le soir autour de cette maison...
      Tout n’a pas été éclairci lors du procès, notamment le rôle des deux personnes ayant accompagné la victime jusqu’à la maison de la Barette.

      Répondre à ce message

      • Bonjour Bernard,

        En effet, Légère n’aura eu le temps que d’effectuer la moitié de sa peine. Elle décède au numéro 2 du Boulevard Louis Blanc à Montpellier le 13 avril 1905.

        Ce qui est aujourd’hui l’Agora, cité internationale de la danse a été de 1810 à 1934 la « Maison centrale de détention pour femmes ».

        Ce sont 2 employés de cet établissement qui viennent déclarer son décès.

        Il est indiqué sur la retranscription de cet acte à Saint-Sauves le 12 mai de la même année(Archives du Puy-de-Dôme 6 E 3146 vues 89&90/235) qu’elle est l’épouse d’Antoine VIGIER, donc comme vous le précisez, pas divorcée.

        Cordialement
        Franck

        Répondre à ce message

        • Donc elle est restée prisonnière jusqu’ à la fin :mais pourquoi peut-elle donner son consentement au deuxième mariage mais pas au premier : cela reste mystérieux !
          A part ça ,on peut dire que ces deux-là étaient vraiment mariés pour le meilleur et pour le pire !
          Bon dimanche paisible,
          Martine

          Répondre à ce message

  • On ne sait toujours pas quel est le mobile du crime....

    Répondre à ce message

  • Terrible histoire...

    En complément : Le Petit Parisien 19 août 1895 page 1/4 (Source : Retronews BNF)

    JPEG - 78.9 ko

    Cordialement

    Répondre à ce message

  • Peut-être que la future mariée était encore mineure - il fallait alors l’autorisation de ses père, mère -
    ou le consentement d’un parent avait été refusé avant ce mariage (acte devant notaire qui a un titre particulier) voir peut-être quelques années avant selon l’âge de la mariée -

    et là, à la date de son mariage elle était devenue majeure, (ou là, le père a donné son consentement toujours par acte notarié- quand il y a eu refus avant) mais il devait en être fait mention de la mère absente (autorisation du père seulement a suffit- il est possible de retrouver celà s’il a été fait un contrat de mariage dans les jours précédant ou le jour même du mariage.
    ou tout simplement l’officier ministériel a voulu le noter - se croyant obligé - ne sachant pas trop ...et pour rester dans une certaine légalité.
    Si lors de leur mariage les autres enfants étaient majeurs plus besoin de parler du parent absent....
    Il a déjà été fait un riche travail de recherche ; bravo .
    Un grand merci à Thierry Sabot, cette Revue, qui nous fait partager ces découvertes insolites - chaque semaine....Extraordinaire - nous en trouvons tous nous les chercheurs en parcourant les Registres d’autrefois
    Bien cordialement
    Jeannine Courcier

    Répondre à ce message

  • Afin d’essayer de comprendre le motif de cette mention rechercher s’il n’y aurait pas eu avant ce mariage chez un notaire une « Sommation respectueuse par l’épouse à un de ses parents ou aux deux »- les motifs y seraient indiqués -
    j’ai en mains, un acte semblable -
    le fils a supplié respectueusement sondit père.
    Le père a répondu qu’il ne pouvait accepter etc.. le père ne peut donner son consentement à ce mariage etc...indiquant « dissidence religieuse »" -
    le notaire a dressé le présent procès verbal devant 2 témoins etc...."
    (voir autre motif peut-être ....acte notarié)
    Jeannine Courcier

    Répondre à ce message

  • Bonjour, "belle" affaire qui aurait mérité un plus grand développement en cherchant aux A.D le dossier d’instruction.
    Passionné par la série U (justice), j’ai étudié beaucoup d’affaires où les femmes sont condamnées aux travaux forcés ,souvent même pour des vols de biens.
    Dans mon prochain ouvrage, j’en raconte plusieurs dont l’histoire d’une fille exposée au tour de l’hospice de Quimper Annette Datif, coupable d’infanticide et conduite au bagne de Nouvelle Calédonie (but : repeuplement).

