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Mort pour la France... où le point de départ d’une escapade dans le passé !


jeudi 15 novembre 2012, par Olivier Sabot

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L’histoire de François Dalbert Chauvit mort pour la France le 29 octobre 1915 à l’âge de 29 ans.

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D’après ce que je peux savoir, il n’y a pas une famille en France qui n’ait eu au moins un mort pendant la la Première Guerre mondiale, la fameuse Grande Guerre.

Il y a quelques temps, le dernier des poilus encore en vie mourait, faisant disparaître le dernier témoin vivant de ces quatre années d’horreur.

Il y aurait beaucoup à dire sur ces hommes qui se sont battus dans des conditions effroyables ! Ma théorie est d’ailleurs que si une telle guerre devait se reproduire aujourd’hui en France, elle ne durerait pas 4 ans car nous ne sommes pas aussi solides et robustes que les hommes de l’époque.

Nous, les quadras faisons quand même partie de cette génération qui est la première à n’avoir pas connu la guerre sur notre territoire car avant nous, il y a eu la Seconde Guerre mondiale, la Première Guerre mondiale, la guerre de 1870, les guerres « civiles » liées aux changements de régimes des années 1850, les guerres Napoléoniennes, etc..

Lors de mes recherches, je suis tombé sur un document dont je connaissais l’existence par l’histoire familiale, mais qu’internet a ressuscité : le document des Armées attestant que l’arrière-grand-père de mon épouse, François Dalbert Chauvit était mort pour la France le 29 octobre 1915...

Cela a été pour nous le point de départ d’une petite escapade dans le passé !

1) François Dalbert Chauvit (1886-1915

François Dalbert Chauvit est né le 8 février 1886 à Saint-Amand en Charente du mariage de Jean Chauvit avec Jeanne Antoinette Bitout. Il est issu d’un milieu aisé et fait partie de la bourgeoisie rurale qui s’est enrichie grâce aux terres fertiles de la région.
Il a un frère Roger Louis et une sœur Jeanne Thérèse.

Le 18 décembre 1911, il épouse Marie Hélénie Lascaud à Saint-Crépin-de-Richemont en Dordogne qui lui donnera deux enfants : Georges qui naît en 1911 et Marie Alice qui naît en 1915.

Lorsque la guerre est déclarée, il reçoit l’ordre de rejoindre le 308e Régiment d’Infanterie avec le grade de Caporal.

Ce 308e Régiment d’Infanterie, dont le casernement est à Bergerac en 1914, va vite rejoindre le front puisqu’il est cantonné à Gonesse à la mi-août 1914. Il progresse ensuite dans l’Oise mais lors de la retraite de l’automne 1914 il perd un grand nombre d’officiers, de sous-officiers et de soldats.
On peut donc dire que pour François Dalbert, le baptême du feu a commencé très tôt.

En 1915, il est en Picardie et c’est là que 4 événements vont marquer les mois qui restent à vivre de François Dalbert :

  • Le 20 janvier 1915, Jean Chauvit, son père, décède à l’âge de 58 ans.
  • Le 28 janvier 1915, François Dalbert devient père d’une petite Marie Alice.
  • Début octobre 1915, son fils Georges meurt dans un accident domestique : le petit garçon de 3 ans s’étant approché trop près du feu, sa chemise de nuit s’est enflammée et trop gravement brûlé, il a succombé.
  • Presque au même moment, sa tranchée est bombardée par l’ennemi et il est blessé par de multiples éclats d’obus au dos.

Il est envoyé à l’hôpital de campagne situé dans le château de Moreuil dans la Somme où il est soigné. C’est d’ailleurs là qu’il apprendra le décès de son fils ; nous disposons du courrier que l’infirmière qui le soignait a envoyé à son épouse dans lequel elle témoigne de la grande tristesse de son mari, compensée par le fait qu’il a encore une petite fille.
Son courrier nous apprend également qu’il va bien...

Erreur de diagnostic, crainte de dire la vérité, volonté de rassurer ? Toujours est-il que le 29 octobre 1915, François Dalbert s’éteint. Il avait 29 ans...

