www.histoire-genealogie.com

----------

Accueil - Articles - Documents - Chroniques - Dossiers - Album photos - Entraide - Testez vos connaissances - Serez-vous pendu ? - Éditions Thisa


Accueil » Articles » Chroniques de nos ancêtres » L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets !

L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets !


jeudi 15 octobre 2015, par André Vessot

Répondre à cet article

Avec cet article je voudrais évoquer un aspect peu abordé de la vie de nos ancêtres. Les travaux d’aiguilles (abécédaires, napperons, tapisseries ...) qu’elles nous ont laissé témoignent d’une histoire émouvante qu’il faut parfois deviner, si elle n’a pas été transmise du vivant de leurs auteurs. Ici il s’agit d’un abécédaire de 1838.

Une bonne partie du patrimoine familial (papiers de famille, objets, mobilier ...) provient de ma grand-mère paternelle Mathilde Baron, née à Lyon 2e le 11 septembre 1870, fille de Mathieu Baron et de Pierrette Colombet.

Parmi les objets qu’elle nous a laissés j’ai retrouvé cet abécédaire qui semble dater de 1838 si l’on en croit l’année qui est brodée. Cet ouvrage de broderie, de petite taille, mesure 28 cm X 26 cm.

Mais qui était Claudine Vacheron ?

Mes investigations m’ont conduit à une Claudine Baron née le 04 décembre 1799 à Lay dans la Loire qui s’est mariée à Saint Symphorien de Lay le 22 juillet 1831 avec Louis Vacheron. Dernière d’une famille de 6 enfants, son frère aîné n’étant autre que Gilbert Baron, mon ancêtre en ligne directe.

Toutefois, une question demeure, comment ce souvenir a abouti dans ma propre famille ? J’ai échafaudé une première hypothèse : Claudine Baron, femme Vacheron, était la grand-mère de Louis Vacheron qui a épousé Félicie Bratte, la sœur de Jeanne Bardey. Cet ouvrage brodé a donc pu être transmis jusqu’à son petit-fils. Nous savons que Félicie a été veuve de bonne heure et qu’elle a ensuite perdu ses deux filles. Aurait-elle donc donné ce souvenir à ma grand-mère ?

Ce n’est pas totalement satisfaisant, car logiquement elle l’aurait plutôt transmis à son unique petite fille. D’autre part Claudine Vacheron avait 4 enfants. Une fille naturelle née à Roanne, Marie Baron (1830-1901), femme d’Aimé Massard et 3 enfants avec Louis Vacheron : Rosalie (1832-1894) femme de Jean-Claude Batisse, Louis Auguste (1836-1909) mari d’Eugénie Desarbre et Françoise (1838-), tous trois nés à Saint Symphorien de Lay. Pourquoi cet ouvrage aurait abouti prioritairement dans la branche de Louis Auguste ?

A quelle occasion a-t-elle brodé cet abécédaire ?

J’ai supposé que ce millésime 1838 correspondait à l’année où elle a réalisé cette broderie, mais à l’intention de qui et à quelle occasion ?

Les 2 colombes tenant une alliance pourrait faire penser qu’il s’agit d’une union, mais je n’ai trouvé aucun mariage pour cette année. En 1838 il n’y a que la naissance de sa fille Françoise.

Mathieu Baron était très attaché à ses racines ; en effet ses deux filles, Mathilde (ma grand-mère) et Eugénie, sa sœur aînée, ont fait leur 1re communion à l’église de Lay le 1er juin 1879. Claudine Vacheron était alors encore vivante, aurait-elle profité de l’occasion pour transmettre ce souvenir à ses arrière-petites-nièces.

A vous lectrices et lecteurs de la gazette de m’aider à percer le secret de cet abécédaire.

Liens sur l’histoire de la broderie :

- Vieux métiers, les brodeurs
- Histoire de la broderie
- Ouvrages de dames

Sources  :
- Archives familiales
- Archives Municipales de Lyon
- Archives Départementales de la Loire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
  • Se connecter
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

84 Messages

  • Difficile enquête... 15 octobre 2015 11:37, par Sylvaine

    Quelle chance de pouvoir récupérer un ouvrage familial, je vous envie !
    Ne croyez pas que le sujet des abécédaires anciens soit peu abordé : il y a, parmi les brodeuses et les collectionneuses, un grand nombre de passionnées de ces beaux ouvrages ;-) Il n’est bien sûr pas impossible qu’il ait été brodé par une femme de 39 ans mais c’est cependant rarissime, car les marquoirs étaient des ouvrages d’apprentissage, réalisées par les fillettes et les adolescentes qu’on formait ainsi au marquage du linge. Certaines apprennent même à écrire en brodant leurs lettres !
    Généralement ces ouvrages étaient signés du nom de la petite brodeuse et marqués à l’année de leur réalisation mais il y a tant d’hypothèses à faire sur un ouvrage dont on ignore dans quelles circonstances il a été réalisé : les 2 oiseaux et l’anneau mais sans nom d’époux et dans un contexte fortement religieux peuvent évoquer une prise de voile, par exemple.
    Quant au chemin qu’il a parcouru pour arriver jusqu’à vous, je ne serais pas surprise qu’il soit quelque peu détourné : le plus souvent ces ouvrages « de peu » n’étaient pas considérés comme des trésors qui méritaient d’être transmis selon les formes, à l’aîné(e) notamment. Ils ont souvent été délaissés et le votre peut effectivement avoir été recueilli par un parent plus ou moins éloigné.
    En tout cas, il peut rester difficile à attribuer à coup sûr, mais peut-être aurez-vous un jour la chance de le voir surgir au détour d’un inventaire ? J’ai souvent été étonnée du niveau de détail dont fait preuve ce genre de document.
    Si vous voulez voir d’autres ouvrages de ce type, j’en ai présentés quelques uns ici http://ouvragesdedames.canalblog.co...

    Répondre à ce message

    • Claudine Vacheron. 15 octobre 2015 18:40, par André Vessot

      Bonsoir Sylvaine,

      Merci pour votre commentaire qui m’ouvre d’autres pistes. Il semble effectivement plus probable que cet ouvrage ait été réalisée par une adolescente ou une fillette. Je vais rechercher s’il y a d’autres Claudine Vacheron possibles.

      Je n’avais pas pensé à l’idée d’une prise de voile, c’est une autre piste à creuser.

      Mais je ne désespère pas de tomber sur un autre chercheur qui aurait un abécédaire réalisé par Claudine Vacheron.

      Merci aussi pour le lien qui est fort intéressant.

      Cordialement.

      André Vessot

      Répondre à ce message

    • Difficile enquête... 20 octobre 2015 05:06, par André Vessot

      Petit complément à mon commentaire. J’ai trouvé votre lien très intéressant et je me suis permis d’y faire référence en fin d’article.
      Bien cordialement.