    Pour l’accord des parents, il s’agit de l’acte que l’on appelle sommation respectueuse et qui était assez courant en Bretagne

    Une de mes ancêtres y a eu recours. En 1869, veuve d’un homme fortuné, elle a voulu se remarier avec un petit cultivateur, sans le sou.
    Fureur du père qui n’a pas donné son accord. Sa fille a dû, pour respecter la loi, faire 3 actes respectueux avant de convoler.

    Voici ce que j’ai trouvé sur internet (site geneafrance).
    texte sur la sommation respectueuse :
    Avec le code Napoléon (1804) : pour se marier, les enfants étaient obligés d’obtenir le consentement parental s’ils n’avaient pas la majorité matrimoniale, soit 25 ans pour les garçons et 21 ans pour les filles.

    Si les enfants avaient atteint la majorité matrimoniale, ils pouvaient se marier sans l’autorisation parentale, cependant ils étaient tenus par la loi de demander le conseil de leurs parents par des actes respectueux. Cela nécessitait de recourir à un notaire pour adresser une « sommation respectueuse » à leurs parents.

    Il fallait y recourir par trois fois. Si les parents continuaient à s’opposer au mariage après le 3e refus le mariage pouvait être célébré.

    Les parents pouvaient essayer divers moyens pour faire pression comme menacer de déshériter, de supprimer dot ou soutien éventuel.

    Ces recours duraient plusieurs mois. Durant ce laps de temps les parents espéraient voir leur enfant réfléchir et renoncer se rangeant à leur avis. Cela était censé éviter un mariage sur un emballement passager.

    Parfois aussi, le père était parti "faire la route". Sans domicile fixe, il n’avait pas réapparu au logis depuis de nombreuses années et il est dans ce cas pour le généalogiste bien difficile de le retrouver. Par chez nous, l’homme, après avoir fait de nombreux enfants à sa femme, s’engageait parfois sur un bateau de commerce et ne revenait jamais.

    Bien cordialement
    Pierrick
    http://www.chuto.fr/

    Répondre à ce message

  • Si vous regardez le recensement de Saint Sauves d’ auvergne en 1891 ,quelques années avant le drame ,vous voyez mieux l’organisation de la famille :le chef de famille est le père de Légère ,François Gandeboeuf cultivateur à la Barette 84 ans .C’est lui qui joue le parfait innocent lors du procés mais qui semble diriger tout , la maison lui appartient certainement ,suit sur le recensement sa fille ,Marie 37 ans ménagère ,Antoine Vigier n’arrive qu’en troisième position en tant que gendre et il est dit menuisier.Viennent ensuite les enfants nombreux :François 17 ans ,Pierre 15 ans ,Antoine 13 ans ,Françoise 11 ans et Michel 4 ans.le mari prétend s’ être séparé de sa femme en 1876 et il doutait peut_être que Marien dit Antoine soit son fils ,d’où les insultes qu’il proférait à son encontre On peut supposer que les enfants ont hérité de la maison après que le grand- père ait disparu et qu’ainsi Antoine Vigier ait pu s’ y réinstaller .A la Barette ,il semble qu’il n’y ait qu’une seule maison.

    Répondre à ce message

  • François Gandeboeuf est décédé à la Barette ,peu de temps après la condamnation de sa fille ,le 31 Janvier 1896,il était veuf et n’avait que 78 ans !

    Répondre à ce message

  • Cette affaire sent le coup monté en profitant de la profonde haine qui régnait entre les époux Vigier. Et l’enquête qui a eu lieu à l’époque n’a malheureusement pas permis d’identifier qui étaient les deux personnes qui ont conduit Annet Richard à la porte de cette ferme.
    Etaient-ce deux plaisantins qui ont voulu faire une blague qui a mal tourné ou des gens bien plus mal intentionnés ?

    Répondre à ce message

  • Ce qui est étonnant, c’est que la mère condamnée n’est pas en mesure de marquer son consentement. J’ai trouvé un condamné (vers 1840) qui, de sa prison, devant le directeur de la dite maison centrale, donne son consentement au mariage de sa fille. J’ai pensé un instant qu’elle avait pu être condamnée à la « mort civile » mais cette disposition du droit français a été supprimée en 1850 et 1854. Mystère...

