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La correspondance d’Alphonse Fradin, « Poilu » soigné à l’hôpital d’Arles

Par Valérie Fradin son arrière petite fille et Wim Defaye (cousin de Valérie) suivi de « Jeu de piste pour retrouver un cycliste » par Michel Guironnet


jeudi 20 novembre 2008, par Michel Guironnet, Valérie Fradin, Wim Defaye

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"Pour préserver mon arrière grand-père de l’oubli et d’une seconde mort, par respect, admiration et affection, je voudrais vous relater ici sa (trop) courte vie..."

Soigné à l’hôpital d’Arles pour une maladie contractée au front , il écrit à sa femme. Grâce à ces courriers, émouvants et révélateurs des conditions d’existence des Poilus dans les hopitaux de l’arrière, Alphonse revit devant nous.

Ces cartes postales nous offrent, en outre, une belle galerie de portraits.

L’histoire commence le dimanche 5 août 1883, dans les Deux-Sèvres : Alphonse, René Louis Fradin vient de naître. La commune de Montigny où il voit le jour est située en plein bocage Bressuirais. C’est une région qui a été fortement marquée par la guerre de Vendée [1].

Fils de René et Marie-Louise Renaudin, Alphonse est le cadet d’une famille de onze enfants. Ses parents, comme d’ailleurs l’immense majorité de ses ancêtres, sont agriculteurs.

A l’âge de vingt ans, après avoir tiré un mauvais numéro, Alphonse est appelé à effectuer son service militaire au 114e régiment d’infanterie de Parthenay. Il en sortira en ayant obtenu son certificat de bonne conduite et y reviendra a deux reprises entre 1909 et 1912 pour accomplir des périodes d’exercice.

Le 16 novembre 1909, Alphonse se marie avec "Anièce Julia Marie Louise Baillargeau" (mais Alphonse l’appellera Julie !). Cette cérémonie donne lieu à de grandes réjouissances... Et, puisque cela se fait de plus en plus, cette joyeuse assemblée se fait photographier.

Cela nous permet, près d’un siècle plus tard, de voir le visage d’Alphonse, de sa femme, Agnès Julie, et de sa mère, Marie Louise Renaudin, née en 1841 !

Grâce à cette photographie et en reprenant les indications qui figurent dans son registre matricule, on peut imaginer un visage "en couleur" pour Alphonse : il mesure 1m 62, a les cheveux bruns, le visage ovale, le front « ordinaire », le nez fort, la bouche moyenne, le menton rond... et une superbe moustache !

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Alphonse, René Louis Fradin

Alphonse Fradin est, comme des millions de Français, mobilisé au 114e Régiment d’Infanterie début août 1914.

Après son arrivée au corps, il est possible de reconstituer sommairement son parcours grâce aux informations inscrites dans son registre matricule. Néanmoins, ces éléments restent trop lacunaires pour le suivre pas à pas... Il quitte l’infanterie et se trouve affecté chez les tirailleurs Sénégalais (73e Bataillon puis le 33e) où il est nommé caporal le 11 novembre 1915, trois ans jour pour jour avant l’armistice.

Nous ne connaissons donc pas son parcours de combattant. Mais nous supposons que c’est au front qu’il a contracté la maladie qui allait l’emporter.

Il se retrouve ainsi à Arles, entre janvier et mai 1915, dans un hôpital, d’où il écrit régulièrement à sa femme et à ses deux enfants : Marcel Maxime René, né en 1910 et Marie Louise Marguerite, née en 1913.

Quelques bribes de cette correspondance sont parvenues jusqu’à nous. Les sentiments d’Alphonse Fradin apparaissent clairement dans ces textes.

Que s’est-il ensuite passé après ? Alphonse Fradin a t ’il été transféré (quand, comment ?) d’Arles à Bressuire où il est mort, le 9 novembre 1916 [2].

A t’il été en convalescence chez lui [3] avant de reprendre du service avec les Coloniaux ? C’est plus que probable.

En effet, il est signalé sur son livret militaire : "Passé au Dépôt des Isolés Coloniaux et Sénégalais à Marseille le 08 Novembre 1915 pour être affecté au Sénégal. Affecté au 33 Bataillon sénégalais".

Le sort s’acharnera encore sur la famille puisque la grippe espagnole, en 1917, viendra faucher deux de ses enfants : Marie Louise âgée de quatre ans, et André Henri Marcel né en 1916, ne laissant que l’aîné Marcel [4].

Sa femme, Julia, percevra (dit la mémoire familiale) une pension de veuve de guerre. Elle avait également la réputation de savoir bien tuer les poules et les lapins. Aussi, les voisins lui apportaient-ils leurs animaux.

Finalement, Julia Baillargeau, épouse Fradin, décédera en 1963. Son fils, Marcel disparaîtra en 1995.