Pour l’anecdote, son frère Roger Louis, affecté à un autre régiment ira reconnaître la dépouille de son frère et se rendra compte, effaré, que les pièces d’or qui avaient été cousues dans le doublure de sa vareuse, au cas où, par sa bienveillante mère, avaient été volées. Mais ce qui le choque surtout, c’est que son alliance en or avait été également volée... Cela montre à quel point la guerre peut avilir l’homme...

2) François Dalbert et les autres ramenés à la vie grâce a internet

Une fois n’est pas coutume, je vais parler de quelques sites web animés par des professionnels ou des amateurs qui peuvent nous permettre de retrouver une foule d’éléments tous plus intéressants les uns que les autres sur nos ancêtres morts pendant la Grande Guerre.

Il y a tout d’abord le site du SGA, Mémoire des Hommes. Ce site a pour vocation de mettre à la disposition des internautes tout une série de documents numérisés concernant les hommes et les femmes qui ont donné leur vie à la France.

C’est par exemple sur ce site que j’ai retrouvé ceci :

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Outre le réel intérêt généalogique de ce document, il a quelque chose d’émouvant concernant quelqu’un d’aussi proche et au sujet duquel plusieurs informations ont pu nous être données par des personnes l’ayant connu.

Mais il y a aussi le travail ahurissant de passionnés comme le Chtimiste qui a recensé les mouvements de plusieurs dizaines de régiments entre 1914 et 1918. Partant du régiment à travers le site Mémoire des Hommes, on peut ainsi suivre le trajet de son ancêtre jusqu’à sa mort (s’il est mort pendant la guerre) ou jusqu’à sa démobilisation s’il a survécu ...

Je serais incomplet si je ne citais pas le site du Mémorial GenWeb qui regroupe un nombre incroyable d’informations sur les différentes guerres, dont la Grande Guerre. À noter toutefois que je n’y ai pas retrouvé François Dalbert dans le 308e RI. Je vais donc les contacter pour qu’ils corrigent cette lacune !

3) Visite à Moreuil

Pour finir, je pense que l’œuvre du généalogiste ne peut être complète sans une visite des lieux où ses ancêtres ont vécu.

À chaque fois que je le peux, je me déplace et me rend dans les villages où mes ancêtres ont marché, travaillé, dansé, etc..

Dans le cas de François Dalbert, nous voulions, mon épouse et moi, nous rendre à Moreuil, pour y retrouver l’hôpital où son arrière-grand-père avait passé ses derniers jours.

Moreuil est une petite ville et notre premier réflexe a été de nous rendre à l’église pour interroger le prêtre au sujet de Moreuil entre 1914 et 1918. Il nous a dit qu’il n’était pas d’ici mais qu’il avait appris par les anciens qu’en 1918 toute la ville avait été rasée par les bombardements et qu’il ne restait en tout et pour tout que 3 maisons debout...
Quant à l’existence d’un hôpital, cela ne lui disait rien.

Nous sommes donc allé dans un petit troquet pour nous restaurer et en discutant avec le patron, il nous a dit que sa vieille tante avait peut-être entendu parlé de quelques chose car elle était de Moreuil et très âgée !
Il a donc fait venir la vieille dame (véridique !) qui nous a dit que sa mère était infirmière au « château » !

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Tout s’éclaircissait, à Moreuil il y avait un château qui avait accueilli pendant la Première Guerre un hôpital de campagne... Mais ce château avait subi beaucoup de dégâts en 1917 et 1918 et avait été presque complètement rasé par les nazis en 1944.

Nous nous sommes donc rendus au « château » dont il ne restait plus que les fondations et un portail d’entrée... Le portail par lequel François Dalbert avait dû entrer un jour d’octobre 1915.
La propriétaire actuelle nous a alors montré plusieurs dizaines de cartes postales, de gravures, de textes qui attestaient bien de la présence d’une « ambulance ». Une carte postale représentait même des soldats alités avec comme titre « château de Moreuil ». Le texte était celui d’un jeune soldat à sa fiancée dans lequel il lui précisait que le château était « aujourd’hui un hôpital ».