      André VESSOT

      Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 16 octobre 2015 10:47, par Thérèse Villain

    Bonjour
    Ce type de broderie était fréquent au 19e.
    J’ai moi-même brodé une copie d’un tel ouvrage il y a quelques années. Il s’agissait d’une broderie sur toile à points comptés, ce qui signifie qu’il n’y avait aucun dessin préalable sur le tissu.
    Dans ce type de broderie il y a des symboles. En voici quelques uns :
    - oeillet : amour maternel.
    - corbeille de fruits : pommes, l’amour, l’abondance, le nombre d’enfants d’une mère. Pêche : la vieillesse. Poire : plaisir dangereux, désobéissance.
    - Colombe, paix. Si porteuse d’une lettre, amour.
    - paon : fierté, vanité, luxe, immortalité, ami du courage.
    - tulipe amour parfait (légende Perse)
    - Rose : plaisir, amour courtois et divin. symbole de la mère et ses enfants si la rose porte des boutons.
    - Coeur avec oiseaux : joies et tourments de l’amour.
    - année : date de finition de l’ouvrage.

    le fait que cette broderie se retrouve chez vous n’a rien d’étonnant. Elle aurait pu ne pas intéresser ceux auxquels elle était destinée. En matière de travaux manuels le cas n’est pas rare.
    Cordialement

    Répondre à ce message

  • Ce qu’on nomme aujourd’hui un abécédaire, était à l’époque un « marquoir » : il servait de modèle pour broder les trousseaux. Celui que nous possédons dans la famille a été fait par une arrière-grande-tante en 1876, alors qu’elle avait 19 ans.A cette période de sa vie, elle est partie travailler comme lingère dans des chateaux et maisons bourgeoises.
    Il l’a accompagné toute sa vie et nous retrouvons les monogrammes sur le service de table de ma grand-mère, et sur tout le linge de maison et les mouchoirs transmis de génération en génération au cours des ans.
    A la mort de la mère de ma grand-mère,elle est venue habiter pour élever les enfants en bas âge et le marquoir et sa boite de broderie ont suivi. Le marquoir a continué à être utilisé comme modèle par ma grand-mère puis par ma mère pour marquer le linge de maison à nos initiales.
    Cherchez, en consultant les recencements, où Claudine Vacheron a habité. Vous suivrez peut-être la trace de votre abécédaire.
    Bonne recherche
    Colette

    Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 16 octobre 2015 13:14, par André Vessot

      Bonjour Colette,

      Merci pour cette précision supplémentaire et sur la façon dont a été transmis le marquoir fait par votre arrière-grande-tante. Je vais voir en détail les recensements effectués dans la région de Saint Symphorien de Lay et des communes environnantes situées à la limite du Rhône et de la Loire.

      Cordialement

      André VESSOT

      Répondre à ce message

    • Bonjour.Il faut distinguer l’alphabet des marquoirs et celui des trousseaux.
      Le premier était réalisé au point de croix, comme celui de Claudine Vacheron.
      Le second, beaucoup plus artistique et difficile était réalisé au point de broderie et était destiné à agrémenter les draps, serviettes de table, mouchoirs.
      Vous indiquez justement que votre tante travaillait sur ce genre d’ouvrage à 19 ans. C’était beaucoup trop difficile pour une enfant, qui ne brodait que du point de croix.
      Quant aux torchons (eh oui ), c’était le point de croix.
      Cordialement
      Thérèse

      Répondre à ce message

      • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 27 octobre 2015 16:49, par André Vessot

        Bonjour Thérèse,

        J’apprends énormément de choses avec tous les nombreux commentaires. Quand vous parlez du second point, n’est-ce pas ce qu’on appelle le point bourdon. Nous avons à la maison deux très anciennes nappes brodées provenant de mes arrière-grands-parents et de ma grand-mère (voir mon message à Monique Simon).

        Cordialement.

        André VESSOT

        Répondre à ce message

        • Bonsoir André.
          J’espère ne pas dire de bétises, mais le point de bourdon servait pour les ourlets visibles de draps par ex.
          Quant à vos broderies, c’est un point de feston. Pour obtenir le relief on remplissait d’abord la lettre avec des points devant et l’on brodait ensuite par dessus au point de bourdon ce qui donnait l’effet de rembourré. les grains de raisins sont appelés plumetis.
          Cordialement.
          M.Thérèse

          Répondre à ce message

          • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 29 octobre 2015 13:03, par monique simon

            Bonjour Marie-Thérèse,

            Le point de bourdon est bien effectué après avoir rembourré le motif. On travaille sur un tambour pour que le tissu soit très tiré. Il sert aussi à orner l’ourlet d’un drap mais plus souvent ce sont des jours « venise » ou autres qui sont utilisés.
            Le point de feston servait souvent à finir le bord d’un ouvrage....pas facile à expliquer mais on repasse l’aiguille dans le fil pour faire une sorte de « dentellure », pas franchement utilisé en broderie.

            Le plumetis c’est encore autre chose, si je me souviens bien c’est comme le point de bourdon, mais sans rembourrage.

            Monique

            Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 16 octobre 2015 12:26, par Warenghien

    Pourquoi 6 « S » inversés...?

    Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 16 octobre 2015 12:28, par Elisabeth

    Bonjour,

    Juste pour attester que des fillettes réalisaient effectivement ce genre d’ouvrages.
    J’ai en ma possession un abécédaire à points comptés. L’auteur de l’ouvrage a brodé son nom, âge et année de réalisation.
    "Fait par Elisa Flamant âgée de dix
    ans au pensionnat de la Sainte-Union
    à Fresnoy-le-Grand le quinze mai 1868."

    Grâce à cela, j’ai pu l’identifier comme une cousine germaine d’un arrière grand-père maternel.
    Je n’ai pas compris non plus pourquoi il se trouvait au fond d’une armoire de ma mère.

    Bonnes recherches

    Elisabeth

    Répondre à ce message

  • J’ai retrouvé un marquoir de ma grand mère très semblable au votre.
    Mais une chose m’interpelle :
    pourquoi les « s » sont ils brodés à l’envers ??
    Cordialement

    Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 16 octobre 2015 15:05, par monique simon

      Bonjour,

      Je pense que les abécédaires étaient destinés à apprendre à broder aux petites filles, âgées d’une dizaine d’années, afin qu’elles aient une certaine dextérité, à l’âge du mariage, pour broder leurs trousseaux.

      Ce fut le cas pour ma mère et ma tante - élèves d’une école religieuse - Toute sa vie, maman a brodé nappes, serviettes, draps, taies......que je conserve précieusement, même si ces grands formats ne sont pas très commodes (le fil se repasse assez difficilement) !!

      Cordialement.

      Monique

      Répondre à ce message

  • Bonjour à tous
    Je pense que c’est l’oeuvre d’une très jeune fille, car même si les points sont bien exécutés et réguliers, en plus des « S » à l’envers, il manque le « W » , et la symétrie n’est pas exacte : le « t » de Jésus-Christ a bien failli se retrouver dans le motif extérieur.
    Quelqu’un a dû lui faire remarquer son erreur, puisque les « S » du bas de la broderie ont repris leur bonne orientation !
    D’autre part, les expressions : « vive Jésus » et « vive Marie » semblent venir de l’initiative naïve d’une petite fille, à mon avis. En tous cas une petite fille très adroite de ses doigts.
    Cordialement
    JBE

    Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 16 octobre 2015 14:35, par Françoise du73

    Bonjour,
    Ce qui me gêne c’est que Vacheron « doit » être son nom de naissance et non son nom matrimonial. J’ai cherché et trouvé cette Claudine Vacheron née en 1838 à Belleroche (42)
    Peut-être une piste
    Bonne poursuite,
    Françoise du 73

    Annee : 1838
    Source : Relevés de l’Association CEUX DU ROANNAIS Généalogie & Histoire
    Code commune : 42014D
    Commune : Belleroche (Nouveau relevé 4)
    Code dpt : 42
    Département : Loire
    Acte : N
    Date : 17/06/1838
    Cote : NMD 1837-1842 vue 30d
    Libre : N° 17
    Nom : VACHERON
    Prénoms : Claudine Marie
    Sexe : F
    Nom du père : VACHERON
    Prénoms du père : Claude Marie
    Commentaire père : 33a (signe)
    Profession père : Propriétaire
    Nom de la mère : THIVIND
    Prénoms de la mère : Claudine
    N° enreg. : 2169535

    Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 16 octobre 2015 14:53, par Françoise du73

    piste ténue car cette Claudine est morte à l’âge de 10 ans.
    est-ce en sa mémoire ?
    Françoise du73
    Annee : 1848
    Source : Relevés de l’Association CEUX DU ROANNAIS Généalogie & Histoire
    Code commune : 42014D
    Commune : Belleroche (Nouveau relevé 4)
    Code dpt : 42
    Département : Loire
    Acte : D
    Date : 12/06/1848
    Cote : NMD 1848-1852 vue 29g
    Libre : N° 23
    Nom défunt(e) : VACHERON
    Prénoms défunt(e) : Marie Claudine
    Sexe défunt(e) : F
    Age défunt(e) : 10a
    Profession défunt(e) : + d’hier
    Nom père : VACHERON
    Prénoms père : Claude Marie
    Commentaire père : 43a (signe)
    Profession père : Journalier
    Nom mère : THINVIND
    Prénoms mère : Claudine
    N° d’enreg. : 1050501

    Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 16 octobre 2015 17:55, par LANG Roland

    En général l’année sur l’abécédaire signifiait l’année de naissance d’un petit fils ou d’une petite fille

    Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 16 octobre 2015 18:20, par monique simon

      Bonjour,

      Les abécédaires trouvés chez mes grands parents correspondaient aux âges des petites filles qui les avaient brodés : 12 ans pour ma tante, 11 ans pour ma mère nées en 1893 et 1896)......ce qu’elles m’avaient confirmé, ainsi que le fait que ces travaux avaient été faits en classe lors de « cours » de broderie.