Sans doute profondément marqués par ces années durant lesquelles ils ont perdu un père, un mari, des soeurs et deux enfants, ni Julia ni Marcel n’évoqueront ce terrible passé.

Correspondance d’Alphonse Fradin à l’hôpital d’Arles

30 janvier 1915.
Chère femme,
Reçois cette petite photographie que j’ai reçu ce matin ? par un monsieur de la Croix Rouge. Je te dirais que ce matin je me suis peser. Je pese 70 kilos. Je ta sure (je t’assure) que je suis plus gras que quand jai partit de la trancher (parti de la tranchée – au front). Rien de plus.
Ton amis (qui t’)aime pour la vie et qui t’embrasse bien fort. sans oublie mes deux petits chérie et bonjour à la maison (à) papa aux deux soeurs et aux deux cousines.
Fradin Alphonse.

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Alphonse est en haut sur la photo, à la fourche des branches de l’arbre, à gauche de la sœur qui a une main dans la poche

Arles 28-2-1915
Chere petit Marcel
Ton papa t’envoie un petit souvenir comme tous (tu ) est toujours mignon. Je tiens (je veux) que tu sois toujours obéissant envers ta mère et aime toujours aussi ta petite soeur et ta mère ; et ton papa t’aime toujours.
Pour ton papa me voila presque guérit. Rien de plus pour aujourd’hui.
Ton père qui t’aime toujours, toit et ta petite soeures. Abrasse (embrasse) les pour moi. Fradin Alphonse.

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Alphonse est debout, au milieu de la photo, près du lit

Arles le 27-3-1915
Chere femme
Je t’envoie cette petite photo pour te donner de mes nouvelles en même temps pour te dire que je suis mieux pour te donner que sur cette photo que j’ai un bandage autour du cou mais je crois bien que je serais obliger d’aller m’en faire arracher d’autre car dans ce moments j’en ai 3 ou 4 qu’elle me gène (des dents probablement).
Je te dirais aussi que ce soir nous avons un pauvre malheureux qui vient de mourire. Il était tuberculeux et ager de 23 ans. Il est de la Charente . Tous cela es bien triste mais il était pas dans ma salle il était dans une salle isolée.
Je ne voit pas grand a te faire part pour aujourd’hui.
Je fini ma lettre en t’embrassant bien et mes deux petits aussi.
Dans ce moment je fais chacune un filet (pour) toi et un pour la Marie Louise et tante Marcelle.
Ton ami qui t’aime. Fradin A.

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Alphonse est debout au pied du lit, avec un pansement blanc autour du cou, à droite sur la photo du soldat blessé à la tête
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Alphonse Fradin est avec sa canne.

Arles. 31 mars 1915
Ton ami Fradin A.
(Alphonse a signé en haut de la carte par manque de place en bas !)

Je fais reponse a ta lettre que j’ai reçu ce soire et quelle m’a fait plaisir de recevoir et que vous etiez tous en bonne santé.
Pour moi ses toujours pareilles. Je souffre toujours dans la tête.
Tu me dit que ces deux gibiers ils sont terrible (il s’agit de ses enfants !).
Ma Chère Julia, il fauts se faire craindre car quand ils seront plus vieux ils te donneront plus de peine.
Remarque ce que je te dit car je t’assure si je serait chez (moi) que je me ferait craindre malgré que je les aimes beaucoup car c’est un devoir a leurs sacrifier
car si tu lui souffres beaucoup (si tu leur permet trop)tu en seras la moins vu (la moins respectée par eux). remarque ce que je te dis chère femme.
Je t’en dit pas de plus. aujourd’hui nous avons enterré ce pauvre malheureux , ces (moi) qui portait sa couronne avec un autres. Je t’assure que il avait beaucoup de mondes.
Je ne vois pas grand chose à te faire part pour aujourd’hui. Je finis ma lettre en t’embrassant bien fort. Ton ami qui t’aime beaucoups. Bonjour à la maison à papa surtout qu’il doit avoir bien de la peine cette année. Je vous aime beaucoups sans oublier mes petits.

Suite illisible. On peut comprendre toutefois : « (Quand j’ai reçu cette carte), j’étais entreint (en train) de consier (conseiller) à les infirmières (aux infirmières) pour faire un fillet [5] et la photo…sans que nous le voyons… »

Sans date :
Chère femme
Je t’envoie ma photo qu’ils nous ont photographier à l’hopital. Tu voix bien que j’ai pas trop mauvaise mine. Je suis un peu noire comme (à l’)ordinaire mais demain il ne prendra (le photographe) rien que la salle (où) que je suis.
Rien de plus. Ton ami qui t’aime.
Fradin Alphonse.

Destinataire : Fradin Julia, à La Forêt-sur-Sèvres. Deux-Sèvres.