Ce fut un moment d’intense émotion car nous pouvions presque imaginer les convois de blessés arriver, les cris des blessés et les râles de mourants.

Cette visite a été un moment important car cela nous permettait de rendre hommage à cet homme qui était mort dans une bataille terrible et folle, il y a presque 100 ans aujourd’hui.

Et vous, avez-vous pu vous rendre sur ces lieux chargés d’émotions où vos ancêtres sont morts ?

Voir en ligne : Mort pour la France

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47 Messages

  • Eh oui, toujours très émouvant les visites sur les lieux où ont souffert nos poilus. Mon grand-père a été blessé à Vauquois (Meuse) en février 1915 et je suis allée sur la butte (classée monument historique) et visité les galeries tant françaises qu’allemandes qui courent sous cette butte de la forêt d’Argonne.
    Avec les témoignages, on peut imaginer la vie de nos soldats dans ces trous. Que de souffrances
    Ne les oublions pas et c’est à nous de les faire « vivre »

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    • Mort pour la France..à Vauqois 18 novembre 2012 18:47, par RAGOT

      Mon grand-père est mort pour la France à Cheppy,près de Varennes et Vauquois à la fin septembre 1914. Il était sous-lieutenant au 131 d’Orléans. Je prends contact avec vous car Vauquois a continué à être tenu par des régiments d’Orléans. Etait-ce de même pour votre grand-père ?
      J’ai visité, l’année dernière, toute l’Argonne, les Tranchées de Vauquois et les souterrains du Komprinz. Mais aussi les cimetères...
      Bien à vous

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  • Trés bon article. Trés bonnes recherches pour en savoir plus sur nos anciens. 2 oncles de ma mère un paternel, l’autre maternel sont morts, le 1er en 14, le second en 16. le 1er, Philémon Pagat, est mort à la fameuse bataille de Rossignol le 25/8/1914, il était de la 7e division coloniale. A cette bataille, à cause de la gabegie de l’E.M, pratiquement toute la 7e a été décimée. Voir le livre de Eric Labayle & J-Louis Philippart. Edition Anovi. Le 2d oncle, Gabriel Noyer, est mort au fameux chemin des dames. Je vais suivre vos conseils et aller sur le site chtimi pour en savoir plus.
    Bravo et encore merci pour cet article.
    R.S

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  • Merci pour ce beau voyage de mémoire.
    Aucun de mes ancêtres directs n’a participé aux deux derniers conflits, trop jeunes ou trop anciens. Cependant c’est une période qui me passionne et votre histoire sur les traces de François Dalbert CHAUVIT est passionnante.
    La généalogie est une très bonne raison pour découvrir ou redécouvrir notre belle France et l’histoire de nos villages.
    Bravo pour ces recherches et merci pour tous ces poilus qui pour la plupart sont aujourd’hui oubliés.
    Joëlle

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  • Par une alerte Généanet j’ai découvert le nom de Louis Isidore TERRU, mort pour la France et figurant sur une plaque dans une rue de Lyon.
    Né en 1889 à La Roche de Glun dans la Drôme, profession tourneur, il s’engage pour 5 ans à la mairie de Toulon, en 1907.
    Il se retire à Lyon à la fin de son engagement le 25 octobre 1912, mais il sera mobilisé en août 1914, et sera affecté sur le cuirassé Bouvet.
    Le 18 mars 1915 ce cuirassé est coulé dans les Dardanelles, plus de 600 morts en quelques secondes.
    C’était un cousin de mon arrière grand père, j’ai appris que pendant son court séjour à Lyon il s’est marié, mais j’ignore s’il a eu des enfants.

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    • Mes 2 grands pères étaient dans la marine, Normal pour des bretons, l’un est décédé à Bizerte en Tunisie en 1913, Hélas nous n’avons aucune certitude sur le lieu de son inhumation, (Peut-etre a Ferryville au sud de bizerte)
      L’autre était sur Le cuirassé LE BOUVET et à péri lors du naufrage de son navire. J’ai trouvé sur internet un article de la revu "l’illustration N°3762 du 10 avril 1915 intitulé l’expédition d’Orient et dans lequel on trouve une photo du BOUVET en feu en train de couler. C’est très émouvant.