      Monique

      Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 16 octobre 2015 18:22, par Gérard Martin

    Ce type de canevas ou marque était réalisé par les petites filles pour apprendre à broder. Ma mère en a brodé un avec un poème pour sa maman. C’était en 1923. Elle avait 10 ans. Il est exposé au musée de l’Ecole de Belleroche (Loire) où elle allait à l’école. Le nom de Vacheron est assez répandu autour de Belleroche. J’habite près de cette commune et plusieurs de mes ancêtres portent ce nom. La réponse de Françoise du 73 me semble intéressante.
    Bonnes recherches.
    Gérard

    Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 17 octobre 2015 09:00, par André Vessot

    Bonjour à toutes et à tous,

    Merci pour vos nombreux commentaires et suggestions.

    Effectivement la piste d’une très jeune fille apprenant à broder semble la plus probable, comme le témoignent Monique Simon, JBE et Gérard Martin qui nous signale le poème brodé par sa mère et exposé à Belleroche. Il nous donne envie d’aller l’admirer.

    Merci aussi à Warenghien et Thérèse Villain pour leurs précisions sur les lettres Q et W..
    Bonne remarque de JBE quant au « S » de Vive Jésus qui a été corrigé.

    Françoise du 73 a raison, il s’agit plutôt du nom de naissance, j’étais donc partie sur une fausse piste avec Claudine Baron femme Vacheron. Par contre la Claudine Vacheron née en 1838 à Belleroche ne peut pas coller.

    S’il s’agit d’une jeune fille de 10 ou 11 ans, cette Claudine Vacheron serait née vers 1827 ou 1828.

    En ce qui concerne les lieux de naissance possibles de cette Claudine je les situe plus au sud de Belleroche, à savoir le plus au nord Montagny et Thizy et le plus au sud Neaux, Lay, Saint Symphorien de Lay, Fourneaux, Saint Just la Pendue.

    Je vous tiendrai au courant de mes investigations.

    Bon week-end à toutes et tous. Cordialement.

    André VESSOT

    Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 17 octobre 2015 11:20, par Françoise du73

    Bonjour André,
    2 solutions pour la date : date de naissance de Claudine ou date de broderie.
    Dans la fourchette 1825-1840, une naissance de Claudine Vacheron dans le secteur proposé. voir avec geneabank.
    L’arbre de Claudine Vacheron de Belleroche est sur geneanet dans l’arbre de Jean-Pierre Desvignes (69pierre58). Peut-être trouverez-vous une porte d’entrée vers votre arbre.
    En attente de vos trouvailles, bonne suite,
    Françoise du73

    Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 17 octobre 2015 12:04, par monique simon

      Bonjour,

      Selon les abécédaires familiaux en ma possession, il s’agit probablement de la date de confection de la broderie et non de celle de naissance de la petite brodeuse.
      Maman me disait souvent qu’on leur inculquait, dès le plus jeune âge, à avoir toujours les mains occupées par un ouvrage quelconque. Elle aimait broder mais détestait faire les ourlets des torchons (bien souvent des bouts en bon état de draps usés).

      Monique

      Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 17 octobre 2015 19:56, par André Vessot

      Bonsoir Françoise,

      J’ai effectivement recherché dans geneabank, mais sans succès, car les relevés ne sont pas déposés pour toutes les communes, tout du moins pour cette période.

      Je vais essayer de regarder de plus près cette Claudine Vacheron de Belleroche.

      Merci pour votre aide. Bien cordialement.

      André VESSOT

      Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 17 octobre 2015 17:51, par M.Françoise Leger

    Bonjour
    J’ai un abécédaire très beau sur grosse toile de 60cm environ sur 60 fait par ma mère née en 1906, à l’âge de 8 ans et dédiée à « ma petite mère chérie » (brodé)avec des minuscules et majuscules gothiques très compliquées ainsi que des motifs dont un panier avec 3 roses : ma grand’mère avait 3 enfants, ce qui confirme bien la signification des symboles.
    J’ai également trouvé dans un tiroir deux autres ouvrages brodés les années suivantes avec différents types de jours et de broderies extrêmement fines.
    Donc une petite fille décédée à 10 ans peut très bien avoir effectué l’ouvrage que vous possédez. Quant aux symboles religieux ce peut être une évocation d’une première communion ?...
    J’ajoute que ma mère avait été en pension très jeune chez des religieuses de la Loire et m’avait dit que c’était l’occupation principale des petites filles.

    Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 17 octobre 2015 19:51, par André Vessot

      Bonsoir,

      Tout à fait d’accord avec vous sur l’importance et la signification des symboles. Je pense aussi que cet abécédaire a été brodé par une petite fille de 10 ou 12 ans, qui serait donc née vers 1826-1828. Par contre il y a beaucoup de Vacheron dans cette région, mais peu de Claudine, surtout dans cette période.

      J’ai aussi pensé come vous qu’il avait pu être brodé à l’occasion d’une communion.

      Bien cordialement.

      André VESSOT

      Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 17 octobre 2015 20:57, par Colette Boulard

    Bonjour,

    Il me semble difficile de déterminer un jour avec certitude pourquoi cet ouvrage manuel s’est retrouvé dans une branche familiale plutôt qu’une autre : hasard ou cadeau intentionnel ?

    Je possède pour ma part un bien émouvant ouvrage d’assez grand dimension, que j’ai toujours connu mis sous-verre et accroché à un mur dans la chambre de mes grands-parents, chez eux donc. Il m’a été offert il y a quelques années par une tante, alors même que celle-ci avait une descendance. Très simplement parce que, outre nos bonnes relations, elle avait des fils, et des petits-fils, que je suis une fille. Tant qu’à faire une fille qui fait des recherches généalogiques depuis longtemps. Or ce travail au point de croix compté dresse un tout début d’arbre généalogique (prénom et nom des parents, date et lieu de leur mariage puis prénom et date de naissance de chaque enfant) Il est agrémenté de motifs décoratifs : vases de fleurs, guirlande formant un cadre autour de la composition. Il est daté « fait en 1893 » et signé par ma grand-mère, qui se nomme de ce fait en dernière ligne, bien qu’étant l’aînée des enfants. Elle avait 11 ans lorsqu’elle l’a achevé et c’était peut-être l’année de sa communion. Elle a dû être aidée, à commencer par le dessin de la composition très équilibrée des textes et motifs, qu’une enfant de cet âge ne pouvait pas faire. Il y a des maladresses, si humaines et si touchantes, mais quel travail !

    Dans un testament retrouvé aux archives départementales lors de mes recherches, j’ai constaté qu’une aïeule léguait ses « hardes, vêtements de corps et bijoux » à une nièce qui était aussi sa filleule. La liste, pas bien longue, suivait.

    Autre exemple : un ami âgé et sans descendance m’a un jour proposé de prendre chez lui le cadeau de mon choix. J’ai eu envie d’emmener un petit ouvrage de couture (différents ourlets et jours, une boutonnière, etc...) réalisé autrefois à l’école par sa maman et qui, jauni et un peu taché, servait maintenant de napperon. Je pourrais l’avoir dans mes affaires. A tort ou à raison, je ne l’ai pas fait, par respect pour ses neveux.