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Alphonse est au troisième rang en partant d’en bas, le deuxième en partant de la droite. Il porte képi et écharpe, son col est boutonné… il doit faire froid à Arles (janvier ou février 1915 ?)

Arles, le 1 mai 1915.
Cher petit Marcel
Comme que tu es toujours mignon, je t’envoie cette photo que ton papa est dessus et comme ton papa t’aime toujours et que tu soit aimable et aime toujours ta petites soeures et ta maman.
Ton papa qui t’aime. Fradin Alphonse.

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Alphonse est assis au deuxième rang, en partant d’en bas, le troisième en partant de la droite

Arles, le 6 mai 1915.
Chère amie,
Aussitôt que tu auras reçu le coeur de Marie-Louise [6] que j’avais envoyé tu me le diras pour que je t’envoi un autre pour Marcel.
Je suis mieu aprésents. J’attent encore la réponse du ministère mais s’il y a pas lieu je vais demander à ma en aller.
Je ne voits pas grand chose à te faire parts. Je finis ma lettre en vous embrassants bien fort sans oublier mes deux petits chéris. Ton ami qui t’aime et qui t’oublie pas. Fradin Alphonse.

C’est la même carte que celle envoyée à son fils Marcel

Arles, le 15 mai 1915.
Chère femme,
Je t’envoie une photo que nous étions en tren de manger au réfectoire. Ces demoiselles ce sont elles quelles nous servent.
Pour moi je commence à aller mieux mais il y a 3 jours que je reçoits rien de toi. Ce n’ai pas que tu es malade. J’en envoi une à Marcel tu lui demandera la où que je suis.
Je peux te dire aussi que nous avons un morts de cette nuit. il est mort il était tuberculeux et il sera enterre demain dimanche.
Je fini ma lettre en vous embrassants bien fort sans oublier les deux petits.
Ton ami. Fradin Alphonse [7].

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Alphonse est au fond de la pièce, près de l’infirmière, à l’angle de la fenêtre

Jeu de piste pour retrouver un cycliste

Alphonse Fradin, hospitalisé à l’hôpital d’Arles entre janvier et mai 1915, signale le décès et l’enterrement de deux poilus.

Le 27 mars 1915, il écrit : « Je te dirais aussi que ce soir nous avons un pauvre malheureux qui vient de mourire. Il était tuberculeux et ager de 23 ans. Il est de la Charente. Tous cela est bien triste mais il était pas dans ma salle il était dans une salle isolée. »

Le 31 mars 1915, il précise : « aujourd’hui nous avons enterré ce pauvre malheureux, ces (moi) qui portait sa couronne avec un autres. Je t’assure que il avait beaucoup de mondes. »

Le 15 mai 1915 il dit : « Je peux te dire aussi que nous avons un morts de cette nuit. Il est mort il était tuberculeux et il sera enterre demain dimanche »

Est il possible de retrouver leur identité ?

En faisant des recherches sur le site de Mémorial GenWeb, je note l’existence d’un carré militaire au cimetière d’Arles. Dans la liste des soldats inhumés, le nom du soldat Raymond Gatinaud, décédé le 28 mars 1915 avec cette seule information : 10e D de C [8].

Sur ce site, il est signalé un Raymond Gatinaud inscrit sur le monument aux morts de Guimps, en Charente. C’est probablement le même. C’est peut être bien l’un de « nos » poilus.

Consultant la base Mémoire des Hommes, au nom de Gatinaud, je trouve bien un Raymond Gatinaud natif de Charente le 3 avril 1891 mais, en cliquant sur son nom, je tombe sur la mention suivante : « La personne recherchée a bien obtenu la mention Mort pour la France. Toutefois, conformément aux dispositions de la loi du 3 janvier 1979 sur les archives, la fiche le concernant comportant des informations à caractère médical ne peut être communiquée sur Internet… »

Originaire de Charente, né le 3 avril 1891, donc âgé de presque 24 ans en mars 1915…Et en plus sa fiche comporte des informations médicales ! J’ai souvent rencontré ce cas de figure typique des Poilus morts dans les hôpitaux. Décidément, la piste est sérieuse : ce doit bien être l’un des deux poilus !

Mais comment en être sûr ? Deux pistes :

  • Obtenir communication de cette fiche grâce au formulaire de demande de consultation en ligne.
  • Ce décès a certainement donné lieu à l’établissement d’un acte de décès en mairie d’Arles. Ce doit être facile de vérifier dans les registres d’état civil.

L’autre décès signalé a dû d’ailleurs aussi être transcrit le jour même ou le lendemain en mairie.

