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Insolites découvertes dans l’église de Barzan en Charente-Maritime

Le jeudi 13 janvier 2011, par Arlette Renaud-Boué

En quête de recherches généalogiques, je me suis arrêtée à Barzan commune de Charente-Maritime, en quelque sorte berceau de ma famille, puisque mon ancêtre en ligne directe y naquit le 17 avril 1698 et fut baptisé en l’église le 28 du même mois. D’ailleurs outre le fait des baptêmes de sa fratrie en ce lieu, l’une de ses sœurs fut inhumée dans l’église et il est amusant de lire l’anecdote insolite de la signature (voir ci-dessous).

Le 7 avril 1756 a été Enterrée dans l’Eglise Elizabeth Guillemet agée de soixante six an, munye des Sacremens En présence Mr le Curé de Chenac et de plusieurs personnes qui n’ont Signé à cause de La nuit (Barzan - Collection communale Baptêmes Mariages Sépultures 1752 - 1767 vue 13).

[...] Le 24 mai 1752 a été enterré dans l’Eglise, Sieur Jean Beaulieu Bourgeois agé de soixante cinq ans environ, muni des sacrements, en présence des Sieurs Amiot prêtre curé d’Arces, J. Foucaud vicaire prêtre, de Jacques Beaulieu fils du défun Sieur Raimond Ignace Trebuchet chirurgien qui ont signé avec moi [...] (Barzan - Collection communale Baptêmes Mariages Sépultures 1752 - 1767 vue 2).

Je n’ai pas regretté ce petit détour, alors qu’habituellement je me limite à Épargnes où vécut toute la lignée descendante de ce Nicolas Guillemet jusqu’à la naissance de mon père.

Naïvement je cherchais une trace de ce couple (susnommé) dit inhumé en l’église mais évidemment compte tenu des dates, les empreintes du passé ont disparu puisque construite entre 1875 et 1879, afin de remplacer l’ancienne église datant du XIIe siècle, (celle qui m’aurait intéressée) déjà remaniée au XVIIe siècle, dont le conseil municipal vota la démolition pour cause de vétusté.

Lors de la démolition de l’édifice, des sarcophages au couvercle en bâtière furent mis au jour. Datant du Moyen Âge, ils révélèrent deux lames de poignard en fer et des fragments de vases, mêlés aux ossements…

Bien que frappée par la beauté de cette petite église, je fus fortement surprise d’y découvrir, selon les photos ci-dessous, une croix peinte et le christ sculpté sur l’autel « à l’envers ».

Je crois savoir que :

  • la croix à l’envers aurait une origine satanique ;
  • deux apôtres, Philippe et Simon-Pierre, furent crucifiés la tête en bas...

Mais quel rapport avec l’église de Barzan, là est toute la question ?

Et que signifient ces deux représentations à l’envers ?

Plusieurs recherches régionales sont restées sans réponse.

Quelques fidèles lecteurs de la Gazette du vendredi auraient-ils une réponse ?

Par avance, Merci !

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25 Messages

  • La présence des clefs et du monograme SP pour santi petrii le montrent assez ; c’est Saint Pierre qui est évoqué ici avec cette croix à l’envers sans qu’il soit besoin de chercher un quelconque satanisme.

    A quel patron est dédiée l’église ?

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  • bonjour, les clefs et Sp sont parlants, mais voudriez vous dire que St Pierre fut crucifié la tete en bas ? Pourriez vous etre plus explicite....? merci de nous éclairer. Roméo

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  • J’ai entendu dire que les deux apotres avaient ete crucifiés la tete en bas parce qu’ils ne s’estimaient assez dignes pour mourir comme le Christ.Ceci sous toute réserve de vérification.De plus sur certains blasons du Moyen-age j’ai pu observé des croix à l’envers mais j’en cherche encore la signification.

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    • L’apôtre Pierre fut crucifié à Rome la tête en bas d’après John Fox dans « Book of martyrs » vol1. p 27-32 . Il raconte la mort ou l’exil des premiers dirigeants de l’Eglise.
      Les clés sont le symbole des clés qui ont été confiées à Pierre par Jésus-Christ.