    Pierre BOITON

    Répondre à ce message

  • Nota :
    En complément au lien vers le moniteur du Puy de Dôme du 27 novembre 1895 relatant le procès, regardez celui du 18 aout qui détaille le crime commis la veille :
    https://www.bibliotheques-clermontmetropole.eu/overnia/view.php?id=/media-dam/CLERCO/lapresse/PDF/Le_Moniteur_1895_08_18.pdf

    Répondre à ce message

  • Il me vient une pensée...

    Je ne sais pas si le terme avait la même acception à cette époque mais, à la vue de la description des mœurs de cette dame VIGIER dans ces différents articles de journaux , son père François a eu le nez creux en la prénommant « Légère »...

    Comme le dit l’expression : tout est dans le titre... ;-)

    Cordialement,

    Répondre à ce message

  • Bonjour Bernard,

    Ma synthèse ne tiendra qu’en quelques phrases et interrogations.
    Ce mari qui boit trop , personne ne se demande comment il supporte son vin et comment il se comporte vis à vis des personnes qui l’entourent -son épouse ses enfants son beau père.
    C’est souvent en milieu clos (privé) que les forces se déchaînes quasi invisibles à l’extérieur et montent pour certains comme une cocotte minute qui finira peut-être par exploser .
    Il n’apparaît pas d’enquête plus approfondie sur le compte du mari. A l’époque un homme qui boit ,c’est certainement normal,peut importe ce qui se passe chez lui .
    Qu’en est-il de son comportement une fois alcoolisé ! Ce qui est étonnant chez lui c’est : pourquoi déteste-t’il sa femme mais ne veut pas la quitter, divorcer ,pourquoi traite-t’il son enfant de bâtard alors qu’il reste avec lui par la suite . Pendant que sa femme est retournée chez son père quand est-il de lui où demeure t’il , a t’il des biens du travail ?
    Et son beau père parlons-en ,d’un coup il ne se rappelle plus de rien tout juste s’il était là quand les coups de fusils et autres se sont produits ?

    Ma conclusion est la suivante :

    Il est parfois des hommes au sang froid ,faisant subir à leur victime tellement de peur et d’angoisse que le coupable n’est pas toujours celui que l’on pense .

    Cordialement
    Isabelle JOURDAIN

    Répondre à ce message

    • Bonsoir,

      Je n’ai pas trouvé trace d’alcoolisme d’Antoine VIGIER (le mari)dans les récits des journalistes ayant relaté le crime de la Barette.
      Ils ont plutôt noirci son épouse (le moniteur du 18 08 1895) :
      "Âgée de 38 ans de taille moyenne plutôt maigrelette, assez jolie avec sa figure aux traits fins, des yeux d’un noir de jais et un regard provocateur, toujours coquettement vêtue, telle est au physique Marie Vigier (Légère à l’état civil).
      Séparée depuis de longues années d’avec son mari menuisier à la Bourboule avec lequel elle faisait un détestable ménage ; profondément vicieuse ayant nombre d’amants , ne craignant ni dieu ni diable voilà pour le moral.
      On peut ajouter telle fille tel père. Le vieux Gandeboeuf était autrefois un homme redouté et redoutable. Fort comme un taureau il était il y a vingt ans la terreur de la contrée. Il avait eu souvent maille à partir avec la justice, avait de nombreuses condamnations et avait été soupçonné de meurtre.
      Lors de l’interrogatoire de l’épouse VIGIER pendant son procès :
      M. le maire de votre commune déclare que vous êtes tout à fait dépravée et d’un caractère très violent. Nous l’entendrons.
      Votre mari, contrairement à vous, a une réputation excellente. Dans le début de votre ménage, tout alla bien. Il n’en fut pas de même plus lard. Vous avez eu quatre enfants avec votre mari ; vous en avez eu un cinquième depuis votre séparation ?
      Il a été prouvé par l’instruction que votre amant, au moment du crime, était un vieillard de 71 ans. (Rires.) Celui-ci, interrogé, a déclaré qu’il pavait amplement’ vos services.
      Pendant la saison des baigneurs montaient chez vous, sachant fort bien que votre maison était très hospitalière. (Rires.)