    Quant au S retourné, c’est une situation que l’on rencontre fréquemment, notamment sur les tombes anciennes : le graveur reproduisait un dessin de lettrage mais, ne sachant pas forcément lire, il dessinait le s à l’envers. C’est donc très simplement une erreur liée à l’insuffisante maîtrise de l’écriture.

    Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 18 octobre 2015 12:41, par rousseau

      Bonjour
      Après avoir lu l’article ,fort intéressant ,j’ai remarqué que vous nous disiez que les « s » avaient été remis à l’endroit. Je ne veut pas vous induire en erreur mais peut-être qu’une autre personne ait terminé l’ouvrage car la petite fille est décédée peu avant qu’elle est pu le terminé.
      Y aurait- il une petite Claudine VACHERON décédée , en age de pouvoir coudre ?
      CORDIALEMENT AGNES

      Répondre à ce message

      • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 18 octobre 2015 16:22, par André Vessot

        Bonjour Agnès,

        Une spécialiste de la broderie pourrait peut-être, en examinant cet ouvrage, nous dire si les « s » remis à l’endroit ont été brodés par une autre personne.

        Quant à la Claudine Vacheron" qui a brodé cet abécédaire, elle reste pour le moment toujours inconnue si l’on considère bien qu’il s’agit d’une petite fille de 10-12 ans en 1838. Pour le moment j’ai consulté toutes les tables décennales des communes autour de Saint Symphorien de Lay (Loire) ; sans succès.

        Bien cordialement.

        André VESSOT

        Répondre à ce message

        • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 20 octobre 2015 09:36, par monique simon

          Bonjour,

          J’ai oublié de mentionner, qu’outre des abécédaires, brodés dans la famille, j’en ai d’autres.....tout simplement chinés (je fais collection de collections disait mon mari) et dont je ne connais pas la provenance, bien sûr.
          Je songeais qu’une lointaine héritière pourrait se demander quelles sont les places de ces petites brodeuses, dans la famille......sans succès et pour cause.

          Monique

          Répondre à ce message

          • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 20 octobre 2015 17:57, par André Vessot

            Bonjour Monique,

            Merci pour ce complément d’information ... c’est une passion que je comprends tout à fait. J’ai un frère qui chine aussi beaucoup chez les antiquaires ; il y a une vingtaine d’années il m’avait offert un magnifique ouvrage brodé sur la chronologie des rois de France daté du 1er janvier 1817 et « ... offert à Mlle Copier par ses élèves ». Je ne sais pas non plus quel trajet il a suivi, ni qui est cette mademoiselle Copier ?

            Si vous êtes intéressée, je peux vous envoyer par mail la photo de cet ouvrage (mon adresse mail est : andre.vessot@wanadoo.fr)

            Cordialement.

            André VESSOT

            Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 18 octobre 2015 16:09, par André Vessot

      Bonjour Colette,

      Merci pour votre témoignage quant à l’ouvrage brodé par votre grand-mère et au chemin parcouru pour arriver jusqu’à vous. Ce doit être très émouvant de posséder un tel ouvrage où est brodé le début de votre généalogie.

      Bien cordialement.

      André VESSOT

      Répondre à ce message

      • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 21 octobre 2015 23:28, par Michelle Schott

        Bonjour André
        Comme dit Monique Simon, c´était souvent à l´école que les petites filles apprenaient à broder et coudre.
        Sauf que moi je ne suis pas de ce temps lá bien que j´ai 81 ans. Mais j´ai appris à faire de la broderie au collège Sévigné à Paris en 1947 alors que j´avais 13 ans. En plus nous avions des cours de chants et de dessins.J´ai brodé un abécédaire en classe. Donc ce n´est pas si ancien.

        J´imagine que de nos jours cela n´existe pas. Nous devions à l´époque être des jeunes filles cultes,adroites et ménagères.

        Je pense que cette broderie est aussi un travail d´école et que la brodeuse l´a donnée à quelqu´un de vore famille simplement parceque cette personne l´avait admirée !
        Michelle

        Répondre à ce message

        • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 22 octobre 2015 08:44, par monique simon

          Bonjour,

          Un peu plus âgée que Michèle, j’ai eu droit, moi aussi, aux cours de couture, de chant, de dessin. Je n’excellais pas dans la première matière : je me souviens très nettement de la confection d’un bonnet pour bébé, dit « 3 pièces », qu’il fallait faire en papier de soie (c’était la guerre) et que les bébés ne portaient plus depuis déjà fort longtemps.
          Plus jeune, j’ai fait un abécédaire......qui ne mérite vraiment pas pas d’être gardé !!

          Monique
          _

          Répondre à ce message

          • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 22 octobre 2015 23:55, par Michelle Schott

            Bonjour Monique
            Oui c´est exactement ça, mais que les autres personnes de ce forum ne pense pas que nous étudion seulement de la futilité (très pratique),car nous étudions toutes les autres matières normales aujourd´hui.Nous allions en classe de 8h à 12h et de 14h à 16h. Je ne sais pas comme c´est aujourd´hui car j´ai quitté la France depuis longtemps.

            Mes broderies ne valaient certainement pas la peine de les emmener.
            Merci Monique de votre commentaire, sinon les autres vont me prenre pour un dinosaure !

            Michelle

            Répondre à ce message

            • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 23 octobre 2015 09:53, par André Vessot

              Bonjour Monique et Michelle,

              Merci à toutes deux pour votre témoignage qui rappelle ce qu’était, il n’y a pas si longtemps, l’éducation des petites filles, les abécédaires n’en étant qu’un des aspects. Sans être « un dinosaure », j’aime beaucoup tous ces objets, ouvrages, souvenirs qui donnent vie à notre généalogie.

              Grâce au forum j’ai pu progresser pour essayer de percer le secret de l’abécédaire de Claudine Vacheron.

              J’ai bien sûr éliminé mon hypothèse de départ quant à Claudine Baron femme Vacheron.

              Je me suis orienté vers la recherche des Claudine Vacheron nées vers 1826-1828, ayant donc 10-12 ans en 1838, année de la réalisation de cet abécédaire. J’ai dépouillé les tables décennales et les données fournies par geneanet. Les Vacheron sont relativement nombreux dans cette région proche de Roanne et située à la fois sur la Loire et le Rhône. Par contre les Claudine Vacheron sont plutôt rares ; et celles que j’ai trouvées sont, soit nées après 1838, soit décédées avant 1838.
              Pour l’instant la seule Claudine Vacheron possible serait née en 1805 et décédée en 1878 à Thizy (Rhône). Elle n’est autre que la belle-sœur de Claudine Baron, femme Vacheron. Elle aurait donc 33 ans en 1838 ce qui ne correspond pas au cas habituel de petites filles réalisant ces ouvrages à l’école. Restée célibataire, aurait-elle continué à exercer ses talents de brodeuse ?

              Une partie des familles Baron et Vacheron est venue s’installer à Lyon au cours du 19e siècle, dont Jean Baron, tourneur sur bois à la Guillotière. Son fils Mathieu avait gardé des contacts avec ses cousins de St Symphorien de Lay, à tel point que ses filles ont fait leur première communion en 1879 dans l’église de Lay. Une photo de ma grand-mère Mathilde et de ma grande-tante Eugénie en communiante en témoigne, ainsi qu’une médaille de communion de ma grande tante. Autant de liens assez forts qui expliquent que cet abécédaire soit parvenu jusqu’à nous.

              Bien cordialement à toutes deux.

              André VESSOT

              Répondre à ce message

              • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 24 octobre 2015 14:31, par Colette Boulard

                Avoir devant les yeux le canevas de ma grand-mère est émouvant, je vous le confirme. D’autant plus qu’elle était une très gentille grand-mère, très proche de moi.