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      • Bonjour Pierre,
        Seriez vous le fils de Mme Esvan, prof de musique en 1966,1967 au lycée de Kerichen à Brest ?
        Votre père était-il médecin dans la marine ?
        En 1968 le couple que j’ai connu (elle était prof de musique, lui médecin dans la marine) et habitait route de Quimper à St-Marc à Brest, était parti pour Toulon et Mme Esvan m’avait invitée à aller à Toulon au printemps 1968, mais les « évènements » de mai en ont décidé autrement.M.Esvan avait été « réquisitionné ? »
        S’il s’agit de vos parents, je serais très heureuse d’avoir de leurs nouvelles.
        Bien amicalement.
        Irène Le Narvor

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    • Bonjour,
      Vous avez peut être des cousins sur Lyon.
      Louis Isidore Terru, à son décès, avait une fille de 18 mois et sa femme était enceinte.
      Ils habitaient au 38 quai Perrache à Lyon 2e.
      C’est grâce à l’énorme travail de Yannick Voyeaud « Morts pour la France de Lyon » http://www.voyeaud.org/Lyon/14_18/p... que j’ai retrouvé ces informations :
      TERRU Louis Isidore
      Avis N° : 4103
      Né le 06/09/1889 à La Roche de Glun (26)
      Régiment :5 Dépôt de la flotte Bouvet
      comme Matelot 2 classe chauffeur
      Matricule 44611-5
      Situation familiale : Marié 1 fille 18 mois et 1 enfant à venir
      Profession civile : Chauffeur
      Domicilié à Lyon
      Disparu ou décédé le 18/03/1915 à à (Dardanelles)
      Cause : Noyé
      Avis envoyé le 25/05/1915 de Toulon (83)
      Notes militaires
      Jugement 20/3/1916 à Toulon (83) transcrit 3/4/1916 à Toulon (83)
      Personne avisée Veuve
      Adresse : 38 Quai Perrache
      chez
      le : 29/05/1915
      Notes familiales
      Avait à sa charge sa mère
      Autres informations
      Demande pour orphelin 24/10/1916
      Très cordialement.
      Michel Guironnet

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      • Grand merci pour ces renseignements, j’ai fait de nombreuses recherches à partir de l’alerte Généanet, mais pour les descendants je sais que ce sera difficile, surtout si ce sont des filles.
        Mon grand père étant parti pour l’Algérie, je suis toujours interessée par la famille Terru restée en France.
        Si vous avez d’autres renseignements, j’accepte, cordialement Micheline Laurora

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  • monsieur, permettez moi de vous dire l’émotion que vous avez suscitée en moi avec cette belle évocation de ce poilu, j’ai moi même fait des recherches sur mémoires des hommes et je crois avoir rassemblé, avec émotion, tous mes arrières grands cousins morts pour la France.Installée en Alsace, j’ai contacté les services qui s’occuppent de la gestion des sites militaires du Hartsmannwillerkopf, où sont morts plusieurs des cousins, le site vient d’être réouvert, les tombes nettoyées, et je ferai au printemps le même voyage que vous, en souvenir de tous ces hommes courageux que l’on a sacrifié. Je cherche désespéremment le lieu d’hinumation à Ronclecourt du petit frère de mon arrière grand mère, elle a porté cette tristesse dans son coeur toute sa vie, maman portait son prénom féminin René. Sur ma généalogie je vais faire apparaitre les fiches de mémoires des hommes de tous ceux de ma famille.
    croyez à mes salutations les meilleures françoise

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  • Pour ma part, j’ai le projet de me déplacer à Anseremme (Belgique) pour voir où mon arrière grand oncle est décédé. Il est décédé le 23/08/1914 et si je le peux j’y serai le 23/08/2014 pour déposer une gerbe au pont ferroviaire d’Anseremme.