      Votre mari affirme que jamais depuis votre séparation il ne s’est rendu à La Barette.
      Votre mari indique que vous aviez contre lui une très grande haine, vous vouliez
      le tuer pour être plus libre de vous livrer à la débauche.

      Désolé de ne pas être d’accord avec vos théories, en l’espèce il ne semble pas qu’il y ai d’alcoolisme chez l’époux, mais de la débauche chez l’épouse.
      Que chacun se fasse son idée.
      Cordialement

      Répondre à ce message

      • Il est tellement difficile de connaître réellement la vie d’un couple , même quand ce sont des gens proches de vous alors un siècle plus tard... ,relatons en évitant les jugements définitifs.En dehors des dates dans les registres ,ils restent bien mystérieux nos ancêtres et c’est peut-être mieux ainsi.
        Nobody is perfect !
        Martine

        Répondre à ce message

      • Comme Martine : Seuls les documents d’archives font foi ( sans s...)
        Je reste d’accord avec l’analyse de Bernard qui s’appuie sur les faits relatés et écrits à l’époque...
        Les interprétations basées sur une expérience personnelle qui ferait « pencher la balance » plutôt d’un coté que de l’autre n’ont aucun intérêt...

        Une question bête finalement ? (pour laquelle vous aurez un début de réponse dans la prochaine gazette...)
        Est ce que quelqu’un, à part moi, s’est inquiété du sort de la victime ? De ce malheureux Annet RICHARD, qui passant là par hasard, a été le « dommage collatéral » de cette sombre histoire familiale ?

        Cordialement
        Franck

        Répondre à ce message

        • Annet Richard, le seul sans doute totalement innocent de l’affaire :j’attends de vous lire impatiemment...
          Martine

          Répondre à ce message

          • Effectivement que sait-on de Annet Richard :
            L’article du Moniteur du 18 aout nous apprend :
            qu’il est âgé de 37 ans, habite La Tour d’Auvergne (distant d’environ 12 km de Saint Sauves).
            Il est employé comme terrassier à la construction de la voie ferrée entre Laqueille et Le Mont Dore.
            Il avait passé sa journée du 15 aout à Saint Sauves où selon ses dires il a bu plus que de coutume.
            C’est en voulant regagner La Tour dans la nuit du 15 au 16 qu’il a fait la rencontre de deux jeunes personnes qui l’on abandonné devant la maison Gandeboeuf en ayant semble-t-il lancé des pierres contre sa porte.
            Par contre ce que ne nous dit pas l’article c’est sa situation matrimoniale, on peut en conclure qu’à 37 ans il est célibataire et demeure chez ses parents.
            On ne sait rien de plus sur cet homme qui a passé son 15 aout à boire et s’est fait attirer dans un piège qui lui a été fatal.

            Répondre à ce message

          • Bonjour Martine

            Ce qui est évident dans le moniteur du 27/11/1895 page 2 dans l’énoncé de l’acte d’accusation
            Il est mentionné pour le récit de RICHARD Annet ce qui suit

            Il rencontra en route deux individus qu’il ne connaissait point et quil prétendaient s’appeler VIGIER ; Arrivés au lieu dit de la Barette commune de Saint-Sauves , devant l’habitation de la nommée GANDEBOEUF femme VIGIER ces deux individus quittèrent RICHARD .

            Qui sont ces deux VIGIER ? Individus qui se sont présentés a la victime alors qu’il ne les connait pas ?

            Cordialement
            Isabelle JOURDAIN

            Répondre à ce message

            • Bonjour,

              Dans le compte rendu du crime fait le 18 aout, le journaliste sous entend que les deux individus seraient des neveux de légère Gandeboeuf qui veulent se venger de l’inconduite de leur tante.
              Ce fait n’est pas clair malgré le fait qu’il soit à l’origine de tout ce qui a suivi. L’officier de paix interrogé lors du procès dit avoir effectué des recherches sans retrouver la trace de ces deux individus.
              Sont-eux qui ont lancé des pierres dans la porte de la maison Gandeboeuf ?
              Mystère...

              Répondre à ce message

              • bonjour

                Effectivement ce n’est pas évident , les neveux VIGIER donnant éventuellement une leçon à leur tante... .pourquoi pas...

