Comme je comprends votre grand-père ! Je n’ai pas connu l’enfer qu’il a vécu mais la courte campagne de mai-juin 40 au cours de laquelle mon régiment a perdu, paraît-il, 97 % de ses effectifs, dont la plupart sous les bombardements de l’artillerie et de l’aviation, a suffi pour que, moi aussi, je sois hanté par ces souvenirs et que je sois incapable d’en parler sans que ma gorge se noue et sans que je puisse retenir mes larmes. Ce que j’ai subi était finalement comparable à ce qu’a subi votre grand-père mais avec les gaz en moins et sans la boue. Comment les poilus de Verdun ont-ils pu tenir le coup ? C’est inimaginable. On peut, on doit les considérer comme des martyrs. Ne les oublions pas !
Comme je comprends votre grand-père ! Je n’ai pas connu l’enfer qu’il a vécu mais la courte campagne de mai-juin 40 au cours de laquelle mon régiment a perdu, paraît-il, 97 % de ses effectifs, dont la plupart sous les bombardements de l’artillerie et de l’aviation, a suffi pour que, moi aussi, je sois hanté par ces souvenirs et que je sois incapable d’en parler sans que ma gorge se noue et sans que je puisse retenir mes larmes. Ce que j’ai subi était finalement comparable à ce qu’a subi votre grand-père mais avec les gaz en moins et sans la boue. Comment les poilus de Verdun ont-ils pu tenir le coup ? C’est inimaginable. On peut, on doit les considérer comme des martyrs. Ne les oublions pas !