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    J’ai lu avec intérêt l’histoire de François Dalbert CHAUVIT.
    Si si , il apparaît bien sur le site memorial-genweb. Il est noté sur le relevé du monument de Champagne-et-Fontaine (24) sous le prénom Dalbert, caporal, et sur le monument de Saint-Amant (16) toujours sous le prénom Dalbert décédé en 1915. Pas de doute c’est bien lui. Je viens donc de compléter la 1re fiche et de demander la fusion des 2 fiches.
    Sur le monument de Juillaguet (16) il y a aussi un CHAUVIT F. sans autre précision ; c’est peut-être également lui, car je ne trouve pas d’autres CHAUVIT sur SGA. Auriez vous une explication pour sa présence à Juillaguet ?
    Cordialement
    Françoise HUGUET

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    • Bonjour,
      En fait il est présent sur les deux monuments car il était né à Saint-Amant en Charente mais après son mariage, il demeurait dans le village de Jaufrenie, commune de Champagne. C’était donc un « enfant » de Saint-Amant, mais comme il vivait à Champagne (c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a rejoint un régiment de Dorodgne), il figure aussi sur son monument aux morts.
      Quant au Chauvit de Juillaguet, je vais vérifier, mais c’est sans doute un cousin car « nos » Chauvit étaient de Saint-Amand. Cela dit les communes sont peu éloignées ...
      Merci en tout cas pour votre commentaire !

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  • Même histoire, mais pas le même parcours. Un livret de famille avec la mention « mort pour la France ». Rien sur « mémoire des hommes ». Ceci a été le début d’un long combat pour ce grand père mort le 14/09/1914 à Vaubécourt (peut-être). Il a été déclaré mort par un jugement du tribunal de la Seine en 1921 !!!!!!!!!!!!
    Son nom ne figurait nulle part, sur aucun monument, aucune tombe, aucun mémorial et même sur mémoire des hommes.
    Après plusieurs échanges avec le service des armées, sa fiche a été retrouvée, elle est identique à celle que vous avez publiée sauf qu’elle portait deux lieux distants de près de 50km. Il repose quelque part dans la terre de la Meuse

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  • Très émouvant témoignage. Pour ma part, c’est mon grand-pèr paternel, Célestin PENAUD, ainsi que son frère aîné, mon grand oncle, Jean Marie PENAUD, de l’Aiguillon sur Vie (Vendée), qui sont morts en Belgique (respectivement dans les combats de Maissin et de Saint-Vincent) dès les premiers jours de la guerre, les 22 et 28 août 1914...
    Mon grand-père maternel s’en est mieux tiré tout en ayant participé aussi à l’expédition des Dardanelles.
    Je rappelle que Généanet permet d’accéder aux journaux de marche et des opérations de la plupart des régiments

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  • Bonjour, bel article
    une petite précision pour les Morts Pour la France, tous ne figurent pas en ligne sur le site Mémoire des Hommes, je viens de terminer de consulter les quatre fichiers MPF, Officiers, Non MPF et non statués. Parmi les non statués on y trouve des MPF (les fiches ont peux de renseignements. Pour tout ceux qui le désirerai, je pourrai lors de mon prochain séjour à Caen faire les photos des fiches. Pour les autre conflits sur lesquels, j’ai commencé à travaillé, il s’agit du Levant, du RIf au Maroc, Tunisie, 39/45, Corée, Indochine, Algérie, Tchad etc...., Le travail est de faire le récolement des télégraphistes et radio de tous les conflits jusqu’à nos jours ce ceci pour le Musée es Transmissions Espace Férié à Rennes - Cessons Sévigné
    Philippe

    Répondre à ce message

  • Bonjour,
    Bravo pour votre recherche. Je vois que vous êtes au fait de source d’information sur la guerre de 14, c’est pourquoi je vous demande s’il est possible de retrouver une personne tuée en 1915 en ayant simplement un portrait ... Ce serait mon grand-père ayant donné naissance à ma mère sans la reconnaitre ?