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      • J’ai été très intéressée à voir vos photos prise dans l’église de Barzan. Cette église doit sûrement être dédiée à Srt Pierre. Ne voulant pas être crucifié comme son Seigneur,certes, mais je pense qu’il y faut y voir plus. Satanique, sûrement pas. La nativité de Jésus est fêtée le 25 décembre ;La fête de Pierre est fêtée à l’opposé, fin juin, donc à 180°,comme en effet de « miroir ».
        Simon est devenu Pierre : « tu es Pierre, et sur cette pierre, je bâtirai mon église. Pierre, en grec:Képhas, qui je crois signifie »tête",d’oû le mot céphalée...) Pierre démontre une idée de construction spirituelle, il détient les clefs d’or et d’argent : pouvoirs royal et sacerdotal. Clefs du royaume des cieux et de la terre, clefs qui permettent d’ouvrir et de fermer, id. de lier et de délier Tout cela est fort symbolique. (Alchimie : coaguler et dissoudre) ; Ces deux clefs étaient, avant la chrétienté, les emblèmes de Janus, le dieu aux deux portes solsticiales, remplacé par Jésus fin décembre, Pierre fin juin. On peut dire aussi, Jésus tête en haut, Pierre tête en bas, sont les deux aspects de l’Homme, brut et spiritualisé.
        Je ne pense pas, donc, que ce soit le Christ qui ait la tête en bas sur votre photo ; c’est sûrement encore St Pierre.

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    • Je confirme l’interprétation de la crucifixion de St Pierre la tête en bas parce qu’il ne s’estimait pas assez digne de mourir comme le Christ.
      On retrouve cette illustration ds le grand vitrail du chœur de la cathédrale St Pierre à Poitiers
      Jean

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    • Effectivement, selon un texte apocryphe, Pierre ne se jugeait pas suffisamment digne pour être crucifié comme le Christ. Il aurait donc demandé à être crucifié tête en bas.

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    • Saint Pierre condamné à être crucifié , a demandé à être mis la tête en bas ,ne se jugeant pas digne d’être crucifié comme le Christ

      Nicole Trupin

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  • Rien d’insolite, ni de satanique ou relevant d’un quelconque ésotérisme ! On n’est pas dans le Da Vinci Code...
    Qu’on soit croyant, pratiquant ou pas, une simple recherche sur Internet donne les réponses.
    St Pierre est bien mort sur une croix, mais la tête en bas, car il ne se jugeait pas digne de mourir comme le Christ. Les clés en sautoir sur une croix à l’envers, peintes sur le fût d’une colonne, en sont un des symboles (cf. les armoiries des Papes, successeurs de Pierre).
    La représentation sculptée sur l’autel (sur un côté, et non au centre comme aurait pu le laisser croire la lecture de l’article), montre la mort de St Pierre dont l’âme est accueillie par des anges qui lui offrent la couronne du martyre.
    Et quand on vérifie que l’église de Barzan est sous le vocable de St Pierre, on comprend encore davantage ce côté « insolite »...

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  • Le côté satanique est bien postérieur à la relation à Simon-Pierre. Pour celle-ci, Wikipedia donne un premier niveau de réponse : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_%28ap%C3%B4tre%29#cite_note-13 et http://fr.wikipedia.org/wiki/Actes_de_Pierre.

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  • Bonjour Arlette, et très bonne année à vous

    Pourquoi ne pas poser la question en contactant, par exemple, un chercheur du service régional de l’inventaire ? placés jusqu’il y a peu sous l’autorité de chaque Direction Régionale des Affaires Culturelles (D.R.A.C.) dépendant bien sûr du ministère de la Culture et de la Communication, les services de l’inventaire ont été transférés aux Régions, aux conseils régionaux, donc. Actuellement, leur adresse est parfois encore celle de la DRAC,(convention entre Etat et Région) ou bien dans des locaux dépendant directement de la Région, selon chaque cas. Votre questionnement est dans le domaine de compétence des chercheurs spécialisés qui travaillent encore et toujours à recenser, sur le secteur où chacun est affecté, les richesses du patrimoine de la France, mais pas dans leurs attributions officielles. Donc, bien sûr, tout dépend de leur charge de travail ! Tentez un coup de fil.