                Et pourquoi « la » seule Claudine Vacheron que vous ayez trouvée ne serait-elle pas l’auteur de ce marquoir ? Tout est possible, y compris d’achever en 1838, à l’âge adulte, un ouvrage laissé en plan ! Mais de là à affirmer que c’est la solution, ou qu’elle l’a totalement fait en 1838, à l’âge adulte il y a une marge. Peut-être aussi avait-il été réalisé pour donner l’exemple à une autre petite fille, ou autre chose encore.

                Que Monique et Michelle ne s’inquiètent pas : nous sommes nombreuses à avoir fait des travaux d’aiguille à l’école. Rien de futile là-dedans, bien au contraire. Dame, c’est qu’il fallait que les filles sachent coudre ! Elles devaient être de futures épouses accomplies capables de s’occuper du mari et des enfants, d’entretenir maison et linge. On n’attendait pas autre chose d’elles. Ce n’est pas si vieux, en France, et existe toujours dans d’autres coins du monde.

                Il y avait quelques bon côtés : savoir faire quelque chose de ses mains, et, aussi -et là je parle pour moi- faire de la couture en silence dans une atmosphère studieuse et recueillie pendant qu’une enseignante nous faisait la lecture de textes choisis. C’était agréable, relaxant malgré des textes toujours très orientés et bienpensants.

                Répondre à ce message

                • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 24 octobre 2015 17:57, par André Vessot

                  Bonsoir Colette,

                  Merci pour votre message. Comme vous le suggérez, cette Claudine Vacheron aurait pu terminer ce marquoir à l’âge adulte ? Ou bien l’avoir réalisé pour donner l’exemple à une petite fille ? Effectivement, tout est possible.

                  L’idée de cet article a germé depuis plusieurs années déjà. Puis à la lumière d’autres articles, j’ai vu que les lectrices et les lecteurs de la gazette aimaient bien ce genre d’énigme à résoudre. C’est dans cet esprit que j’en ai fait la proposition à Thierry Sabot que je remercie au passage. La richesse de ce forum me conforte et redonne vie à ce marquoir, même s’il ne dévoilera pas tous ses secrets.

                  Bien amicalement.

                  André VESSOT

                  Répondre à ce message

            • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 23 octobre 2015 11:08, par André Vessot

              Petit complément à mon message : la Claudine Vacheron dont je parle est née à Thizy (Rhône) le 17 janvier 1805 et décédé à Lay (Loire), et non à Thizy, le 15 octobre 1878.

              Cordialement.

              André VESSOT

              Répondre à ce message

              • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 24 octobre 2015 00:16, par Michelle Schott

                André
                Gentil de nous répondre. Votre recherche est fascinante et je vous remercie pour nous donner l´ocasion de se délécter par vos récits presque comme un roman policier ou un puzzle ! Mais au fait aussi, grace à Thierry Sabot qui nous donne l´opportunité de mettre nos recherches dans sa Gazette.

                Je suivrais les vôtre. Bien sûr il vous faut le temps et la patience.
                Amitiés
                Michelle

                Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 24 octobre 2015 17:12, par Gérard Martin

    Bonjour André, bonjour à tous,
    Je vois que l’abécédaire de Claudine VACHERON apporte toujours autant de réponses. Alors, je continue ! J’ai personnellement plusieurs Claudine VACHERON dans mes ancêtres mais aucune ne correspond à la date de 1838. Je fais aussi la généalogie de mon épouse. Son nom de jeune fille est BURNICHON dont les origines sont à Belmont, Ranchal, Amplepuis, Cours et autres communes des environs. Il y a quelques mois j’avais mis de côté un mariage dont je n’ai pas encore trouvé de lien avec sa famille. Il s’agit de Claude Marie BURNICHON x Claudine VACHERON mariés le 5/11/1853. Cette Claudine VACHERON est née à Amplepuis le 12/6/1831. Elle aurait eu 7 ans en 1838. La mère de l’époux s’appelle Pierrette VACHERON.
    J’en profite pour donner le petit poème brodé par ma mère sur le canevas à l’école de Belleroche en 1923. L’année est écrite au crayon en bas, à droite. Elle avait 10 ans. Je vous envoie une photo dans votre boîte mail.

    « PARENTS CHERIS
    Recevez bien-aimés Parents,
    Mes souhaits de bonheur,
    Mes vœux les plus ardents,
    Seuls trésors de mon cœur.
    Pour votre tendresse immense,
    Pour vos bienfaits touchants,
    Lisez ma reconnaissance,
    Dans ces vers bien aimants ?

    Faite par Julienne Milly Belleroche. »

    Bien cordialement.
    Gérard

    Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 24 octobre 2015 18:10, par André Vessot

      Bonsoir Gérard,

      C’est avec grand plaisir que je retrouve un lecteur qui a des ancêtres Vacheron dans la même région que les miens. J’avais effectivement remarqué cette Claudine Vacheron née le 12 juin 1831 à Amplepuis, mais qui n’avait que 7 ans en 1838. Et surtout je n’étais pas arrivé à trouver de lien avec mes Vacheron.

      En tout cas merci pour le texte très émouvant du poème brodé par votre mère en 1923 à l’école de Belleroche. Ce genre de souvenir donne tellement de vie à nos arbres généalogiques. Conservez bien précieusement ce canevas.

      Bien cordialement.

      André VESSOT

      Répondre à ce message

      • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 24 octobre 2015 23:26, par Michelle Schott

        Bonjour Colette et Gérard

        Colette je crois que je me suis mal exprimée losque j´ai employé le mot « futile ».En effet il n´y a rien de futile lá dedans, bien au contraire et ces leçons de coutures m´ont beaucoup aidées dans la vie, mais je ne vois pas aujourd´hui, une femme faisant des Jours et des rapiècements dans un drap !D´où mon expression « futilité » aujourd´hui.
        Pour Gérard, comme dit André, le poème brodé par votre mère est émouvant et montre une époque où les parents et les amis avient de la valeur, alors qu´aujourd´hui tristement, les relations sont à travers l´informatique, ce qui empèche les contacts physiques et chaleureux comme la génération passée.Bien sûr je parle en général.
        Ces échanges entre nous, renforce comme vous dites les liens que nous avons connus.
        Amicalement
        Michelle

        Répondre à ce message

        • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 25 octobre 2015 09:24, par monique simon

          Bonjour Michèle,

          Dans ma vie, j’ai décoré x maisons, habillé mes enfants et parfois moi-même, mais curieusement ce que j’ai appris en classe ne m’a jamais servi.....je suis repartie de zéro, sans doute parce que j’avais un mauvais souvenir de ces cours imposés qui ne correspondaient pas à ce que je voulais faire.

          J’ai confectionné aussi énormément d’ourlets de pantalons ou autres pour des amies ou les petites amies de mes fils qui déclaraient toutes « je ne sais pas coudre ». parfois je répondais qu’on ne naissait pas en sachant coudre, cuisiner, etc, mais je prêchais dans le vide. Elles pensaient, pour la plupart que ces travaux étaient indignes d’Elles, s’imaginant que nous en étions là parce que nous n’avions pas fait d’études, ce qui était rarement le cas. En nous mariant, toute idée de carrière disparaissait, sauf peut-être pour celles qui avaient fait médecine ou quelque chose du même genre.

          Monique

          Répondre à ce message

          • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 25 octobre 2015 20:55, par Michelle Schott

            Hello Monique
            Je crois que notre conversation dérive du sujet et c´est André qui va être faché !