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  • Très beau travail de mémoire que meritent nos ancetres qui ont laissé leur vie pour la défense du droit.
    Heureusement, toutes les familles n’ont pas connu de soldats morts en 14-18. Mes 2 grand-pères en sont revenus légerement blessés. En revanche, je peux dire que mes 2 grand-mères en sont mortes en 1920, pas directement des combats bien sur, mais en raison des conditions sanitaires encore mauvaises en 1920 dans les villages détruits situés sur le front au sud d’Arras. Ces morts civils ont pesé lourds aussi dans les familles jusqu’à ce que la génération suivante puisse prendre le rélai dans un environnement plus apaisé. Notre mémoire leur est due également. J’espère que dans les commémorations à venir du centenaire de la guerre 14-18, une place leur sera aussi faite, ainsi qu’au centaines de milliers d’évacués, de prisonniers, d’otages que les régions théatre des combats ont connus.

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  • Bonjour et merci pour ce nouvel article. Dans ma généalogie, coté maternel c’est un cousin de mon grand-père qui est mort en 1915, côté paternel, les 3 soeurs de mon arrière-grand-père étaient veuves de Guerre. Et c’est ainsi que je me suis intéressée de plus près aux soldats de 14-18 et notamment ceux de mon village (bien loin de mes origines). J’ai fini par réaliser deux blogs. Mais il faut rendre à césar ce qui..... c’est vos articles qui m’ont inspiré ces blogs, sur les soldats de Moissac et de Castelsagrat. Et je continue à lire vos textes (et ceux des autres contributeurs) avec toujours autant d’intérêt. Encore merci à vous. Cordialement. Chantal.

    Voir en ligne : http://www.memorialmoissac.blogspot.fr/

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  • Bravo Olivier et merci pour cet excellent article. Vous avez su avec beaucoup de bonheur faire revivre François Dalbert, emporté en pleine jeunesse dans cette affreuse boucherie.
    J’imagine l’émotion que vous avez du ressentir au fur et à mesure de vos recherches et de vos contacts quand l’histoire de ce poilu s’est lentement révélée.
    Bien cordialement.
    André VESSOT

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  • Morts pour la France... 17 novembre 2012 21:40, par LORY Claudine

    Un bel hommage, qui m’a amené les larmes aux yeux. Mon grand oncle et l’arrière grand père de mon mari sont décédés eux aussi, le premier en 1917, le second en 1915.
    Mon grand oncle était célibataire, mais c’est lui en tant qu’aîné qui devait reprendre la ferme familiale, et c’est mon grand père qui en a hérité, mais je crois qu’il ne s’est jamais senti à la hauteur « il remplacait un mort ». L’arrière grand père quand à lui était marié et papa du grand père de mon mari ; blessè une première fois, il est retourné au front en disant à son frère,célibataire, qui était sur le front aussi, qu’il pensait qu’il n’en reviendrait jamais, et en conséquence lui confiait sa femme et son fils ainsi que son entreprise de maréchal ferrant. Ils se sont mariés en 1920, pour faire taire les mauvaises langues, mais se sont toujours vouvoyés. L’entreprise a été transmise !
    Je compte bien leur rendre un hommage en 2014, ainsi qu’aux autres inscrits sur les monuments des communes alentours car ils sont nombreux à se retrouver sur mon arbre, du fait de mariage ou de cousinage. Pour cela j’ai déjà commencé des recherches sur SGA mémoires des hommes, et je vais me faire aider par des étudiants de Faculté.
    Toutes ces vies gâchées méritent bien qu’on leur accorde un peu de notre attention.
    Je pense aussi me rendre sur ces lieux de batailles, certainement en 2013.

    Répondre à ce message

  • Si, il y a eu des familles qui n’ont pas eu de morts pour la France, notamment les colons Hannequin de Nouvelle-Calédonie, qui savaient si bien manier le fouet sur « leurs » Canaques, pendant que mon grand-père breton mourrait des suites de guerre le 31 juillet 1915 à l’hôpital provisoire de Bruay en Artois, ainsi que de deux de ses frères 23, 24 ans. Trois dans la même famille !!! Qui dit mieux ? Les Bretons servaient de chaire à canon. Nous sommes marqués au fer ! Cela laisse des traces indélébiles.