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  • Les traditions disent que St Pierre a été crucifié tête en bas. Les clés sont toujours dans l’art religieux la marque de St Pierre. les lettres SP disent aussi St pierre. Pour la peinture du pilier il est donc certain qu’elle évoque St Pierre apotre de Jésus et son martyre
    Pour l’autel c’est plus difficile, mais je pense qu’il représente aussi la crucifixion de Pierre et non pas de Jésus . La croix retournée, plantée en terre de façon réaliste avec des cales semble vouloir reproduire un evenement précis. Les couronnes et palmes portées par les anges sont le plus souvent les marques d’honneur des martyrs. Le visage du crucifié est représenté me semble-t-il chauve ou degarni avec une barbe fournie ce qui représente plus Pierre que Jésus toujours representé plus jeune avec ses cheveux et une barbe le plus souvent en double pointe. Cette église est trés certainement dédiéee à St Pierre. Et il doit bien y avoir des representations de la croix de Jésus non inversée dans cette même église.
    Je ne sais pas depuis combien de temps les satanistes inversent les croix. Mais dans cete sculpture on ne voit aucune marque d’irrespect ou de derision.

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  • Ne cherchez pas d’autre explication. Il s’agit bien de la croix de Saint Pierre et non pas de Jésus-Christ.

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  • Selon la Croix inversée c’est celle de Saint-Pierre entrelacé de 2 clefs d’or et d’argent celle qui lui sont attribuées en symbolique du « Paradis ». Le bas relief le représente de même.

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  • et pour en terminer, l’expression enterré dans l’église, désigne généralement le lieu de la cérémonie de funérailles et non pas le lieu d’inhumation.

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    • Insolites découvertes dans l’église de Barzan en Charente-Maritime 16 janvier 2011 09:13, par gencat (sur geneanet)

      Pour ce qui est des inhumations (plus précis que enterrement), il y a bien « dans l’église » ou « dans le cimetière » ; il était courant d’inhumer certains corps dans l’église même (cf pierre tombales sur le sol) ; j’ai constaté dans mes recherches que cela dépendait généralement du niveau social de la personne ; parfois l’emplacement exact est signalé : « devant l’autel de Ste Barbe » etc.

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    • Bonjour,
      Je crois que vous faites erreur. Cf, un extrait de l’ordonnance de 1685 de l’évêque d’Auxerre, André Colbert :
      « Nous ordonnons qu’a l’avenir les droits de sepulture dans l’eglise seront payez a raison de 30 s[ols] pour les grands corps et 15 s[ols] pour les petits et que les tombes ou quareaux qui auront esté levez seront retablis et mis a niveau par ceux qui les auront fait lever, declarant que le fabr[icien] sera tenu d’en faire [bons]. » A lire sur l’excellent site de M. Cendron :
      http://cahiersduvaldebargis.free.fr

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      • Oui, bien sûr, on a longtemps enterré en France les gens dans les églises, jusqu’à ce que cela soit interdit pour des raisons de démographie et par suite de salubrité : Accrue, la population implique peu à peu davantage de décès et les églises devenaient des lieux de puanteur. Imaginons cela lors des épidémies ! Des décisions furent prises, difficiles et lentes à faire appliquer. L’emplacement dans l’église tenait générallement compte du rang social ; La survivance de cette situation cible de fait les familles socialement privilègiées.
        Le changement put passer lorsque l’idée vint de réaliser hors des églises des beaux monuments que l’on édifiait jusque là parfois dans les églises. On perdait en proximité du lieu saint ce que l’on gagnait en magnificence. Cela créera peu à peu l’art funéraire florissant au XIX ème siècle, et qui témoigne, là aussi, du rang social. Les plans anciens des cimetières montrent bien les dispositions et l’aménagement de ceux-ci : les carrés ou divisions les mieux placés (près de l’entrée, près de la croix, sur un rond-point pour les grands cimetières, etc...) sont destinés aux concessions perpétuelles, aux familles les plus aisées qui payent en fonction de la valeur sociale de l’espace occupé. S’y mêlent des intérêts religieux (près de la croix) et plus matériels : occuper son rang, être là où il faut, etc. A cet égard, border l’allée centrale est plus intéressant qu’être au coeur d’un îlot de tombes.