                Du fait que Madame GANDEBOEUF n’était pas divorcée il n’en reste pas moins qu’elle soit toujours considéré comme leur tante !

                Ce monsieur VIGIER Antoine avait-il un ou plusieurs frères ?
                On retrouve des VIGIER à la BOURBOULE avec plusieurs enfants....

                Triste histoire avec une fin tragique pour certains protagonistes.

                Cordialement
                Isabelle JOURDAIN

                Répondre à ce message

                • Bonsoir Isabelle,

                  Si vous consultez la partie de la généalogie de l’auteur de cet article qui concerne cette branche de la famille disponible sur Geneanet (Lien ici) (qui, sans être exhaustive, doit au moins être la plus complète), vous constaterez qu’Antoine VIGIER avait 2 frères :

                  Léger, né en 1840
                  Annet, né en 1845

                  Le premier à 2 fils : Pierre et Louis, nés respectivement en 1880 et 1882. Le second à un fils : Louis né en 1874.

                  Ce qui nous donne 3 neveux...
                  Les 2 neveux, côté Léger VIGIER, auraient eu 15 et 13 ans...
                  Louis, le fils d’Annet VIGIER a 21 ans au moment des faits et doit certainement être « en garnison »...

                  La victime, Annet RICHARD, a indiqué qu’ils ne connaissait pas les « jeunes gens » qui l’accompagnait et qui ont prétendu s’appeler VIGIER...

                  Leur jeunesse peut-elle justifier que, pensant perpétrer un crime, ils aient fait l’erreur de citer leur vrai nom ?
                  Ou, est-ce que ce qui, au départ, ne devait être qu’une blague à l’égard de leur « tante » à tourné au cauchemar : la mort d’un pauvre bougre innocent et 20 ans de travaux forcés pour Légère GANDEBOEUF ???

                  Personne ne le saura jamais...

                  Cordialement
                  Franck

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                  • Il y aurait donc trois gamins impliqués dans cette histoire !Merien qui a été acquitté parce que sous influence,voulant sauver sa mère ou pour ne pas ajouter à la tragédie ? et ses deux cousins. Les neveux ont-ils été interrogés ?Il y en a peut-être un peu plus que dans les articles des journalistes en consultant le dossier judiciaire aux archives .Si quelqu’un habite près de Clermont ferrand et ne craint pas de s’égarer sur de mauvais chemins ,à lui de s’y plonger !
                    Martine

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                  • Bonjour Franck

                    Je pense aussi que les blagues bonnes ou mauvaises étaient de mise à cette époque et même plus tard.

                    Mon père habitant à la limite de la Creuse partait avec des amis au bal , ils faisaient route ensembles garçons et filles et le groupe grossissait au fur et à mesure des lieux dits qu’ils traversaient.

                    Une nuit lors d’un retour en groupe ils n’ont pas fait mieux que de mettre les bras de cet attelage énorme en premier dans un puits.

                    Il est bien évident qu’au lever du jour le propriétaire de cette charrette n’a pas été content du tout . S’il a été relativement aisé de le faire à plusieurs il n’en a pas été de même pour la retirer imaginez-vous une charrette a la verticale. C’était aussi ça la campagne des blagues qui finissent plus où moins bien pour certains.

                    Cordialement
                    Isabelle

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                • J’ai cru lire dans un article que c’étaient des neveux Gandeboeuf et non Vigier. Comme ils n’ont pas été retrouvés toutes les hypothèses sont plausibles. Peut-être s’agit-il tout simplement de la mauvaise conclusion d’une beuverie, Annet Richard avait beaucoup bu, il n’était probablement pas le seul.
                  Le fils ainé François Vigier s’est marié à La Bourboule, je n’ai pas encore recherché sa descendance.
                  Cordialement

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                  • Bonsoir Bernard,

                    Pourquoi Annet RICHARD, victime inconsciente de ce drame et complétement étranger à « la Barette », simplement sur le chemin du retour aurait-il cité le nom de VIGIER pour les 2 inconnus tout en prétendant ne pas les connaitre ? Si ce n’est qu’ on lui ai « soufflé » ce nom...