Entre-temps, la nouvelle loi sur les archives permet la mise en ligne des fiches dites "médicales". Ainsi après ma demande, je peux retourner sur le site afin de récupérer la précieuse fiche :

Raymond Gatinaud, 2e classe au 1er Groupe cycliste de la 10e Division de Cavalerie, (le « 10e D de C » indiqué sur sa tombe) est bien « Mort pour la France » le 27 mars 1915 à Arles, hôpital auxiliaire 47, de « maladie contractée en service : pleurésie bacillaire purulente à gauche ».

C’est bien de la tuberculose dont il s’agit !

J’écris également au service du Patrimoine de la Mairie d’Arles pour retrouver l’acte de décès de Raymond Gatinaud : [9]

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Acte de décès de Raymond Gatinaud

Bruno Barrier a consacré de belles pages sur les Groupes de Chasseurs cyclistes sur son site http://diables-bleus-du-30e.actifforum.com/groupes-de-chasseurs-cyclistes-f134/

"C’est le 1er octobre 1913 que les Groupes de Chasseurs Cyclistes sont officiellement créés. Au nombre de dix, équipés de la célèbre bicyclette pliante mise au point par le lieutenant Gérard entre 1893 et 1894, ils sont rattachés aux divisions de cavalerie. Les groupes sont désignés par le numéro de la division à laquelle ils sont affectés, mais les chasseurs cyclistes portent la tenue et le numéro du bataillon de Chasseurs dont ils sont issus.

Dans les premières semaines de la guerre les groupes jouent un rôle actif au sein de leurs divisions de cavalerie qui en use et parfois en abuse. A partir de 1915, les réservistes de la cavalerie remplacent progressivement une partie des chasseurs cyclistes qui rejoignent un BCP en renfort. En juin 1916, l’effectif des GCC est réduit de moitié. En 1918, l’effectif est reporté cette fois ci à son maximum. C’est alors le retour des GCC au premier plan.

Il me semble très important d’éviter l’amalgame entre les vélocipédistes militaires et l’infanterie cycliste. Le Groupe de Chasseurs cyclistes est un groupe de combat. Quoique montés sur des bicyclettes pliantes, les Cyclistes sont aptes aux assauts à pied. Ce sont avant tout des Chasseurs chose qu’ils ne peuvent et ne tiennent pas à oublier.

Depuis plusieurs années je reconstitue l’histoire de ces unités de leur création à leur dissolution. Il faut beaucoup chercher, trouver parfois, rassembler et surtout recouper l’information. Ceci représente une somme de travail considérable. La documentation sur ces formations est rare voire inexistante dans certains cas.

N’hésitez surtout pas à me contacter si vous recherchez des informations sur les GCC, si vous en avez à me transmettre et enfin si vous êtes descendant de chasseur cycliste".

C’est donc à ce spécialiste que je demande des renseignements sur l’unité dont faisait partie ce poilu mort à l’hôpital d’Arles en mars 1915. Sa réponse ne tarde pas :

"J’ai un doute sur l’appartenance du chasseur cycliste Raymond Gatinaud au 1er GC de la 10e DC...en consultant la fiche de notre homme.je ne me suis rendu compte qu’il y a une erreur.

Effectivement les 10 groupes cyclistes appartiennent aux 10 divisions de cavalerie et sont numérotés comme suit : 1er GCC 1re DC, 2e GCC 2e DC, etc.

Notre homme, s’il appartient au 1er GCC doit donc porter la mention 1re DC. Par contre 10e GCC doit aller de paire avec 10e DC.

Maintenant il est possible, comme c’est souvent le cas sur les fiches MDH ainsi que sur les sépultures des chasseurs cyclistes, que l’on ait mentionné le N° porté sur le col de la tenue au lieu du N° de groupe cycliste. A savoir le 1er GCC porte le N° 26 de son BCP d’origine. Le 10e GCC porte le N° 1 du 1er BCP.

Je résume : 1er GCC 1e DC N° sur la tenue du 26e BCP. 10e GCC 10e DC N° sur la tenue du 1er BCP.

Il reste donc à confirmer si notre homme est du 1er ou 10e groupe. Je penche pour ma part pour le 10e GCC de la 10e DC"

Voici le parcours succinct du groupe en 1914-1915 : [10]

Ville de garnison/formation :

  • Formé le 1er octobre 1913 à Limoges.
  • Noyau de formation provenant d’un peloton de la 6e compagnie de Chasseurs Cyclistes du 25e BCP de Saint-Mihiel. L’appoint des effectifs est fourni par les volontaires des régiments d’infanterie du 12e corps d’armée et par 250 recrues des classes 1912 et 1913. Il reçoit également ses réservistes.
  • Appartient au 1er BCP et rattaché administrativement au 63e RI.
  • Port de l’écusson au n°1 sur le képi et le col de la tenue.