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  • Oui je suis allé sur les lieues de batailles du grand-père maternel de mon père et j’ai retrouvé sa tombe dans un cimetière militaire dans l’Aisne. Depuis cela m’a poussé à entreprendre des recherches sur tous les soldats mort pour la France de mon canton. Je recherche les lieues de sépultures et je me rend sur place pour prendre les tombes en photos pour que les personnes de chez nous (Ain)puissent retrouver leur ancêtres.Voila pourquoi votre article m’a personnelement touché.Merci

    Répondre à ce message

  • oui,se rendre sur un lieu de décès ou de sépulture comme ce fut le cas pour moi à Sedan au cimetière militaire ,là ou repose un grand oncle dont je possède le diplome et les médailles, fut un moment très intense de communion lorsque je fus devant sa tombe retrouvée dans des conditions qui me troublent encore aujourd’hui,car je fus comme « appelé » !peut-être en remerçiement d’avoir fait 200 kilomètres pour lui rendre hommage ...D’ailleurs,je raconte cette étrange histoire dans Douaisis-généalogie n°81 de 2012.

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  • c’est avec beaucoup de respect que moi aussi j’ai entrepris des recherches sur mon grand-père décédé en 1917 à Corfou alors qu’il était engagé sur le Chasseloup Laubat ; les journaux de bord de ces bâtiments sont source d’infinis renseignements qui nous propulsent au plus près de leur conditions de vie et c’est un peu ça la magie de la généalogie qui nous rapproche de ces aïeux et que nous rendons un peu immortels ......le temps de nos recherches

    Répondre à ce message

  • Bonsoir,
    j’ai l’oncle de mon grand-père qui s’appelait Monsieur GOELLER Charles
    - Né à Barr, le 27.10.1881
    - Dcd à Rossignol, le 22.08.1914, à l’âge 32 ans
    Il laissa une veuve et 4 enfants
    Il était Adjudant au 2è RI
    Il est enterré au cimetière Rossignol
    Si des personnes a eu des ancêtres décédés lors de cette terrible bataille d’août 1914 ou des photos de Régiments d’où était mon ancêtre pour pouvoir y voir plus clair sur les circonstances de cet assaut
    Cordialement

    Répondre à ce message

    • Mort pour la France.

      Merci,Damien. Grâce à vous,j’ai eu confirmation que Charles GOELLER,mon grand-père maternel,était bien celui que vous évoquez dans votre mail du
      18/11/2012.Ma mère,sa fille Henriette,était,née près de Brest.A 9 ans,elle était l’aînée de 4 enfants (le dernier avait quelques mois). Ma grand-mère est morte l’année suivante. Les quatre petits orphelins ont alors été recueillis et élevés par leurs grands-parents paternels alsaciens qui,juste après la naissance de Charles,
      avaient fui l’Alsace—pour la Franche- Comté— pour "rester français.
      A Pontarlier,mon arrière grand-père a été embauché dans l’usine Pernod de la ville.
      Mon grand-père Charles n’a été reconnu « Mort pour la France » et ses enfants « pupilles de la Nation » qu’en 1920. La pauvreté a été leur lot,mais ma mère ne l’a jamais évoquée. Plus tard,elle a eu le droit d’aller se recueillir sur la tombe de son père à Rossignol.

      Qui s’est soucié,même à l’époque,de la tragédie du 22 août 1914,« le Jour le plus meurtrier de la guerre » ? En tout cas aucun livre scolaire d’histoire .Pas davantage en Belgique qu’en France.

      Merci encore à Damien

      Nicole Darrigrand-Pellissard

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    • Bonjour.
      J’espère que j’ai réussi à envoyer ma réponse à Damien. Il s’agit bien de mon grand-père,Charles Goeller. Il est donc mort à Rossignol,le 22/08/1914, ce « jour le plus meurtrier de la guerre ». 27 mille tués….et un silence de mort,aussi bien en Belgique qu’en France. Heureusement,aujourd’hui,grâce à des gens comme vous,on peut avoir accès à cette tragique page d’histoire. Merci.