                    Cordialement
                    Franck

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      • Je crois que dans les relations difficiles de ce couple, aucun des deux époux n’est totalement innocent.
        Mais pour le procès, 2 versions se sont affrontées :

        • celle du clan Gandeboeuf qui se déclare blanc comme neige, et a été obligé d’expulser le mari pour son alcoolisme.
        • celle du clan Vigier qui préfère montrer le mari comme un saint homme et qui a été injustement mis à la porte du domicile conjugal par son épouse, femme violente aux moeurs légères.

        Et comme, dans ce genre d’histoire, le meurtrier est toujours fautif, on a retenu la version des Vigier tout en considérant que la version des Gandeboeuf totalement fausse.

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      • Qui a cherché l acte de mariage de Légère ? Contrat de mariage ou pas ? Son mari avait il encore ses parents de son côté ? Qui sont les témoins ?

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        • Bonjour,
          J’ai relu l’acte de mariage de Antoine Vigier et Lègère Gandeboeuf.
          Antoine avait 28 ans son père étant décédé sa mère présente.
          Légère avait 17 ans et le consentement de ses père et mère présents.
          Il a été établi un contrat de mariage.
          Les témoins sont tous non parents des mariés.

          Légère avait donc 11 ans de moins que son mari et mariée très jeune, ceci peut-il expliquer la suite ? ...

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  • Bonjour

    1° )il serait peut-être intéressant de retrouver la condamnation de Monsieur VIGIER Antoine ;
    Tribunal correctionnel d’Issoire condamné à 15 jours de prison pour avoir tiré un coup de fusil sur son beau père.

    2° )Dans l’interrogatoire de la femme VIGIER ; elle stipule également :

    • Il s’ennivrait et levait la main sur moi

    Cordialement
    Isabelle JOURDAIN

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  • Bonjour

    A noter : l’article du Moniteur du Puy de Dôme du 27 novembre 1895 est en ligne.
    Voir les pages 2 et 3 :
    https://www.bibliotheques-clermontmetropole.eu/overnia/view.php?id=/media-dam/CLERCO/lapresse/PDF/Le_Moniteur_1895_11_27.pdf

    Je partage vos propos mais :

    En regardant bien ce lien déjà dans votre texte ci-dessus vous vous rendrez compte que l’avocat lui même évoque la condamnation au tribunal correctionnel d’Issoire de Antoine VIGIER ,à 15 jours de prison pour avoir tiré sur son beau père.Ce n’est pas une invention mais des faits qui en l’état ne sont pas contredits.

    Il ne doit pas être difficile pour des généalogistes confirmés d’en retrouver trace , même plus.

    Vos recherches ne sont pas dans ce sens en amont et pourtant .....tout en découle ...

    Ceci est bien antérieur au « crime » et comporte certainement des éléments qui vous ferait comprendre la suite des événements dans cette famille et surtout pourquoi cette "accusée a réagit si vivement entre minuit et une heure du matin sur ce terrassier.

    Quand au terrassier pourquoi ne s’est-il pas nommé ? que faisait-il entre minuit et 1 heure du matin en pleine nuit !

    Que ferriez-vous si l’on venait roder trop près de votre porte d’entrée en pleine nuit ?

    Cordialement
    Isabelle Jourdain

    Répondre à ce message

    • On peut tout supposer concernant les mobiles du crime, laissant porte ouverte ou non à des circonstances atténuantes. Mais ce qui est peu note, c’est qu’il ne s’est pas agi d’un simple coup de fusil destiné à éloigner ou à se défendre d’un rôdeur. Il y a eu sur la victime un réel et troublant acharnement...

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      • Bonjour

        Effectivement il y a eut acharnement sur la victime .

        Elle explique tout de même aussi le fait que ce n’était pas la première fois qu’elle se retrouvait « la peur au ventre » si je puis dire pensant une fois de plus avoir a faire à son mari.

        Et notre victime a certainement payé les frais de quelqu’un qui avait peur et ne l’oubliez pas , elle avait aussi des enfants à défendre. Entre minuit et une heure du matin on à de quoi se tromper quand l’histoire se répète.

        La confusion et les certitudes sont possibles.