Chronologie :

1914

  • 3 août 1914 : Traverse Limoges puis embarquement.
  • 5 août 1914 : Débarque dans la région de Toul puis mouvement sur la frontière.
  • 6 août 1914 : Secteur de Rosières-aux-Salines (Lorraine).
  • 7 août 1914 : Bataille des frontières - Reconnaissance au nord de Lunéville, secteurs d’Emberménil (1er peloton), Xousse et Vaucourt (2e et 3e pelotons).
  • Puis secteur de Xures, sur le canal de la Marne au Rhin (3e peloton).
  • 8 août 1914 : Secteurs entre la forêt de Parroy et la voie ferrée (nord-est de Lunéville), signal de Xousse (repousse de nombreux détachements).
  • Ordre de repli sur Leintrey.
  • 9-14 août 1914 : Sur la route de Leintrey (embuscade), retour sur Lunéville.
  • 14 août 1914 : Franchissement de la frontière à Sarrebourg puis en réserve.
  • 17 août 1914 : Mouvement sur Avricourt et Condrexange.
  • 18 août 1914 : (Bataille de Sarrebourg) en couverture au bois de Rinting (4 km sud-ouest de Sarrebourg), Haut-Clocher, ferme Saint-Ulrich, nord-ouest de Sarrebourg.
  • 20 août 1914 : Repli.
  • 21 août 1914 : (Retraite de Lorraine) en couverture dans le secteur Repaix (2 km nord de Blâmont) - Leintrey - Autrepierre (2 km ouest de Repaix).
  • 22 août 1914 : Couverture dans le secteur de Domjevin - Vého (10 km ouest de Blâmont).
  • Puis franchissement de la Meurthe à Fraimbois et secteur d’Hériménil (ponts au sud de Lunéville).
  • 23 août 1914 : Marche en avant sur les ponts sud de Lunéville (défense)
    Puis franchissement de la Mortagne à Lamath.
  • Secteur de Franconville-Gerbéviller (surveiller et interdire les gués de la Mortagne).
  • 24 août 1914 : Combat de Franconville :
  • 1er peloton : défense de Franconville et retarde la marche de l’ennemi sur Gerbéviller.
  • 2e peloton : appuie une compagnie du 2e BCP, entre Lamath et Franconville.
  • 3e peloton en soutien.
  • Repli pénible sur Borville (6 km est-sud-est de Bayon).
  • 25-26 août 1914 : (Bataille de Rozelieures) en réserve dans le secteur de Damas-aux-Bois puis repos à Villacourt.
  • 2 sept. 1914 : Embarque à Pont-Saint-Vincent pour la Champagne.
  • 3 sept. 1914 : Débarquement à Epernay, mouvement sur Château-Thierry.
  • Arrivé au sud de Château-Thierry et mission d’arrière-garde.
  • puis marche rétrograde jusqu’à Rebais (nord-est de Coulommiers, 2 heures de repos).
  • 4 sept. 1914 : Secteur de Viels-Maisons (nord-ouest de Montmirail) (combat).
  • Repli sur le Petit-Morin, secteur de Bellot (combat).
  • Repli sur la Ferté-Gaucher, aux avant-postes sur le Grand Morin (retour des sections restées en arrière dans la nuit).
  • 5 sept. 1914 : Retraite sur Provins, secteur de Champcenest (14 km sud de La Ferté-Gaucher) (repousse les cavaliers allemands).
  • Puis repli et arrivée dans Provins.
  • 6 sept. 1914 : Bataille de la Marne - Marche offensive vers le nord.
  • Secteurs de Champcenest et de Courtacon [défense du village par l’escouade Férolles (9 hommes) face à un bataillon allemand.
  • Trois compagnies ennemies montent à l’assaut et sont stupéfaites de comprendre qu’une poignée de chasseurs cyclistes les a maintenues en respect.] puis relève.
  • 7 sept. 1914 : Prise de Champcenest et poursuite de l’ennemi, franchissement du Grand Morin.
  • Secteurs la Chapelle-Véronge puis Saint-Barthélemy.
  • 8 sept. 1914 : Franchissement du Petit-Morin et poursuite sur le nord de Vendières.
  • Mission de flanc-garde dans le secteur de la Haute-Epine (nord de Vendières, sur la RD 933) puis Viels-Maisons (ouest de la Haute-Epine).
  • 9 sept. 1914 : Prise de Château-Thierry.
