c’est étonnant j’étais en train d’expliquer à mon épouse, que comme par hasard, il s’agit d’une décoration décernée à un Cdt "du génie", et que mes nombreuses lectures de récits de la guerre de 14 écrits par des combattants fantassins font état du dégout qu’ils éprouvaient à voir ceux du génie occupés à construire de charmants petits chalets à l’arrière pour les gradés du génie, pendant que les fantassins se voyaient refusés le matériel nécessaire à renforcer leurs abris. sans parler des visites éclairs sur le front des ces mêmes gradés et si possible à un moment où cela ne marmite pas trop, qui pondaient des ordres complètement impossible à respecter dans les tranchées de première ligne, et d’ailleurs, le génie ne travaillait pas toujours lorsque cela s’avérait trop dangereux. Loin de moi l’idée de dénigrer le génie à cette époque, mon dieu, ils ont eu certainement leur part de chagrin, mais le fait de trouver une fois de plus une décoration en grande pompe, avec des poilus qui certainement de retour du front et au repos, se seraient bien passés de défiler, m’interpelle toujours, c’est comme lorsque je vois une photo de résistant de la dernière heure. Les héros, eux, le plus souvent, sont morts.
c’est étonnant j’étais en train d’expliquer à mon épouse, que comme par hasard, il s’agit d’une décoration décernée à un Cdt "du génie", et que mes nombreuses lectures de récits de la guerre de 14 écrits par des combattants fantassins font état du dégout qu’ils éprouvaient à voir ceux du génie occupés à construire de charmants petits chalets à l’arrière pour les gradés du génie, pendant que les fantassins se voyaient refusés le matériel nécessaire à renforcer leurs abris. sans parler des visites éclairs sur le front des ces mêmes gradés et si possible à un moment où cela ne marmite pas trop, qui pondaient des ordres complètement impossible à respecter dans les tranchées de première ligne, et d’ailleurs, le génie ne travaillait pas toujours lorsque cela s’avérait trop dangereux. Loin de moi l’idée de dénigrer le génie à cette époque, mon dieu, ils ont eu certainement leur part de chagrin, mais le fait de trouver une fois de plus une décoration en grande pompe, avec des poilus qui certainement de retour du front et au repos, se seraient bien passés de défiler, m’interpelle toujours, c’est comme lorsque je vois une photo de résistant de la dernière heure. Les héros, eux, le plus souvent, sont morts.