            Elles pensaient, pour la plupart que ces travaux étaient indignes d’Elles, s’imaginant que nous en étions là parce que nous n’avions pas fait d’études, ce qui était rarement le cas. En nous mariant, toute idée de carrière disparaissait

            Tout à fait, nous étions de cette génération, mais la suivante a voulu s´affirmer (avec raison) car la femme au foyer n´était pas reconnue à sa juste valeur.
            Mais la génération suivante des femmes libérées,n´était pas l´ideal jusqu´a aujourd´hui, car une femme de carrière a de toutes façon son foyer à s´occuper en rentrant à la maison, et là les 2 charges sont difficiles à gérer et affronter !
            Michelle

            Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 25 octobre 2015 10:15, par Warenghien

    J’aime bien l’emploi du terme « petite fille », que vous (les interlocuteurs) employez..., petite fille par ci, petites filles par là ; mais vous avez l’air d’oublier l’époque..., de nos jour nous ne sommes plus dans les année 60 ou effectivement à cet âge, les gamines de 12 ans n’avaient pas la maturité de celles de maintenant, tout comme pour celles du XIXe siècle... A 12 ans, les filles arrêtaient les études et entraient comme bonnes dans les foyers aisés (jusque dans les années 30/40, ce fut le cas de ma mère et mes tantes), ou dans les filatures et travaillaient presqu’autant que les adultes, ou du moins étaient exploitées tout autant que leurs ainés au détriment de leur santé. A 12 ans un garçon devenait valet de ferme et souvent souffre douleur, grouillot dans les mines, et était poussé à boire par les autres adultes (t’es pas un hommes si tu fait pas ci ou pas ça...) etc. Toutes n’étaient pas des midinettes parisiennes ou des arpètes... S’en était fini de l’enfance, au XIXe siècle, beaucoup mourraient jeunes ! Nous sommes descendants des plus forts, de ceux ayant survécu...

    Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 25 octobre 2015 21:08, par Michelle Schott

      Bonjour Warenghien
      Petite fille, petite fille, bien sûr puisque l´on parle de broderies.
      Mais vous avez raison, les enfants du temps de nos grand parents, étaient très sacrifiés. J´ai vu des tas de gosses sur des photos anciennes, justement à la sortie de mines de charbon, sans parler des petits mousses etc.
      Vous avez tout à fait raison.

      Amitiés

      Michelle

      Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 26 octobre 2015 10:02, par Colette Boulard

      Ma grand-mère, à 11 ans , en 1893, était sans doute à la fois une petite fille -j’ai sa photo de communiante, timide, étonnée : c’était peut-être la première fois qu’elle était photographiée- et une enfant qui devait nécessairement, obligatoirement, prendre sa place dans la vie active de l’époque. Tout en brodant dans ses moments libres un grand marquoir d’environ 60x80 cm, elle devait aller à l’école du village, et participer à sa mesure au travail de la ferme. Elle était l’ainée des enfants, la famille n’était pas très riche. Si l’on réalise qu’il n’y avait ni eau courante au robinet, ni électricité, sans doute la cheminée pour seul chauffage, cela nous laisserait volontiers incrédules. Et pourtant... J’ai un grand regret : ne pas lui avoir demandé de me raconter tout cela quand elle était là.
      Ne serait l’évidence qui s’impose, il est difficile d’imaginer concrètement comment nos aïeules ont pu faire de telles choses en étant encore des enfants.

      J’y pense encore : La maman de Claudine Vacherot se prénomme aussi Claudine. Elle aussi peut-être aurait pu broder ce marquoir l’année de la naissance de sa fille ?

      Comme souvent ici, les échanges de ce forum sont intéressants et agréables. Merci à tous.

      Répondre à ce message

      • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 26 octobre 2015 12:59, par André Vessot

        Bonjour Colette,

        Vous avez raison, on regrette toujours de ne pas avoir pris le temps d’interroger nos grands-mères pour connaître ce qu’a été leur vie. Je n’en ai connu qu’une, l’autre évoquée dans cet article étant décédée en 1941, celle justement qui aurait peut-être pu m’en dire plus sur cet ouvrage brodé.

        Je trouve important, dans nos généalogies, que l’on parle de ce qu’a été la vie réelle de nos mères, grands-mères, arrière-grands-mères ...

        Ce modeste abécédaire est une façon de leur rendre hommage et de rappeler leur souvenir.

        Quant à ma Claudine Vacheron, celle que j’avais retenue au départ, Claudine née Baron, elle était fille de Rose Giroudon. La Claudine Vacheron, née en 1805, était fille d’une Antoinette Mercier. Mais elle est restée célibataire, peut-être aurait-elle pu broder cet abécédaire pour la naissance de sa nièce ?

        En tout cas encore merci de votre contribution.

        Bien amicalement.

        André VESSOT

        Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 26 octobre 2015 12:17, par LANG Roland

    Normalement ces Abécédaires étaient brodés pour l’année de naissance La grand-mère de ma belle-fille lui en a fait un et ce qui était inscrit était bien l’année de naissance En regardant bien votre abécédaire , on voit bien que les S de Soit et jéSus chriSt sont à l’envers . Ça devait s’écrire peut être ainsi à l’époque car on voit bien que dans la ligne rouge d’alphabet en haut le S est aussi à l’envers mais que le Q lui est en minuscule soit par manque de place ou plutôt par erreur et il manque le W dans les 2 lignes minuscules et majuscules , normal puisqu’il n’a été vraiment introduit dans l’alphabet français que vers 1951. Et dans la ligne des minuscules , le S a une autre forme . Les chiffres par contre me semblent bizarres. Si on suit l’ordre, on peut difficilement , mais quand même voir nettement jusqu’4 mais pas le 5 mais le 6 et après ça semble très confus pour le 7,8,9 et 0 . Il semblerait qu’il y ait un motif sous le L et après apparaîtraient les 7,8,9 et 0. Si la photo était plus nette et une plus grosse résolution on pourrait mieux analyser . Un bon petit lien qui peut vous aider à comprendre la signification des abécédaires : http://www.anniecicatelli.com/abece... . Très bien expliqué .

    Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 26 octobre 2015 13:06, par André Vessot

      Bonjour Roland,

      Bonne observation, effectivement le « q » est en minuscule, ce détail m’avait échappé. Quant aux « s », je suis frappé de la différence, ceux du haut sont à l’envers, ceux du bas dans « Jésus » sont à l’endroit. Pour les chiffres il ne semble pas y avoir d’anomalie. Il est difficile d’avoir plus net, car même l’original est très pale.

      En tout cas merci pour le lien que vous donnez, je vais voir si Thierry Sabot peut l’intégrer dans l’article.

      Bien cordialement.

      André VESSOT

      Répondre à ce message

      • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 27 octobre 2015 11:51, par Colette Boulard

        Pour ces lettres un peu irrégulières, il faut vraisemblablement y voir une maladresse ; l’ouvrage n’était pas parfait.
        Pour les S, je suis sûre de ce que j’ai précédemment écrit, le S à l’envers n’étant que le résultat d’une erreur de reproduction. C’est une situation que l’on rencontre très souvent en gravure de mots, sur les pierres : monuments, tombes, etc... avec le recul, à notre époque, ces erreurs participent au charme des lieux, finalement.
        Que les derniers S du marquoir soient plus réussis que les premiers est en ce sens assez compréhensible : l’erreur a été vue, peut-être par une adulte, et soit la même brodeuse, soit une autre, a mieux achevé le travail.

        Nous sommes semble t-il bien devant un devoir, il y a une progression de l’apprentissage.

        Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 29 octobre 2015 12:38, par Colette Boulard

      merci pour ce lien très intéressant et instructif

      Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 26 octobre 2015 15:47, par Warenghien

    En 1937, à 11 ans, ma tante reçue en prix d’honneur du cours moyen 2e année : l’Encyclopédie des Ouvrages de Dames, par Th. de Dillmont (imp. Dollfus-Mieg & Cie Mulhouse). Livre sur la broderie avec planches en noir et blanc & couleurs, qu’elle garda toute sa vie (elle est décédée en décembre 2014), lequel lui servit à broder ses premiers canevas et son trousseau...

    Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 26 octobre 2015 19:02, par André Vessot

      Bonsoir et merci pour le témoignage sur votre tante, à une époque effectivement où les filles brodaient leur trousseau.

      Bien cordialement.