  • 10 sept. 1914 : Réserve.
  • 11 sept. 1914 : Secteur de Chéry – Chartreuve et prise du village de Chéry (pertes en trois de combat : 36 tués et toutes les munitions consommées) puis poursuite sur Fismes et investissement de la localité.
  • 12 sept. 1914 : Secteur de Fismes, franchissement de la Vesle par Villette (est de Fismes) puis Baslieux-lès-Fismes.
  • Cantonnement à Baslieux-lès-Fismes.
  • 13 sept. 1914 : (Bataille de l’Aisne) poursuite de l’ennemi, reconnaissance du camp de Sissonne.
  • 14-17 sept. 1914 : Secteurs de Sissonne et de Marchais.
  • Ordre de repli (la division est en avant de 20 km des premières lignes françaises) sur Amifontaine, Juvincourt, la Ville-aux-Bois.
  • puis mis en réserve (2 jours de repos).
  • 17-21 sept. 1914 : Mouvement sur La Neuvillette (marche de 40 km sous la pluie) (organisation défensive).
  • Relève et mouvement par étapes : Coulonges, Vivières, Longueil-Sainte-Marie puis Neufvy-sur-Aronde.
  • 22 sept. 1914 : Route de Montdidier à Roye (nord de Piennes), cantonnement à Chaulnes.
  • 24 sept. 1914 : Picardie - Secteur de Berny, menacé d’encerclement repli sur Vermandovillers et défense du village.
  • 25 sept. 1914 :Secteur de Chuignes (5 km de Bray-sur-Somme) puis repli sur Chuignolles.
  • 26-28 sept. 1914 Secteur Péronne-Bapaume puis à Warlencourt (4,5 km sud-ouest de Bapaume).
  • Secteur d’Ablainzeville (sud d’Arras), prise de Courcelles-le-Comte.
  • 30 sept. 1914 : Secteurs Hamelincourt (2e peloton), cote 101 (3e peloton) et moulin Saint-Léger (1er peloton) puis relève en réserve à Boyelles.
  • 3 oct. 1914 : Artois - secteur d’Athies (est d’Arras) – Gravelles - Fampoux puis relève.
  • 4 oct. 1914 : Stationnement à Angres, marche sur Liévin - fosses de Calonne.
  • 5-6 oct. 1914 : Secteur lisière nord du bois de Vimy.
  • Secteurs de la station Bully – Grenay et de la fosse n°6.
  • 7- 8 oct. 1914 : Secteur de Pont-à-Vendin puis relève.
  • Secteurs nord de Wingles, de Meurchin, à l’est de Vendin-le-Vieil.
  • 9-10 oct. 1914 : Secteurs de Vendin-le-Vieil, Auchy et La Bassée.
  • Repli sur la fosse n°8 (sud d’Auchy), Le Groupe est réduit à 160 combattants Repli sur Vermelles.
  • 11 oct. 1914 : Secteur des Essars, La Couture, Vieille-Chapelle puis relève.
  • 12 oct. 1914 : Secteur sud de La Bassée puis sud de Cambrin et Cuinchy.
  • Repli sur Auchy et Vermelles puis réserve au sud-est de Béthune.
  • 15 oct. 1914 : Mêlée des Flandres - Mouvement sur la Lys, attaque de Laventie et secteur de la route Estaires – La Bassée.
  • 17 oct. 1914 : Prise de la Boutellerie, Bas-Maisnil (4,5 km sud-sud-est de Fleurbaix) puis repli.
  • 18-21 oct. 1914 : Reprise de l’attaque sur Le Maisnil et secteur de Radinghem puis le Fresnoy (sud-est du Maisnil), repli et repos à Lillers.
  • Le Groupe est réduit à 120 combattants.
  • 26-30 oct. 1914 : Reconnaissance sur Neuve-Chapelle puis fouille de Pont-Logy et retour à Pont-du-Hem.
  • 1er au 7 nov. 1914 : (Bataille d’Ypres) mouvement sur la Belgique.
  • Reconnaissances sur Messines, Wulverghem, Wijtschate puis attaque de Messines.
  • 8 nov. 1914 : Secteur du val d’Enfer (Wijtschate).
  • 10 nov. 1914 : Relève.
  • 11-14 nov. 1914 : Secteur de Zillebecke puis relève.
  • 15 nov. 1914 : Secteur d’Ypres puis embarquement à Bailleul pour les Vosges.
  • 17 nov. 1914 : Débarquement à Charmes puis repos et réorganisation.
  • 8-11 déc. 1914 : Départ pour la Haute Alsace, cantonnement à Lauw.
  • 13 déc. 1914 : Secteurs d’Aspach-le-Haut et Leimbach (tranchées).
  • 20 déc. 1914 : Relève.
  • 25 déc. 1914 : Mis en réserve.

