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Les étrangers sous la Révolution Française (3e partie)

, par MILERT

Merci pour vos deux compléments. Dans le souci d’être bref, j’étais resté trop modéré en ce qui concerne votre travail. C’est une somme considérable et qui mérite une plus large diffusion.
Pour revenir au cas qui m’occupe, je pense comme vous que mon ancêtre fut fait prisonnier lors des "raids" que lancèrent en Allemagne les armées révolutionnaires de 1795 à 1797 mais la preuve reste à apporter. D’accord aussi sur son enrôlement possible dans l’armée aurichienne. C’est bien l’Autriche qui menait les coalitions contre la France et traditionnellement la Principauté de Hohenzollern (trop peuplée ?) encourageait ses cadets à partir comme soldats. Une remarque cependant : l’acte de mariage de mon ancêtre est marqué par un formalisme assez poussé. Son père donne son consentement, il a pourtant 29 ans, et le conseiller HEIN de la chancellerie du Prince a envoyé les pièces nécessaires. Ces pièces sont malheureusement détruites, selon une tradition désastreuse de l’administration française.
Pour revenir à la naturalisation, il est possible de résumer l’affaire de la façon suivante. Mon ancêtre n’a pas demandé sa naturalisation par conviction, ses fils non plus par automaticité. Quant aux petits-fils (en 1857 à Gazeran et en 1862 à Orsay), c’est bien par opportunisme qu’ils ont répudié la nationalité française. C’est la loi du 7 février 1851 qui autorisait cette possibilité. Elle fut abolie en 1889. Quant au terme de "prussien" comme vous le dites il s’agit sans doute de la réminiscence de l’occupation de l’Orne par l’armée prussienne de juin 1815 à novembre 1818.
Tout cela indique bien que les notions de droit du sol et droit du sang, présentées comme contradictoires, furent souvent conciliées.
Merci encore

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