      André VESSOT

      Répondre à ce message

      • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 27 octobre 2015 11:38, par monique simon

        Bonjour,

        J’ai connu mes deux grand mères, mortes très âgées,la broderie ne paraissait pas être leur point fort, contrairement à leurs descendantes.......Maman, spécialiste de très beaux monogrammes sur nappes, draps, taies, que je possède encore, me disait avoir brodé toutes les pièces de son trousseau à la lueur d’une lampe à pétrole - l’électricité n’était pas encore arrivée dans ce petit coin de Normandie.
        Les marquoirs, effectivement, servaient à apprendre le point de croix, afin de « marquer » ainsi les nombreuses douzaines de torchons faisant partie d’un trousseau. Même dans les années 1950 c’était encore de mise et j’ai dû m’y soumettre.

        Cordialement.

        Monique

        Répondre à ce message

        • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 27 octobre 2015 16:42, par André Vessot

          Bonjour Monique,

          Merci pour ces nouvelles précisions. A propos de nappes brodées, nous en avons deux très belles, provenant de mes arrière-grands-parents Mathieu Baron et Pierrette Colombet et de ma grand-mère Mathilde Baron. Je vous envoie les photos par mail.

          Bien cordialement.

          André VESSOT

          Répondre à ce message

          • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 27 octobre 2015 20:28, par Michelle Schott

            Bonjour André

            Je crois que vous allez être obligé d´ouvrir une autre « Chroniques de nos ancêtres » Dans le genre de : « Broderies de nos grand mères » car je crois que « L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! » à dérivé....!

            Vous voyez comme toute ces dames sont intéressées par votre histoire.

            De mon coté, on dirait que Monique parle de ma petite grand mère !

            Amitiés

            Michelle

            Répondre à ce message

            • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 28 octobre 2015 10:10, par André Vessot

              Bonjour Michelle,

              Vous avez raison, les nombreux commentaires montrent l’intérêt porté à cette façon d’aborder la généalogie. Il y aurait effectivement matière à écrire une « Chronique de nos ancêtres ». Si vous avez des idées, elles seront bienvenues et intéresseront sûrement Thierry Sabot.

              Certes l’abécédaire de Claudine Vacheron garde encore de nombreux secrets, mais il a permis de révéler tout ce qu’il y avait derrière, la vie de nos grands-mères, des femmes de cette époque. C’est ce que je trouve important. Toutes les contributions des lectrices et lecteurs ont donné vie à cet ouvrage de broderie.

              Encore merci. Amitiés.

              André VESSOT

              Répondre à ce message

              • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 29 octobre 2015 12:54, par Colette Boulard

                oui, oui, oui, il y a du pain sur la planche !
                J’aimerais bien voir les nappes brodées dont vous parlez, André. Et aussi des monogrammes et autres broderies citées par l’un ou l’autre des commentateurs.
                Un jour, peut-être, Généanet aura une autre catégorie de photos jointes aux arbres et à chacun des aïeux « ils ont fait de leurs mains » : un marquoir, un monogramme sur un drap, un cheval de bois, etc...

                Ce qui est important me semble t-il sera peu à peu de faire des « marquoirs du XXI ème siècle » en accolant une « étiquette » d’identification sur le drap avec monogramme, de manière à ce que ce drap si personnel ne tombe pas un jour dans l’anonymat (brodé par Julie Durand mariage Anne Dubois et Louis Dupont Bayeux 1887) par exemple

                Répondre à ce message

                • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 29 octobre 2015 17:18, par André Vessot

                  Bonsoir Colette,

                  Je peux vous envoyer par mail les photos des nappes brodées. Envoyez-moi un message à andre.vessot@wanadoo.fr je vous enverrai en retour ces photos.

                  Quant à Généanet, il n’est pas interdit de publier des marquoirs, nappes brodées ... sur les pages correspondantes des ancêtres concernés.

                  J’en profite au passage pour remercier Monique Simon.

                  Bien amicalement.

                  André VESSOT

                  Répondre à ce message

        • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 29 octobre 2015 13:01, par Colette Boulard

          Les yeux ne devaient-ils pas s’user assez jeune avec l’exigence de finesse de l’ouvrage et, pour s’éclairer, la lampe à pétrole ?
          Bravo à vous, Monique, pour avoir encore marqué votre linge. Quand j’étais petite, j’ai vu maman utiliser coudre sur des cols de vêtements des tresses de coton avec notre patronyme pré-tissé dessus. Elle les commandait chez un commerçant, mercier puis, quand la mercerie a disparu, pressing je crois. Cela se fait toujours.

          Répondre à ce message

          • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 29 octobre 2015 13:20, par monique simon

            Bonjour Colette,

            Les rubans avec patronymes brodés existaient déjà du temps de Maman, elle n’a jamais pu s’y résoudre. Très âgée, elle continuait à faire de petits travaux, moins délicats cependant.

            Je n’étais pas une bonne brodeuse (du mal à fixer) et je me souviens du problème que j’ai eu avec les patronymes de mes enfants brodés sur leurs blouses de classe : le nom était court.....mais les prénoms doubles et il fallait impérativement les inclure pour que la maîtresse les repère illico.

            Cordialement.

            Monique

            Répondre à ce message

            • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 29 octobre 2015 22:15, par Michelle Schott

              Bonjour Monique

              Les broderies de nos parents ont du succés je vois.
              Ma petite grand mère est nèe en 1887, elle était de Vendée et faisait des coiffes.Elle est décédée à Paris à 104 ans, et jusqu´à sa mort elle faisait encore des nappe au crochet pour qui le voulait dans sa maison de retraite.

              J´ai un petit napperon qu´elle a fait jadis, on dirait de la dentelle, quant aux draps brodés, j´ai hérité il y a longtemps du trousseau de ma tante,qui au dernier moment ne s´est pas mariée, mais ces draps étaient immenses et lourds et difficiles à repasser car c´était du lin.Bien qu´aujourd´hui il y a des draps de taille « queen et king » mais nos anciens étaient plutot encombrants.Mais magnifiques.
              Comme vous l´avez dit, nos grand mère brodaient à la veilleuse (pas d´électricité)

              Une petite question. Qu´est ce que c´est qu´un marquoir ?
              Merci vous toutes pour ces souvenirs, grace à André Vessot.
              Mes amitiés à tous

              Michelle

              Répondre à ce message

              • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 30 octobre 2015 08:38, par monique simon

                Bonjour Michèle,

                Un marquoir, indifféremment appelé abécédaire, était la plupart du temps un canevas permettant d’apprendre à faire des lettres au point de croix......pour le futur trousseau.

                Le lin est difficile à repasser et lourd....la plupart du temps, pour les jolis draps, il s’agissait de fil, pas davantage facile à repasser.

                N’utilisant pas les dits draps, j’ai fini par accepter d’en donner quelques uns .....pour qu’ils soient teints, plus au goût du jour. Finalement le résultat est assez heureux, en tout cas ils sont appréciés par plus jeunes.

                Monique

                Répondre à ce message

                • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 31 octobre 2015 23:25, par Michelle Schott

                  Hello Monique

                  Je vois que nous avons les même souvenirs sur nos parents.

                  Vos commentaires me font penser qu´on aurait pu être à l´école ensemble.

                  En plus ma meilleure amie de classe s´appelait Monique et nous étions toujours ensembles, si bien que la plupart du temps, les profs m´appelaient Monique et elle : Michelle.

                  Trés interressantes vos discutions avec André, cela rappelle mon enfance en France.

                  Amitiés

                  Michelle

                  Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 1er novembre 2015 18:27, par MONGAÏ Roland

    Bonjour,

    Je viens de parcourir ces nombreux échanges après avoir lu votre texte ...
    Et je me dis que la jeune brodeuse était peut-être gauchère... Cela expliquerai le fait que les S sont retournés.
    Un S à l’envers forme toujours un S ... soit dit en passant.
    Bien amicalement.
    Roland -

    Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 1er novembre 2015 20:04, par André Vessot

      Merci Roland pour cette nouvelle proposition. Petit à petit on commence à y voir plus clair même si la Claudine Vacheron qui a réalisé cet abécédaire met du temps à se dévoiler !!!
      Je ne désespère pas d’arriver à la démasquer !

      Bien amicalement.