1915

  • janvier-juin 1915 Secteur d’Aspach-le-Haut (patrouilles et travaux).

L’hôpital 47



par Jean-Maurice Rouquette



_ Extrait de l’ouvrage "Arles, histoire, territoires et cultures", sous la Direction générale de Jean-Maurice Rouquette.

Le comité d’Arles de la Société française de secours aux blessés militaires s’était constitué le 22 avril 1910, sous la présidence du comte Louis de Bouchaud de Bussy (1837-1922), ancien zouave pontifical et descendant d’une vieille famille arlèsienne. La Croix-Rouge avait confié à ce comité la charge d’organiser, de financer et de gérer, en cas de conflit, un "hôpital auxiliaire du territoire", dit Hôpital 47.

Dès la déclaration de guerre, le comte de Bouchaud, alors âgé de 77 ans, s’était lancé avec ardeur dans l’ aventure, obtenant du rectorat la mise à disposition d’une partie des bâtiments du collège Frédéric-Mistral et réunissant tout le personnel et le matériel
nécessaires grâce à un spectaculaire élan de générosité des Arlésiens.

Prévu pour 50 lits et rempli le jour même de son ouverture, le 9 septembre 1914, par l’arrivée d’un seul train de blessés, l’hôpital fut rapidement porté à 120 lits.

Deux annexes de 20 lits chacune, au monastère du Bon-Pasteur d’Arles et à Saint-Rémy-de-Provence, lui donnèrent une capacité totale de 160 lits.

Du 9 septembre 1914 au 15 juillet 1917, date de sa fermeture, l’hôpital 47 a reçu 1 200 blessés nu malades et assuré 52 000 journées de soins. Neuf décès ont été à déplorer, ainsi que celui de l’infirmière-major, sœur Ayasse, de l’ordre de Saint-Vincent de Paul, victime d’un érysipèle infectieux contracté au chevet d’un malade.

Plusieurs médecins de la ville ont apporté généreusement leur concours, sous la direction du docteur Louis Rey (1878-1973), médecin-major, assistés par 37 infirmières bénévoles du comité d’Arles et 3 religieuses de Saint-Vincent de Paul.

A la fermeture de l’hôpital, tout ce personnel s’est consacré à l’oeuvre des réfugiés des régions envahies et à la Ligue contre la tuberculose.

Notes

[1L’arrière grand-oncle d’Alphonse a justement été tué en août 1792 durant la bataille du moulin de Cornet, considérée par certains historiens comme la première de cette guerre.

[2L’ hopital Complémentaire n° 38 de Bressuire est installé dans l’Ecole supérieure de garçons, boulevard de Saumur - 130 lits – Il fonctionne à partir du 19 novembre 1914.

[3la date de naissance de son 3e enfant peut le laisser penser.

[4Il sera le grand père de Valérie Fradin.

[5un filet à provisions ? voir la carte précédente où Alphonse parle de la confection de deux filets à offrir en cadeau à sa famille : il s’agit probablement de ce qu’on a appelé l’artisanat de tranchées. Beaucoup de ces objets furent confectionnés pendant les périodes de repos "à l’arrière" du front, et surtout dans les hôpitaux.

[6Sa mère à qui il a envoyé ce cadeau probablement confectionne par lui-même, comme le filet évoqué plus haut.

[7La date de cette carte est en partie effacée mais le 15 mai cette année là est bien un samedi... et l’enterrement aura lieu "demain dimanche" le 16 mai.

[8Sur le site Sépultures de guerre, on trouve les mêmes renseignements. Le carré militaire d’Arles est appelé « Mausolée d’Arles » et le type de sépulture est « ossuaire ».

[9Mon courrier est transmis aux archives communales et au service de l’état civil. Je remercie pour leur disponibilité Mesdames Anne Marie Ayme, Annie Bouix, Claire Antognazza qui m’ont aidé dans mes recherches aux archives municipales d’Arles et dans l’état civil.

[10source indiquée par Bruno Barrier "Historique du Groupe Cycliste de la 10e Division de Cavalerie, Lavauzelle, Paris, 1922". Voir son forum sur l’Histoire oubliée des Groupes de Chasseurs Cyclistes durant la première guerre mondiale

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14 Messages

  • Madame, le nom de Fradin m’a fait réagir « à chaud »,un de mes ascendants du Cher s’appelant Paul Fradin (comme je n’ai pas l’acte de son premier mariage, j’ignore son lieu de naissance) ; il vivait à Cornusse au XIX ème siècle . Quoi qu’il en soit, votre article très touchant et bien documenté, vos recherches sur le camarade décédé de tuberculose me semblent d’un grand intérêt. Cordialement .
    Chantal Sionian.

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  • Bonjour Madame,
    Votre article m’a vivement interessé,comme vous j’ai recherché et continue à rechercher le parcours des combattants de 14/18 de ma famille. Je séjourne périodiquement à Arles et je connait bien le carré militaire, je voulais simplement vous faire parvenir quelques photos du lieu et des inscriptions pouvant peut être complétées vos recherches.Dans l’affirmative veuillez m’indiquer votre adresse Email. Bien cordialement Jean Claude Vasseur de Fontainebleau . jclvasseur@wanadoo.fr

    Répondre à ce message

  • Bonjour, avez-vous des documents concernant « Raymond Gatinaud, décédé le 28 mars 1915 »
    Mon patronyme est le même et ma généalogie est charentaise jusqu’en 1680. Merci
    Cordialement
    PATRICK GATINAUD
    pbgatinaud@aol.com

    Répondre à ce message

    • Bonjour,

      Je n’ai pas d’autre renseignements sur Raymond Gatinaud que ceux dans mon article.
      Avec sa date de naissance et le nom de ses parents indiqué dans son acte de décès, vous pouvez retrouver sa filiation....et peut être un lien de parenté avec vous !

