Bonjour,
Mon grand-père, Marcel Bondil, a été fait prisonnier lors de la bataille de Villy dans les Ardennes en mai 1940. Il a passé cinq années en captivité en Allemagne, au stalag IV F sous le matricule 25591. Toute sa vie, il a été poursuivi par cette épreuve. Aucun repas de famille ne se terminait sans qu’il n’évoque sa captivité et les souffrances qu’il avait endurées. "Ce ne sont pas les soldats de 40 qui se sont mal battus, c’est, surtout, parce qu’ils étaient mal commandés par l’état-major" nous disait-il à chaque fois. Et il terminait son récit par un "Saleté de guerre" ....
Un de ses amis de l’époque, Fernand Bottini, lui a écrit en 1966 une fort longue lettre relatant les batailles auxquelles il avait pris part. De ce récit il dit : ".... ce n’est pas par gloriole, mais pour prouver que ceux de 39/40, avec du matériel périmé, ont fait autant que ceux de 42/45. Des preuves, la moitié de ceux qui débarquait avait fait 39/40 -20 % était des évadés par l’Espagne ou ailleurs, nous avons fait parti de l’armée du sacrifice..."
Et ce sont ces sacrifiés qui ont remonté la France. Chapeau Messieurs !
Bonjour,
Mon grand-père, Marcel Bondil, a été fait prisonnier lors de la bataille de Villy dans les Ardennes en mai 1940. Il a passé cinq années en captivité en Allemagne, au stalag IV F sous le matricule 25591. Toute sa vie, il a été poursuivi par cette épreuve. Aucun repas de famille ne se terminait sans qu’il n’évoque sa captivité et les souffrances qu’il avait endurées. "Ce ne sont pas les soldats de 40 qui se sont mal battus, c’est, surtout, parce qu’ils étaient mal commandés par l’état-major" nous disait-il à chaque fois. Et il terminait son récit par un "Saleté de guerre" ....
Un de ses amis de l’époque, Fernand Bottini, lui a écrit en 1966 une fort longue lettre relatant les batailles auxquelles il avait pris part. De ce récit il dit : ".... ce n’est pas par gloriole, mais pour prouver que ceux de 39/40, avec du matériel périmé, ont fait autant que ceux de 42/45. Des preuves, la moitié de ceux qui débarquait avait fait 39/40 -20 % était des évadés par l’Espagne ou ailleurs, nous avons fait parti de l’armée du sacrifice..."
Et ce sont ces sacrifiés qui ont remonté la France. Chapeau Messieurs !
Monique