        N’oubliez pas que son mari avait tiré antérieurement sur son père il y a de quoi se demander s’il ne va pas réduire tout le monde au silence...

        Elle pouvait être « légère » mais n’en était pas moins femme et mère et s’occupait de ses enfants qu’elle avait à charge.
        Au fait lors de leur séparation de corps, Mr Vigier payait-il une pension à son épouse pour la nourriture ?

        Cordialement
        Isabelle JOURDAIN

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        • Bonsoir,
          Légère habitait dans la maison de son père en sa compagnie. Elle se faisait « entretenir » par ses nombreux amants.
          Lors de la nuit du crime Antoine aurait dit à son grand-père « l’agneau est tombé », l’agneau étant le surnom d’Antoine Vigier « père ».
          D’après les diverses dépositions il ressort que François Gandeboeuf était très violent et a eu plusieurs fois des condamnations et qu’il ne s’entendait pas du tout avec son gendre qui n’obtenait aucun soutien de la part de son épouse, bien au contraire. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il vivait sous le toit de son beau-père un « calvaire »...
          Je ne veux pas exonérer Antoine Vigier, surnommé l’agneau...
          Mais il ne faut pas non plus lui donner tous les tords, son épouse n’est pas blanche comme neige, loin de là...
          La veille du meurtre elle était en ville en compagnie de son amant en titre « un vieillard de 71 ans », elle ne se cachait pas...
          Les deux personnes qui ont « aiguillé » la victime vers la Barette, ont un temps été soupçonnés être deux frères Gandeboeuf de Liournat, aucune preuve n’ayant pu être apportée, par peur d’après les propos du gendarme ayant effectué l’enquête.

          Qui a tord qui a raison ? Tout n’est ni blanc ni noir...

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          • Bonjour Monsieur VIGIER

            Pour répondre à votre message , je pense également que personne n’est blanc ou autre. Il faut seulement penser qu’à cette époque les femmes étaient soumises au bon vouloir de leur mari et que l’église ne leur faisait pas de cadeau.Il n’en demeure pas moins que Légère était ménagère donc travaillait et comme cela ne suffisait certainement pas à nourrir tous ses enfants elle a "eut des amants"Comme elle le dit elle même elle aurait préféré avoir tous ses enfants de son amant. Elle était consciente de la vie quelle voulait mener et certainement de la différence de traitement qu’on lui faisait subir.

            Légère était beaucoup plus jeune que lui . Ils vivaient tous certainement en mauvaise intelligence ce pourquoi ils étaient séparés de corps. Séparés de corps veut bien dire habiter chacun de son côté.Y a t’il un quelconque jugement de séparation de corps ? on pourrait se demander à quoi son mari occupait ses soirées dans son habitation à la Bourboule et pourquoi depuis ce temps ils n’étaient toujours pas divorcés. ! y avait-il un intérêt ?

            On pourrait aussi se demander pourquoi avec une telle maturité d’âge surtout pour le mari, ce couple et ses enfants n’étaient pas partis habiter ensemble et ailleurs ? loin de ce beau père .

            Il n’en est pas moins vrai que Antoine Vigier à certainement bien profité de la maison après en « avoir hérité » qu’en est-il de la passation de cette maison changement de propriétaire ; après les décès de Légère et celui de son beau père ? a qui appartenait-elle vraiment ?

            Il vous reste encore des points a éclaircir pour cette succession.

            Légère à été jugée à la façon de l’époque , nullement besoin de la rejuger nous ne sommes pas là pour celà.

            La seule chose que l’on pourrait en dire est la suivante : Si elle à découvert l’amour au travers de ses amants c’est tant mieux elle aura été heureuse un moment dans sa vie avant d’être condamnée à en mourir.

            Cordialement
            Isabelle JOURDAIN

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  • Bonjour à tous.
    J’ai fait une recherche identique pour un couple marié en 1803 ayant eu 8 enfants. Pour les actes concernant les enfants (décès et mariage) mention d’un père absent, ou absent dans l’impossibilité de manifester sa volonté, et en 1834 un mariage a lieu du consentement de la mère dont l’époux « est mort civilement ». La condamnation est alors certaine et je le retrouve au bagne de Brest.
    Cordialement
    Annette GODEFROY

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