      André

      Répondre à ce message

      • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 2 novembre 2015 08:45, par monique simon

        Bonjour,

        Les S à l’envers, j’ai souvent vu cela dans les signatures malhabiles de certains.

        Gauchère, la petite brodeuse, je ne pense pas.
        C’était une époque où on « corrigeait » les gauchers (et bien plus tard encore, mon mari a été un gaucher contrarié pendant de nombreuses années, puis un excellent joueur de tennis gaucher !)

        Bien amicalement.

        Monique_
        _

        Répondre à ce message

        • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 11 novembre 2015 16:48, par JOURDAIN Isabelle

          Pour ce qui est des « S » à l’envers il est courant de les trouver dans les signatures des registres des Naissances Mariages et Décès mais aussi chez un peintre qui portait les noms et prénoms de Jules NOEL . Le N de NOEL en signature sur certains tableaux par exemple vers 1854/1858 était inversé pour , par la suite revenir à un N normal.
          Les abécédaires n’étaient pas pour autant à l’époque « prêts à l’emploi » Il se pouvait que la mère de famille trace elle même au crayon la base de la broderie à réaliser. L’erreur étant humaine et cette époque vacillante en écriture parfaite, je vous laisse deviner le reste.J’ai moi même utilisée cette façon ancienne de broder sur les bas d’un pantalon blanc pattes d’éléphant dans les années 70, avec des fils de couleur. Très cordialement Isabelle

          Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 8 novembre 2015 17:51, par Françoise Chevreau

    Je ne sais pas si ma grand-mère a brodé un abécédaire quand elle était petite,mais je sais qu’elle a appris à broder dans son enfance car cela faisait partie de l’éducation des jeunes filles.
    J’en ai eu pour preuve tout le linge qu’utilisait maman et qui appartenait à sa belle-mère car elle a habité chez elle un mois après son mariage quand mon père a été mobilisé en 40.
    Comme il se devait à cette époque, (ma grand-mère est née en1869), chaque jeune fille devait broder son trousseau draps, torchons, serviettes éponges et surtout les nappes en damassé et les serviettes qui vont avec.
    Je revois encore la vieille « bonne » de ma grand-mère qui inlassablement marquait le linge au point de croix, en rouge, chaque fois que du linge était racheté. Il ne faut pas donner un sens péjoratif au mot bonne car à l’époque c’était un terme affectueux car on disait alors « ma bonne » en parlant au personnel qui habitait dans la maison. Mes grand-parents étaient assez riches pour se payer du personnel, c’était avant 1940 et j’ai les ai vu vivre à la maison jusqu’à leur mort.
    En outre, elle a brodé, ce que plus tard nous avons baptisé mes soeurs et moi, le drap des naissances. En effet, à cette époque les femmes accouchaient encore à la maison et après la naissance pour recevoir les visiteurs on mettait un drap brodé exprès pour l’occasion. Sur le rabat ma grand-mère avait brodé des rangs de jours allant de 1,5 cm de haut à 0,5 cm avec toutes les variantes possibles du point, puis elle avait intégré un filet qu’elle avait aussi brodé en coupant le drap et au milieu duquel elle avait broder les chiffres de mes parents et il y avait encore d’autres rangs de broderie mais je ne saurai plus dire ce que c’était. Ce drap avait été tellement utilisé dans la famille pour les naissances qu’il avait fini par s’user mais nous ne voulions pas qu’il disparaisse. Nous avions fini par couper le rabat et le remonter sur un autre drap et nous faisions un point de bourdon pour cacher la couture.
    En lisant l’article, j’ai vu les photos des travaux et j’ai fait exactement la même chose pendant mes années de primaire et jusqu’à la troisième, sur un petit carré de tissu, point avant, point arrière, point de côté, ourlet simple, etc. et toujours dans le même ordre ainsi que les différents points de broderie que nous lavions, amidonnions (ou plutôt maman), repassions et collions sur des cartons. Hélas tout ceci à disparu dans les déménagements. Tout ceci pour dire que cela m’a donné l’amour de la broderie et de la couture et que j’en ai fait mon métier. J’ai transmis à mes élèves l’art (car c’en est presque un) du marquage au point de croix, des coutures fines pour brassières de bébés, du raccommodage sous toutes ses formes et même avec des cheveux. Je ne sais pas si ces écoles où j’ai été formée existent toujours mais cela m’a été utile tout au long de ma vie et m’a apporté du bonheur dans la joie de voir apparaître point après point le dessin que nous reproduisions et maintenant la joie de broder moi-même mes cadeaux de naissance.

    Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 9 novembre 2015 05:21, par André Vessot

      Bonjour Françoise,

      Merci pour votre commentaire et votre témoignage sur l’éducation des jeunes filles, les trousseaux brodés ...

      Nous devons être de la même génération car je suis moi aussi né à la maison.

      Vous avez raison de dire que la broderie est un art et vous avez bien fait de le transmettre à vos élèves.

      Bonne semaine, bien cordialement.

      André VESSOT

      Répondre à ce message

    • Bonjour Françoise.
      J’avais oublié ce détail, mais c’est vrai, pendant les cours de couture on m’avait enseigné également à utiliser les cheveux comme fil à coudre.
      C’était pour faire du « stoppage ». Cela consistait à réparer un tissu de laine d’une manière invisible.
      A l’époque, les teintureries avaient une activité « stoppage » car on devait faire durer les vêtements plusieurs saisons. Si par malheur on faisait un accroc, le stoppage était préconisé.

      Dans le même esprit, les cordonniers mettaient des pièces invisibles aux chaussures qui avaient « vécu ».
      Pas de surproduction sur la planète à cette époque !!!!!

      Cordialement.
      M.thérèse

      Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 9 novembre 2015 12:18, par monique simon

      n.

      Il me semble qu’on appelait ces draps « de relevailles »....en fait la nouvelle maman recevait couchée, effectivement chez Elle. Je suis née, justement, chez ma grand mère, non pas dans la clinique de Rouen réservée pour cette occasion......à cause de la canicule et j’ai entendu parler de ces fameux draps plus beaux et plus ouvragés encore, mis pour cette occasion.
      Je ne les ai plus, ils sont partis (avec les meubles les contenant) lors d’un cambriolage.

      Monique

      Répondre à ce message

  • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 13 janvier 2016 20:02, par Denise Pinard

    Bonjour,

    Je possède un abécédaire semblable, de plus grande taille, également brodé au point de croix, par ma grand-mère maternelle en 1887. Elle avait alors onze ans, et comme toutes les petites filles de son époque avait réalisé cet ouvrage à l’école.

    La tradition s’est maintenue jusqu’à la génération suivante : je possède également celui de ma mère, mais il est beaucoup plus petit (l’instruction des filles faisant une moins grande place aux travaux manuels).

    Sans doute remontait-elle assez loin. L’abécédaire de Claudine à un caractère nettement religieux, ce qui ne surprend pas à une époque où les religieuses assuraient le plus souvent l’éducation des filles. Mais si Claudine a eu un enfant en 1830, il ne s’agit évidemment pas d’un ouvrage scolaire...

    Reste, évidemment la piste d’une homonyme plus jeune...

    Répondre à ce message

    • L’abécédaire de Claudine Vacheron garde ses secrets ! 14 janvier 2016 06:25, par André Vessot

      Bonjour Denise,

      Merci pour votre message et pour votre témoignage sur les abécédaires brodés par votre grand-mère et votre mère.

      La première hypothèse que j’avais envisagée ne me semble pas la bonne ; je pense effectivement plutôt à une Claudine Vacheron qui aurait réalisé cet ouvrage vers l’âge de 11 ans.

      Merci pour votre aide. Cordialement.

      André VESSOT

      Répondre à ce message

http://www.histoire-genealogie.com - Haut de page




http://www.histoire-genealogie.com

- Tous droits réservés © 2000-2017 histoire-genealogie -
Suivre la vie du site RSS 2.0 | Plan du site | Ours | Charte | Logo | Espace privé | Logiciels | édité avec SPIP  |