        Le site en ligne de monsieur Cendron me semble être un modèle de rigueur et de densité d’informations. Merci pour cette mise en lien .

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        • Bonjour,

          Je voudrais juste apporter une petite précision.
          Je sais que l’on enterrait les gens dans les églises, mais je ne crois pas au danger que cela présentait ; car au fur et à mesure on recouvrait les corps de chaux et même on pilait avec des bâtons pour faire de la place.
          Mais peut-être que ce n’était pas partout le même processus.
          Dans toutes ces recherches on s’aperçoit vite que rien n’était pareil d’un lieu à un autre. On ne peut sans doute pas généraliser

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  • Bonjour, Voici ma version au sujet du Crucifix posé la tête en bas : on nous apprenait au Catéchisme que certains des apôtres de Jésus, suppliciés pour leur foi, avaient demandé a être crucifiés la tête en bas parce qu’ils ne se sentaient pas dignes d’être traités comme leur maître. Par contre les découvertes dans l’église Barzan viendraient plutôt de l’époque de la révolution, pendant laquelle le clergé et les croyants ont été persécutés. A notre époque, certains jeunes qui veulent faire parler d’eux, trouvent ’intelligent" de profaner les lieux de culte ou les cimetières... Quelle que soit la raligion, on doit la respecter, et ne pas s’attasuer non plus aux monuments funéraires ! Quelle lâcheté ! Pourquoi y mêler Satan ?...

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  • La croix renversée (dite de Saint Pierre) est un symbole utilisé par les satanistes depuis relativement peu de temps. Bien avant ces messieurs l’église catholique l’utilisait et certains logis de Saintonge l’ont gravé sur le linteau de la porte principale (ex. logis du Fief sur la commune de NEUVICQ -17270). On l’a retrouve aussi imprimée sur des tentures lors de manifestations avec le pape Jean-Paul II. Quoi de plus naturel puisque le pape est censé être le successeur de St Pierre. La croix renversée telle que représentée sur l’image fait allusion à St Pierre. D’ailleurs le saint patron de l’église de Barzan est justement St Pierre.

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  • Insolites découvertes dans l’église de Barzan en Charente-Maritime 22 janvier 2011 07:59, par Anne-Marie Robin

    La croix photographiée représente la crucifixion de saint Pierre d’où la présence des lettres S et P et des clés. Vous trouverez une autre crucifixion de saint Pierre au bas du vitrail du choeur de la cathédrale Saint Pierre de Poitiers. Plusieurs oeuvres célèbres représentent cet événement. Pour les découvrir, il suffit de se connecter à un moteur de recherche. Comme quoi la généalogie nous enrichit intellectuellement à défaut de nous enrichir financièremen. Bonne continuation !
    Anne-Marie Robin

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  • Insolites découvertes dans l’église de Barzan en Charente-Maritime 22 janvier 2011 20:33, par Christian Garnier

    Bonsoir,
    Sur votre vue nous pouvons lire SP soit Saint Pierre,
    avec les deux clefs qui sont le symbol de Pierre
    Enfin Saint Pierre ayant été crucifier tête vers le bas,
    l’église de Barzan est connue sous le vocable église St Pierre
    tout comme l’église St Pierre d’Aulnay de Saintonge ou nous pouvons voir sur le tynpan gauche du portail ouest une représentation de la crucifiction toujours tête vers le bas.
    Cordialement Ch Garnier 38 place Briand 17470 Aulnay
    photo.garnier chez wanadoo.fr

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