Comme je vous le disais, tout les cas de figures se rencontrent, parfois logiques, souvent non.
Le fait que les témoins soient très souvent les mêmes n’est pas surprenant. A Bergerac, pendant 30 ans (1804-1834), c’est une dénommée Madeleine Galinat, « Préposée à la réception et aux soins à donner aux enfants abandonnés exposés à la boëte du tour de l’hôpital de Bergerac », qui déclare ces enfants. Avant elle, c’était sa mère qui occupait les mêmes fonctions ! Après avoir pris sa retraite on continuait à déposer des enfants devant la porte de son domicile, et c’est encore elle qui les déclare à l’État Civil.
D’autres cas de figures se rencontrent, qui pourraient être de nouvelles pistes pour vous. Ainsi, on retrouve des enfants à qui on donne un prénom mais avec un N à la place du nom. Souvent la mère est connue et il est même inscrit sur l’État Civil, mais pour différentes raisons elle ne reconnait pas l’enfant. Il est donc enregistré N en Mairie, mais l’hôpital lui attribue un nom qui figure sur les registres d’enregistrement des enfants de l’hôpital. J’ai ainsi le cas d’une Marie CASTANET qui abandonne sa fille dans "la boëte du tour de l’hôpital" où on lui donne le nom de Fortunée BADIN (Etat civil "Fortunée N"). Cette fille est née le 18 mai 1810, et sa mère a demandé à la reprendre et à la reconnaitre le 23 janvier 1815, soit presque 5 ans plus tard. La demande est acceptée (article 334 du CV), mais Fortunée gardera le nom de BADIN et ne prendra pas celui de sa mère. Cela montre que même en cas de reconnaissance, c’est le nom déclaré qui se perpétue. Il faudrait donc pouvoir consulter des registres de l’hôpital, s’ils existent toujours...
Enfin, dernière piste, parmi les enfants déclarés N (à qui on donne un patronyme plus tard), certains sont des enfants nés en prison et retirés à leur mère. On connait donc le nom de la mère (parfois aussi celui du père, j’ai un cas où les 2 parents sont en prison, Jeanne LEYMARIE et Pierre LARDY, et mentionnés sur l’État Civil de l’enfant et ayant reconnu être bien ses parents) et pourtant l’enfant est déclaré N et leur est retiré. Triste destin ! Dans le rayon géographique dont vous parlez, n’y aurait-il pas une prison ? Cela expliquerait pourquoi beaucoup de ces enfants sont nés à proximité. Ou bien un hôpital qui serait le lieu de dépôt des enfants abandonnés.
Comme je vous le disais, tout les cas de figures se rencontrent, parfois logiques, souvent non.
Le fait que les témoins soient très souvent les mêmes n’est pas surprenant. A Bergerac, pendant 30 ans (1804-1834), c’est une dénommée Madeleine Galinat, « Préposée à la réception et aux soins à donner aux enfants abandonnés exposés à la boëte du tour de l’hôpital de Bergerac », qui déclare ces enfants. Avant elle, c’était sa mère qui occupait les mêmes fonctions ! Après avoir pris sa retraite on continuait à déposer des enfants devant la porte de son domicile, et c’est encore elle qui les déclare à l’État Civil.
D’autres cas de figures se rencontrent, qui pourraient être de nouvelles pistes pour vous. Ainsi, on retrouve des enfants à qui on donne un prénom mais avec un N à la place du nom. Souvent la mère est connue et il est même inscrit sur l’État Civil, mais pour différentes raisons elle ne reconnait pas l’enfant. Il est donc enregistré N en Mairie, mais l’hôpital lui attribue un nom qui figure sur les registres d’enregistrement des enfants de l’hôpital. J’ai ainsi le cas d’une Marie CASTANET qui abandonne sa fille dans "la boëte du tour de l’hôpital" où on lui donne le nom de Fortunée BADIN (Etat civil "Fortunée N"). Cette fille est née le 18 mai 1810, et sa mère a demandé à la reprendre et à la reconnaitre le 23 janvier 1815, soit presque 5 ans plus tard. La demande est acceptée (article 334 du CV), mais Fortunée gardera le nom de BADIN et ne prendra pas celui de sa mère. Cela montre que même en cas de reconnaissance, c’est le nom déclaré qui se perpétue. Il faudrait donc pouvoir consulter des registres de l’hôpital, s’ils existent toujours...
Enfin, dernière piste, parmi les enfants déclarés N (à qui on donne un patronyme plus tard), certains sont des enfants nés en prison et retirés à leur mère. On connait donc le nom de la mère (parfois aussi celui du père, j’ai un cas où les 2 parents sont en prison, Jeanne LEYMARIE et Pierre LARDY, et mentionnés sur l’État Civil de l’enfant et ayant reconnu être bien ses parents) et pourtant l’enfant est déclaré N et leur est retiré. Triste destin ! Dans le rayon géographique dont vous parlez, n’y aurait-il pas une prison ? Cela expliquerait pourquoi beaucoup de ces enfants sont nés à proximité. Ou bien un hôpital qui serait le lieu de dépôt des enfants abandonnés.