      Tenez moi au courant S.V.P.

      Cordialement.

      Michel Guironnet

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    • Bonjour,

      Je suis désolée mais je ne possède pas plus d’informations que celles indiquées dans l’article consacré à mon arrière grand-père. Ce dernier ne donnait même pas l’identité de Raymond Gatinaud dans les cartes qu’il envoyait à mon arrière grand-mère. C’est Michel Guironnet qui grâce à ses recherches nous a permis de lui donner un nom et un prénom. Les archives militaires peuvent peut être vous donner une piste. (états de service militaire...)
      Si vous trouvez une piste pourriez-vous me tenir au courant ? Merci

      Cordialement.
      Valérie Fradin. fradinenator@gmail.com

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      • La correspondance d’Alphonse Fradin, « Poilu » soigné à l’hôpital d’Arles 24 janvier 2009 09:56, par FRADIN-THIBAUD Marie-thérèse

        Mille mercis à toi Valérie pour cette mise en lumière du si modeste Alphonse... J’ai une petite info à te communiquer concernant le parcours militaire d’Alphonse, bien entendu je n’ai aucune preuve écrite de ce que j’avance , je ne te redis que ce que mémée Julia me racontait... Alphonse était allé en Crimée où il aurait « pris un chaud et froid » me disait-elle et suite à cela aurait eu la tuberculose ; je me souviens également l’avoir entendu dire qu’il était « instructeur » des soldats sénégalais, où ? ça je l’ignore...
        Marcel, mon père m’a raconté une de ses visites à l’hôpital de Bressuire, Alphonse lui avait donné du chocolat(j’imagine que durant cette période de guerre, c’était une denrée rare et convoitée), à la sortie Julia, lui a fait jeter dans l’égoût de de crainte de la contagion... et mon petit père, 80 ans plus tard en parlait toujours avec un vrai déchirement !
        Voilà ma faible participation à l’histoire de mon grand-père....Merci à toi Valérie et à ceux qui ont contribué à cette mise en lumière. Marie-Thérèse Fradin-Thibaud

        Répondre à ce message

    • Travaillant sur les archives de l’hopital auxiliaire 47 au Collège Mistral à Arles, dans le répertoire j’ai trouvé :
      GATINAUD Raymond 2°Cl entré le 3 mars 1915 - décédé le 27 mars 1915 à 7h du soir.
      Mention « difficile à lire » : Guimps par Barbezien Charente
      J’ai contacté le mail pggatinaud sur aol sans succès !

      Répondre à ce message

      • Bonjour,

        Merci pour votre recherche qui complète bien ce que j’avais découvert par recoupements.

        Pour les documents sur l’hôpital d’Arles, je me suis adressé à la mairie. Pour les cartes postales de correspondance d’Alphonse Fradin, voyez avec le co-auteur de l’article qui détient les documents. Je n’ai fait que l’interprétation de ces courriers.

        Cordialement.
        Michel Guironnet

        Répondre à ce message

  • Bonjour,

    Les filets étaient des ouvrages tissés multicolores auxquels s’occupaient les soldats en hôpital pendant la Grande Guerre. Je le sais car ma grand-mère m’a montré celui que mon arrière-grand-père Elzéar Contelly a fabriqué pour sa famille, vert et blanc. Je n’en ai pas de photos. J’en avais vu déjà, ailleurs, les gens ne savent pas toujours ce que c’est.
    Le réseau est formé de fils floches et soyeux, en faisceaux de 5mm de large environ, qui sont serrés de place en place par un fil épais comme du coton perlé de couleur contrastante. Cela fait des formes géométriques en symétrie hexagonale, par exemple des fleurs dont les faisceaux floches sont les pétales et le fil épais le coeur.

    Répondre à ce message

  • Je travaille dans les archives de la Croix Rouge d’Arles et tous les documents concernant l’hopital 47 m’intéressent. Est-il possible d’avoir copie de ces documents ? Avez-vous des photos de l’hopital en action ?
    Merci
    Antoine DEMAISON Vice Président CRF Arles

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    En qualité de Maire honoraire de Vieille-Chapelle (62136), j’organise la journée du souvenir du 11 octobre avec la production d’un fascicule du souvenir.
    Je me propose de reprendre quelques lignes de ce texte.
    Merci de votre avis.
    Bien à vous
    NF

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