      Nicole Darrigrand-Pellissard

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  • Bonjour Olivier,
    J’ajoute un petit complément à mon bref commentaire du 17 novembre. J’ai en effet publié il y a quelques années un article « En Champagne l’armistice accueilli dans l’allégresse » :
    http://www.histoire-genealogie.com/...
    Un an avant la mort de mon père j’ai eu la chance de parcourir avec lui les lieux où il était passé dans les Vosges : St Dié, Remiremont, Metzeral où son cousin germain avait été tué. En 1983, de retour d’un voyage en Hollande, nous sommes passés en Champagne où mon père avait accueilli avec soulagement l’armistice. Après cette sale guerre il a toujours oeuvré pour la paix.
    La plus grosse émotion, je l’ai éprouvé il y a 2 ans lors d’un voyage de retraité à Verdun à l’ossuaire de Douaumont. Les paysages alentour sont restées comme en 1916, avec les marques des impacts d’obus, même si la végétation a repris le dessus. Les listes de noms dans l’ossuaire, les alignements de tombes de poilus de toutes nationalités, ça fait froid dans le dos, il est difficile de contrôler son émotion.
    Alors merci encore de nous avoir fait partager cet article.
    Bien cordialement.
    André VESSOT

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  • Bonjour
    Sur le site de Mémorial Gen Web, François Dalbert Chauvit est pourtant bien présent, à la fois sur le monument de son lieu de naissance et dans la commune de transcription comme le montre sa fiche
    http://www.memorial-genweb.org/ memorial2/html/fr/complementter.php?id=3406005
    Cordialement
    Stéphane - ééquipe Mémorial

    Voir en ligne : http://www.memorial-genweb.org

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  • Pour avoir plus d’informations sur le dossier médical de votre parent, ayant été hospitalisé sur le front, il a eu un dossier personnel établi à son nom. Vous pouvez vous adresser au Service des Archives Médicales Hospitalières des Armées (SAMHA) 23 rue de Châteauroux - BP21105 - 87052 Limoges Cédex, pour obtenir ce dossier.
    Il faut 120 ans pour consulter ces documents, sauf si vous pouvez prouver votre filiation avec François Dalbert CHAUVIT
    Si je puis me permettre un conseil, j’ai personnellement envoyé la fiche « Mort pour la France » à la SAMHA, pour faciliter leurs recherches du dossier de mon Arrière-Grand-Père Maternel
    Jean-Baptiste Albert PEUCH né le 04.09.1880 à Epinal dans les Vosges, est décédé des suites de ses blessures le 01.03.1915 à Sains en Gohelle, blessé lors des combats de Notre Dame de Lorette, dans le Pas de Calais.
    Il était brancardier au 149e RI du 21e CA, 43e division, affecté à l’Ambulance n°3.
    Avec son pantalon rouge, il est tombé après avoir été visé par un ennemi, d’une balle entrée dans la cage thoracique près du coeur. Il était debout face à l’ennemi, allant chercher un copain tombé avant lui et gisant sur le champ de bataille.
    Il a laissé une veuve Elisa LUCIE épouse PEUCH et 2 petites filles Georgette PEUCH 7 ans ma grand-mère et Jeanne PEUCH 2 ans. Je veux rendre hommage à cet homme courageux, par ailleurs sportif de haut niveau à la Société de Gymnastique la Vosgienne d’Epinal.

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  • bonjour, très émouvant article et je comprends votre quête et reconnaissance d’un parent mort pour la France. depuis quelques mois, je fais ce chemin pour mon grand père tué à l’ennemi le 1.10.1915. quelle boucherie ! j’attends 2014 pour qu’un hommage leur soit rendu et qu’on en parle. dans ma famille personne n’en parlait. ma grand mère a perdu aussi ses 2 frères, elle a élevé seule ses 2 fils nés en 1910 et 1911. dans la misère ! par contre je ne retrouve rien à Souchez, pas de tombe, ni nom ! est-ce que quelqu’un peut m’aider. j’ai écrit, il est inconnu ! encore bravo et merci pour eux. daniele

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  • Merci pour cette histoire, les ruines de ce chateau etaient un terrain de jeu pour moi.. Je suis de Moreuil, je visualise très bien cet endroit.

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  • Mon arriere grand père, Jules Cosson 147è RI, mort pour la France le 27 janvier 1915 àaprès de nombreux champs de bataille dont "le bois de la gruerie), il avait 26 ans. Une semaine après avoir succombé naissait son fils, mon grand père.

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